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Grand circuit culturel en Basse, Moyenne et Haute-Egypte et en Nubie
Avec la visite exceptionnelle du Tombeau de Néfertari
Du 6 au 20 mars 2021 avec Pierre Boucaud
EG 31 - 15 jours - Pour tous avec réserveCes voyages peuvent comporter de plus longues visites de ville à pied, des sites perchés imposant la montée de nombreuses marches ou de chemins pentus, de longs trajets en transports en commun et, pour certaines croisières, la circulation entre les ponts d'un bateau par des escaliers étroits et raides...
Départ garanti  Imprimer
Les points forts
  • Notre circuit le plus complet en Egypte
  • Guizeh et la pyramide de Khéops
  • Dahchour et Meïdoum
  • Les nécropoles de Beni Hassan, Tuna el-Gebel et Tell el-Amarna
  • Les temples d'Abydos, Dendérah, Esna et Edfou
  • Une découverte approfondie des merveilles de l'ancienne Thèbes
  • La visite exceptionnelle du tombeau de Néfertari
  • Les temples d'Abou Simbel
  • Le Chronoguide Egypte
En créant ce circuit en autocar, nous avons voulu vous proposer une découverte aussi riche et complète que possible de l'Egypte et de son patrimoine. Après le Caire et Guizeh, vous partirez pour la Moyenne Egypte récemment rouverte aux touristes, avec, parmi d'autres lieux, les nécropoles de Tell el-Amarna – l'ancienne capitale du roi Akhenaton. A Louxor, en Haute-Egypte, trois journées complètes vous permettront de prendre la mesure de ce site exceptionnel et de découvrir, sans hâte, les merveilles de l’ancienne Thèbes. Toujours plus au sud, vous gagnerez la Nubie et admirerez à Assouan, Kalabsha et Abou Simbel, les temples sauvés des eaux lors de la construction du haut barrage. Toutes les époques de l'histoire égyptienne seront au rendez-vous du voyage. Les plus anciennes bien sûr, du temps des dynasties de ses pharaons. Mais aussi les héritages copte des monastères Rouge et Saint Siméon et musulman du Vieux Caire avec sa Citadelle et ses mosquées. Sans oublier l'Egypte d'aujourd'hui, passionnante, souvent surprenante et toujours accueillante pour ceux qui désirent la découvrir et la comprendre.

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Pierre Boucaud
Docteur en Histoire. Agrégé d'Histoire





 
J 1 - Samedi 6 mars 2021 Paris – Le Caire
Vol direct pour Le Caire.

A l’arrivée, transfert et installation à l'hôtel. 

Nuit au Caire.
 
 
J 2 - Dimanche 7 mars 2021 Guizeh – Saqqara
En ce premier jour en terre égyptienne, nous aborderons l’histoire du pays de la façon la plus logique qui soit : en découvrant les vestiges de l’Ancien Empire. A l’aube du troisième millénaire, il se définit comme la première grande période de la civilisation égyptienne.

Le matin, nous nous rendrons sur le plateau de Guizeh, dominant la ville du Caire et surmonté de ses trois grandes pyramides  : Khéops, Khéphren et Mykérinos, comptées parmi les « Sept Merveilles du monde ». C’est pour elles qu’un historien arabe du XIIe siècle eût cette exclamation enthousiaste : « Toute chose de ce monde redoute le temps qui passe, mais le temps redoute les pyramides ». Père, fils et petit-fils, régnant au XXVIe siècle avant notre ère, on fait dans la démesure ; mais, de loin, l’équilibre des pyramides est si parfait qu’elles en paraîtraient presque graciles. Nous pénétrerons dans celle de Khéops pour atteindre la chambre du roi, où le sarcophage de granit est encore en place. C'est dans ces couloirs bas et dans ces pièces à peine plus hautes que l'on prend le mieux conscience de l'agencement de l'édifice.

Les pyramides sont toujours gardées par le Sphinx, protecteur de la nécropole. Le mot sphinx vient de l’égyptien sheps-ankh, signifiant « statue vivante ». C’est bien ainsi qu’apparaît cette colossale statue de lion à tête humaine, qui aurait les traits de Khéphren en personne. Rappelons, pour sourire, qu’Obélix n’est pour rien dans la perte du nez de la statue ! Nous verrons encore la barque sacrée du pharaon qui était soigneusement enfouie en pièces détachées au pied de la pyramide et que les archéologues ont remontée intégralement pour la présenter au musée de la Barque solaire. Cette embarcation de 42 mètres de long en cèdre du Liban devait servir à faire traverser à Khéops l’océan de la mort.

La visite de Saqqara  sera le second temps fort de cette journée. C’est à l’immense archéologue Jean-Philippe Lauer, qui a consacré sa très longue vie à fouiller le site (il est mort presque centenaire et toujours à la tâche), que nous devons d’admirer aujourd’hui la plus imposante nécropole royale et civile de l’Ancien Empire. Nous y verrons des exemples de pyramides, notamment la pyramide à degrés du roi Djoser, œuvre d’Imhotep, vizir – premier ministre – et architecte du pharaon. C’est lui qui imagina d’empiler les uns sur les autres des mastabas de taille de plus en plus réduite au fur et à mesure de l’ascension. La forme pyramidale était née. Il ne restait plus aux successeurs de Djoser qu’à raboter les angles pour obtenir les fameuses pyramides à pentes lisses. La chambre funéraire de celle de Téti Ier est ornée des fameux textes des pyramides. Nous visiterons aussi d'autres exemples de mastabas parmi lesquels le mastaba de Kagemni, qui est décoré d’étonnantes scènes de vie quotidienne. L’une d’elle, particulièrement fraîche, représente un acrobate divertissant le propriétaire des lieux.

Nuit au Caire.
 
 
J 3 - Lundi 8 mars 2021 Le Caire
La matinée sera consacré à la découverte de la ville islamique . Le grand historien Ibn Khaldoun (1332-1406) a dit : « Celui qui ne connaît pas Le Caire ignore tout de la grandeur de l’Islam ». Il a raison. Nous en serons persuadés en voyant en particulier des exemples de mosquées de différentes périodes illustrant l’art musulman en Egypte. La plus fameuse d’entre elles est certainement la mosquée d’Ibn Touloun. Datée de 879, elle semble une forteresse de l’extérieur, avant que l’on ne découvre sa cour, merveilleuse de proportions, dominée par un minaret hélicoïdal très curieux. Il s’inspire directement de celui de la grande mosquée abbasside de Samarra, en Irak. Nous nous promènerons dans les ruelles étroites du quartier, nous imprégnant d’un mode de vie qui, comme les dômes et les minarets de l’époque mamelouke, a traversé les siècles.

Nous grimperons en bus jusqu’à la citadelle de Saladin. Elle est dominée par la mosquée de Mohammad Ali Pacha, datée du XIXe siècle, que l'on appelle couramment la mosquée d'albâtre. Elle donne sur une terrasse d'où nous contemplerons à nos pieds le vaste océan des maisons du vieux Caire, ponctué de coupoles et de tours, dans le poudroiement du soleil, où le chœur des muezzins semble monter du ventre de la ville elle-même.

Dans l’après-midi, la visite du Musée égyptien nous permettra de nous familiariser avec les grandes phases de l’histoire pharaonique et de mieux saisir la vie quotidienne des anciens Égyptiens. Il est d’une telle richesse que l’on a pu dire que si l’on passait une seconde devant chaque objet exposé, il faudrait six mois pour venir à bout de sa visite. Le voyage est, il est vrai, fascinant, de la palette en schiste de Narmer au trésor de Toutankhamon, en passant par les profils caractéristiques de l’art amarnien d’Akhénaton.

Nous terminerons la journée par une promenade au souk de Khan el-Khalili. Il remonte au XIVe siècle et on y trouve de tout, comme dans la caverne d’Ali Baba ! Malgré une modernisation galopante, c’est toujours un plaisir d’arpenter ses allées, dans le parfum des épices et la rutilance de l’or.

Nuit au Caire.
 
 
J 4 - Mardi 9 mars 2021 Dahchour – Meïdoum – Minieh (290 km)
Quittant l'effervescence du Caire, nous entamerons notre long périple en direction du sud. Nous ferons rapidement deux haltes en cours de route pour visiter deux pyramides très originales par leurs silhouettes.

La première est celle de Dahchour, érigée à quelques kilomètres seulement du complexe de Saqqara. Bâtie par Snéfrou, le fondateur de la IVe dynastie, elle se reconnaît de loin en raison de son profil insolite. En effet, à mi-pente, l'angle s'incline brusquement, ce qui lui vaut le nom un peu compliqué de pyramide rhomboïdale. Son revêtement est très bien conservé et ses voûtes intérieures en encorbellement sont un très beau travail d'architecture.

Plus au sud encore, à Meïdoum, se dresse celle que les locaux appellent la fausse pyramide. Snéfrou, encore lui, en fit une pyramide à pentes lisses mais, cette partie ayant disparu, elle apparaît comme une succession de hauts mastabas qui n'est pas sans rappeler la pyramide à degrés de Djoser. La chambre sépulcrale est également couverte en encorbellement.

Nous aborderons bientôt, en moyenne Egypte, ces paysages immortels que constituent le bleu du fleuve, le vert des terres irriguées et l’ocre des montagnes en arrière-plan. 

Nuit à Minieh.
 
 
J 5 - Mercredi 10 mars 2021 Beni Hassan – Tuna el-Gebel – Hermopolis – Minieh (120 km)
La visite de Beni Hassan nous permettra d'apprécier le génie des artistes du Moyen Empire dont les œuvres ont été si rarement conservées. A 1200 mètres du fleuve, l’immense nécropole, accrochée au premières déclivités du désert arabique, abrite le dernier sommeil des grands seigneurs qui exerçaient la souveraineté sur la région, au nom de pharaon. La falaise calcaire, truffée de coquillages fossiles attestant que la mer recouvrait autrefois cette région, est creusée d’une multitude de tombes de trois types : sans colonnes, à colonnes fasciculées à chapiteaux lotiformes et à colonnes cannelées « protodoriques ». Les intérieurs ne sont pas décorés de bas-reliefs peints comme à l’Ancien Empire. Ici, ce sont des peintures exécutées sur un fond de crépi léger au lait de plâtre. Un thème nouveau apparaît, lié au statut des personnages enterrés dans la nécropole : celui de la vie militaire et féodale. Nous visiterons quelques uns de ces hypogées en fonction des ouvertures : Amenhemat, prince de la province de la Gazelle, Khnoumhotep II, seigneur héréditaire, Baqit III ou Khiti. 

Tuna el-Gebel était la nécropole de la ville d’Hermopolis, capitale du 15e nome de Haute-Égypte, le nome du Lièvre ou de la Hase. La cité était consacrée à Thot, ce qui explique le nombre impressionnant de momies d’Ibis, animal sacré du dieu, retrouvées dans les longues galeries des nécropoles d’animaux sacrés.
La tombe de Pétosiris aiguisera notre curiosité par le syncrétisme qu’elle atteste, dans son architecture et sa décoration, entre art grec et art égyptien. Cette influence grecque fut manifeste dès la période ptolémaïque, quant les descendants des généraux d’Alexandre régnèrent sur l’Egypte en tant que pharaons.

A Hermopolis même, les sucreries qui se sont servies en pierres sur le site ont toutefois épargné une intéressante basilique chrétienne cruciforme aux colonnes relevées.

Nuit à Minieh.
 
 
J 6 - Jeudi 11 mars 2021 Tell el-Amarna – Sohag (250 km)
Le matin, nous prendrons la route de Tell el-Amarna, l'un des endroits les plus mythiques de la vallée. Dans son cirque de montagnes, percées des cavités noires des tombes, rares survivantes d’une des plus singulières aventures religieuses et intellectuelles de l’ancienne Egypte, « l’horizon d’Aton » apparaît bien, malgré les outrages du temps, comme l’étonnante concrétisation géographique de l’utopie idéaliste d’Akhénaton.

Nous commencerons notre découverte au Visitor’s Center d’Amarna, excellente introduction à la visite de la capitale d’Akhénaton qui nous retiendra une bonne partie de la journée. Il ne reste plus grand chose de la ville elle-même, hormis le tracé du palais royal et du grand temple y attenant. Ce sont donc les nécropoles qui, ici aussi, justifient de s’attarder sur le site.
Nous découvrirons d’abord la nécropole septentrionale, en pénétrant dans quelques unes de ses plus belles tombes, de type thébain, dont la décoration intérieure fut sans doute l’œuvre d’équipes venues de Haute-Egypte. Visite de trois tombes parmi les suivantes : Houya, chambellan de la reine Tiyi, et ses trois chambres en enfilade, Ahmès, flabellifère du roi (porteur du chasse-mouche), Mérirê, grand prêtre du Disque solaire, Panehsi.
Puis nous explorerons la nécropole méridionale et ses tombeaux dans la décoration desquels le soleil tient, comme il se doit, une place de choix. Visite de trois tombes parmi les suivantes : Parennéfer, Toutou, au plan manifestant un grand caractère, Mahou, commandant de la police militaire de la ville, Ay, dont le destin fut de régner plus tard sur l’Egypte. Son tombeau est émouvant dans son inachèvement, douloureux témoin de l’échec de la réforme atonienne.

En milieu d'après-midi, nous reprendrons la route jusqu'à notre étape du jour.

Nuit à Sohag

 
 
J 7 - Vendredi 12 mars 2021 Sohag – Abydos – Dendérah – Louxor (260 km)
Longue journée de route mais particulièrement riche, qui nous fera passer de la Moyenne à la Haute Egypte.

Le matin, nous changerons complètement d’univers mental. On oublie trop souvent que l’histoire de l’Egypte post-pharaonique fut profondément marquée par la religion chrétienne à peine sortie de la clandestinité. C’est dans le désert du Sinaï que les premières communautés monastiques virent le jour. Nous découvrirons, à proximité de Sohag, le Couvent Rouge (Deir al-Ahmar), fondé au IVe siècle par le vénérable ascète Pshoi. Il doit son nom aux briques qui le différencient du Couvent Blanc, son prestigieux voisin construit en pierre calcaire. Encore habité par une communauté active de moines, il conserve dans son église une exceptionnelle décoration polychrome datant des Ve-VIe siècles.

Nous rejoindrons alors Abydos, lieu célèbre qui abritait le tombeau d’Osiris, le dieu des morts et fut aussi un lieu de pèlerinage : Séthi Ier y fit construire, au XIVe siècle avant notre ère, un magnifique temple funéraire de grès blanc, étincelant sous le chaud soleil égyptien. Le temple présente la particularité d’être pourvu de deux salles hypostyles parallèles qui ouvrent sur sept sanctuaires. Ces chapelles préservent, dans la pénombre, quelques uns des plus beaux reliefs peints que nous ait légué le Nouvel Empire. Un couloir long et étroit, connu sous le nom de galerie des rois, renferme un des trésors du pays : Séthi fait une offrande à des rois figurés par leurs cartouches. On a ainsi la liste des 76 pharaons qui se succédèrent depuis le mythique Ménès jusqu’à Séthi, l’hôte du lieu. Un document inestimable dont se sont abondamment servis les historiens. Juste derrière le temple, et dans le même axe que lui, l’Osiréion est un étrange temple « aquatique » qui constitue le cénotaphe du pharaon. Celui-ci espérait, dans l’éternité, être assimilé au dieu Osiris, d’où le nom donné à l’édifice. Les représentations intérieures illustrent le très fameux Livre des Morts.

Encore plus au sud, le site de Dendérah nous fournira l’occasion de rêver devant l’un des plus beaux temples de la période ptolémaïque, dédié à la déesse Hathor, la dame du ciel. Sa visite dévoile un ensemble singulier et passionnant. Daté du Ier siècle avant notre ère, il est, parmi les temples égyptiens, le plus complet, juste après celui d’Edfou que nous visiterons dans quatre jours. Pour notre bonheur, les Romains jugèrent bon de s’attirer les bonnes grâces d’Hathor, « la Dorée », déesse de l’amour qu’ils assimilèrent à Vénus. La façade du temple, réellement spectaculaire, est décorée de colonnes aux chapiteaux hathoriques, avec la tête de la vache Hathor facilement identifiable. Le plafond de la salle hypostyle est dédié à Nout, la déesse du ciel, qui allonge son corps sur un fond sombre, constellé d’étoiles. Nous verrons aussi le Mammisi de Nectanébo, ou temple de la naissance, dédié à Hathor et à son fils Ihy. Enfin nous emprunterons l'escalier solennel gravé de bas-reliefs représentant la procession en l'honneur d'Osiris. Comme les célébrants d'alors, nous atteindrons son tombeau sur la terrasse du temple : la représentation des planètes sur le fameux zodiaque de Dendérah (dont l'original est au Louvre) a permis de dater son inauguration au mois d’août de l'an 50 avant notre ère.

Poursuite de la route vers Louxor.

Nuit à Louxor.
 
 
J 8 - Samedi 13 mars 2021 Karnak
C’est par une visite en tout exceptionnelle que nous entamerons la découverte de la Thèbes antique, ville qui fut la résidence de prédilection du tout puissant clergé d'Amon.

La matinée sera entièrement consacrée à la visite de l’ensemble cultuel de Karnak , dominé par le grand temple dédié au dieu Amon. Écoutons Flaubert : « La première impression de Karnak est celle d’un palais de géants – on se demande, en se promenant dans cette forêt de hautes colonnes, si l’on n’a pas servi là des hommes entiers enfilés à la broche comme des alouettes ». L’élévation d’Amon dans le panthéon égyptien à partir de la XIIe dynastie, pour l’instituer premier des dieux, eut pour résultat, pendant près de deux mille ans, les multiples agrandissements apportés au temple d’origine. L’ensemble constitue aujourd’hui un des plus importants sites du monde. En le parcourant, de pylônes en pylônes, de cours en cours, de salles hypostyles en salles hypostyles, on remonte le temps, jusqu’à la partie centrale, la plus ancienne. On a beau être prévenu et avoir entendu parler de « forêt de colonnes », le spectacle qui s’offre lorsque l’on pénètre dans la grande salle hypostyle dépasse tout ce que l’on peut imaginer. La lumière y est tamisée par des fenêtres à claustra d’albâtre. Éblouissement garanti...

Quelques heures de temps libre ne seront alors pas de trop pour emmagasiner tout ce qui aura déjà été vu et entendu et pour se préparer aux merveilles qui sont encore devant nous.

En soirée, spectacle son et lumière de Karnak.

Nuit à Louxor.
 
 
J 9 - Dimanche 14 mars 2021 La nécropole thébaine – Louxor
Nous traverserons le Nil pour nous rendre sur la rive ouest, la rive des Morts , vaste nécropole où les souverains et nobles du Nouvel Empire se faisaient enterrer dans des hypogées creusés dans le djebel avec un mobilier funéraire luxueux et abondant.

Deir el-Bahari, nous découvrirons le temple funéraire de la reine Hatchepsout. La première vision que vous en aurez ne pourra que vous couper le souffle. Imaginez des bâtiments aplatis, aux colonnes multiples, comme empilés sur trois terrasses de différents niveaux. Ils s’élèvent dans le désert, au pied d’une immense falaise calcaire, étincelante sous le soleil. Une rampe à la douce inclinaison permet de relier les terrasses entre elles. Le portique de la seconde terrasse est décoré d’admirables bas-reliefs peints. Ils illustrent l’expédition que commandita la reine au pays de Pount, le pays des Somalis. On y voit des bateaux au mouillage, les denrées ramenées de cette terre lointaine, des girafes et des singes... Aucun doute : le temple justifie amplement son nom égyptien antique : Djeser Djeserou « le Splendide des splendides ».

Sur la rive ouest, les différentes catégories de défunts ont chacune leur vallée, étroites failles coupant le massif calcaire. Dans la vallée des Reines, nous visiterons quelques-unes de ces tombes en fonction des ouvertures (Pra-her-Oumenef, Khâemouaset, Amon-her-Khopshef, un des fils de Ramsès III ou la reine Tyti, épouse favorite du même pharaon). Nous aurons aussi le privilège de rentrer à l'intérieur du tombeau de Néfertari, épouse de Ramsès II. Son plan, complexe, mais surtout la qualité de son décor peint, en font le plus fameux de toute la vallée. Les thèmes des scènes sont certes conventionnels mais le réalisme des représentations allié aux couleurs vives en font un éblouissement inégalé.

La vallée des Rois n’est longue que de 400 m et se parcourt donc à pied. L’abondance des tombes, d’inégale facture, est telle qu’il nous faudra, ici aussi, effectuer un choix. Nous visiterons trois des tombes les plus souvent ouvertes au public (Ramsès I-III-IV-VI, connue pour sa représentation de Nout avalant le soleil le soir et le recrachant le matin, -VII-IX, Thoutmosis III, d’un accès plus difficile mais dont la salle centrale est ornée d’un superbe décor fait de hiéroglyphes abrégés, Mérenptah, Séthi II…). Le plus souvent, les sarcophages de granit qui abritaient les dépouilles sont restés in situ.

De retour sur l'autre rive, en fonction de notre heure d'arrivée sur le site, nous visiterons le temple de Louxor illuminé ou sous la chaude lumière du soleil déclinant. S’il n’a pas le gigantisme de son voisin de Karnak, c’est précisément ce caractère presque intime – à l’aune égyptienne s’entend ! – qui le rend si photogénique. Le fait qu’il se reflète dans les eaux du Nil n’est pas peu pour y contribuer. Le temple était censé être un nid d’amour pour Amon et son épouse Nout. Chaque année, lors de la fête de l’Opet, leurs statues quittaient Karnak et étaient transportées en grande pompe jusqu’à Louxor, sur des barques sacrées. Un des obélisques qui se dressaient devant le puissant pylône du temple orne depuis 1831 la place de la Concorde à Paris, après que Mohammed Ali Pacha en eût fait don à la France de Louis-Philippe. Les colossales colonnes à chapiteaux campaniformes ouverts forment une allée monumentale de toute beauté et les murs du temple accueillent la représentation de la « victoire » de Ramsès II sur les Hittites lors de la fameuse bataille de Qadesh, en Syrie.

Nuit à Louxor.
 
 
J 10 - Lundi 15 mars 2021 La nécropole thébaine – Louxor
Deuxième journée passée sur la rive occidentale du Nil, tant cette vallée des morts est riche.

Nous effectuerons un premier arrêt au Ramesséum, le temple funéraire de Ramsès II. Doté d'un double pylône précédé de colosses gigantesques, il est aujourd'hui assez ruiné mais ce qui est encore visible donne une très bonne idée de sa splendeur passée, célébrée par les anciens eux-mêmes. Le plus spectaculaire est la salle hypostyle dont de nombreuses colonnes élancent encore vers le ciel leurs fûts décorés. On peut aussi y admirer une représentation parmi les mieux conservées de la bataille de Qadesh célébrée par le poème de Pentaour.

L’ensemble de Médinet Habou est caractérisé aussi par un temple funéraire, celui de Ramsès III. Sa structure est en accord avec les complexes des temples classiques, tel celui de Karnak. Edifié en l’honneur de Ramsès III, il est dans un état de conservation stupéfiant pour un édifice de cet âge. Une immense porte en commande l’entrée. Ce migdol ou pavillon royal rappelle les forteresses orientales que pharaon avait pu observer lors de ses campagnes vers l’Euphrate. Le temple lui même, veillé par un imposant pylône, est décoré extérieurement et intérieurement de scènes en fin relief, que la lumière rasante du soleil magnifie. Les plus fameuses illustrent les bataille de Ramsès III contre les « Peuples de la Mer », d’énigmatiques envahisseurs généralement identifiés comme étant les Philistins de la Bible.

Ensuite, dans la vallée des Nobles, nous visiterons encore trois tombes parmi les plus belles de toute la vallée. Avec celle de Ramose, nous retournerons curieusement à l’époque amarnienne. Il était le vizir d’Akhénaton et se convertit rapidement à la réforme religieuse. Il laissa ainsi sa tombe thébaine inachevée. Elle est néanmoins splendidement et finement sculptée. On peut y voir le pays d’Egypte tout entier rendant hommage à Aton, sous sa forme traditionnelle du disque solaire. La décoration du tombeau de Sennefer, "Maire de la Cité du Sud", est placé sous le signe de la vigne : celle qui enroule ses pampres et ses lourdes grappes noires en épousant les irrégularités du plafond. Nakht était le scribe et l'astronome d'Amon. Son hypogée est parmi les mieux conservés. Il est, par sa disposition, le type parfait d'un tombeau de la XVIIIe dynastie. La décoration, soignée, représente surtout les travaux des champs et fourmille de détails pittoresques.

Deir el-Médineh était le village des artisans à qui nous devons toutes les splendeurs des tombes. Leurs maisons, entassées les une sur les autres, laissent entrevoir la vie quotidienne des carriers, maçons, sculpteurs et peintres d'il y a plus de trois millénaires. Dans la nécropole adjacente, nous visiterons notamment la très belle tombe de Sennedjem. Le caveau, intact, présente des peintures pleines de fraîcheur où le maître de maison et son épouse adorent Osiris, Isis ou encore Mout.

Nous visiterons enfin le Musée archéologique de Louxor qui expose notamment de très beaux objets et statues découverts entassés dans le dépôt sacré qu'on appelle la "Cachette". Sa pièce maîtresse est le mur des "talatates", longue frise constituée de 283 blocs de grès gravés. Provenant de la destruction des édifices amarniens, ils avaient servi de blocage dans un des pylônes du temple de Karnak et nous permettent de mieux comprendre grâce à quelle nouvelle technique de construction les ingénieurs d'Akhenaton avaient réussi à édifier si rapidement Amarna.

Nuit à Louxor.
 
 
J 11 - Mardi 16 mars 2021 Esna – Edfou – Kom Ombo – Assouan (250 km)
Nous retrouverons notre bus pour poursuivre notre descente vers le sud.

A Esna, le temple de Khnoum est semi-enterré, tant les terres alentour se sont élevées au cours des siècles. Sa salle hypostyle est souvent considérée comme le plus beau témoignage de l'architecture gréco-romaine en terre égyptienne. Ses 24 colonnes aux chapiteaux composites tous différents supportent un plafond décoré de scènes astronomiques, dont un calendrier des fêtes et quelques signes du zodiaque.

Edfou possède l’un des temples les mieux conservés du pays consacré au dieu-faucon Horus, qui trône, statufié, devant le pylône d’entrée du grand complexe. Difficile de résister à la majesté de ce témoignage exceptionnel de l’architecture religieuse égyptienne. Il est d’époque tardive puisqu’il ne fut achevé, après 200 ans de labeur, qu’en 57 avant notre ère. Dès l’entrée, on voit le pharaon grec Ptolémée XII tuer ses ennemis sous les yeux d’Horus et de son épouse Hathor. On comprend alors qu’Edfou a été conçu comme le pendant de Dendérah. Plus on avance dans le temple, plus la lumière se raréfie, plus le mystère s’épaissit. L’ensemble est truffé de couloirs et de petites salles accompagnant le visiteur jusqu’au saint des saints, le naos.

Si les conditions de la route et le temps disponible nous le permettent, nous gagnerons encore plus au sud Kom Ombo, dominant le Nil depuis plus de deux millénaires. Son temple ptolémaïque est consacré aux deux divinités Sobek, le dieu Crocodile, et Haroëris, Horus l'ancien. Certains des bas-reliefs qui le décorent remontent à l’époque de Cléopâtre VII, amante de César et de Marc-Antoine.

Arrivée à Assouan, longtemps ville-frontière aux confins de l’Egypte et du Soudan, en début de soirée. 

Nuit à Assouan.
 
 
J 12 - Mercredi 17 mars 2021 Kalabsha – Abou Simbel (300 km)
Cette journée sera consacrée à une excursion dans l'ancienne Nubie en direction de la frontière soudanaise, avec pour objectif Abou Simbel et ses temples fameux, notre étape du jour et le point le plus méridional de notre voyage.

Chemin faisant, nous visiterons l'ensemble des temples de Kalabsha. Ils furent, eux aussi, sauvés de la montée des eaux du Nil et leur situation au bord du lac Nasser les rend particulièrement attirants. Le plus imposant, celui de Mandoulis, est un bon exemple de la continuité des cultes. Son naos, pour employer un vocabulaire grec, a été transformé en église au IVe siècle et se compose de trois chambres successives. Le temple de Beit el-Wali se présente sous la forme d'un petit spéos creusé dans la montagne. Les scènes qui le décorent illustrent des campagnes militaires de Ramsès II. Enfin, Kertasi a la forme d'un kiosque qui n'est pas sans rappelé celui de Philae, que nous découvrirons en toute fin de voyage.

Au bout d'une route tracée dans le désert, nous atteindrons le site de tous les superlatifs : Abou Simbel . Le lieu est doublement célèbre par le gigantisme et la beauté des deux temples rupestres de Ramsès II et de son épouse favorite, Néfertari, mais aussi en raison du sauvetage dont il fut l’objet, grâce au concours de nombreux pays au sein de l’Unesco. Les colosses du pharaons, hauts de 22 mètres, vous accueillent, baignés par le soleil levant, sur la terrasse en surplomb des eaux bleues du lac Nasser. Le roi est coiffé du pschent, la double couronne symbole de son pourvoir sur les haute et basse Egypte. Le « petit » temple d’Hathor adjacent est consacré à la déesse Hathor.

En soirée, nous reviendrons sur le site pour assister au spectacle son et lumière d'Abou Simbel. Le contraste ne peut être plus total entre les colosses illuminés émergeant de l'ombre profonde du désert.

Nuit à Abou Simbel.
 
 
J 13 - Jeudi 18 mars 2021 Abou Simbel – Assouan (285 km)
Sur la route du retour vers Assouan, nous effectuerons un arrêt afin d’admirer la prouesse technique que constitua la construction du Haut-barrage, à l’origine de la formation du lac Nasser.
Nous nous arrêterons aussi aux carrières de granit, où gît encore un colossal obélisque brisé et à jamais inachevé.

L'après-midi sera consacrée à la visite du temple de Philae  où le culte de la déesse Isis fut le dernier à être rendu aux anciennes divinités de l’Egypte, jusqu’au VIe siècle de l’ère chrétienne. Un soldat de Bonaparte, impressionné par la beauté du site et du complexe cultuel, l’a appelé « la perle de l’Egypte ». Il fut lui aussi sauvé des eaux après la construction du barrage. Comme jadis, de nouveau isolé sur son île, il présente la splendeur de sa cour à portique, ses pylônes légèrement désaxés, son élégant kiosque de Trajan, conçu comme un reposoir de plein air pour la barque sacrée.

Nuit à Assouan.
 
 
J 14 - Vendredi 19 mars 2021 Assouan
Ce dernier jour, nous n'aurons pas besoin de bus. Si les vents nous sont favorables, nous traverserons le Nil en felouque, ou, dans le cas contraire, un moteur suppléera à ce caprice du temps...

A peine débarqués, nous aurons rendez-vous avec les princes d’Éléphantine. Ils ont choisi comme dernière demeure des hypogées creusés dans les falaises. Ces tombeaux des Nomarques reflètent par leurs décors l'importance des gouverneurs du nome d'Éléphantine.

Une marche les pieds dans le sable fin nous mènera jusqu'au monastère de Saint-Siméon. Nous y retrouverons les murailles imposantes abritant différents bâtiments contigus, dont l'église conventuelle et son narthex réservé aux catéchumènes.

Nous débarquerons alors sur l’île Kitchener, superbe et luxuriant jardin botanique, entouré par les bras du Nil. 

Site de la ville primitive, l'île d’Éléphantine est surtout renommée pour le nilomètre dont les marches descendent aujourd'hui encore jusqu'au Nil. Il servait à mesurer la hauteur de la crue, si nécessaire à l'abondance des récoltes et à la survie des peuples établis dans la vallée.

L'île de Sehel conserve de nombreuses inscriptions mais on y vient surtout pour admirer la première cataracte, suite de tourbillons et de remous grâce auxquels le Nil se fraie difficilement un passage entre les îlots granitiques.

Nous clôturerons notre journée dans les superbes salles du musée de Nubie. Ses collections, admirablement mises en valeur, rappellent qu’Assouan est le véritable centre de la culture nubienne.

Nuit à Assouan.
 
 
J 15 - Samedi 20 mars 2021 Assouan – Le Caire – Paris
Tôt le matin, vol pour Le Caire, puis enchaînement avec un vol direct pour Paris.


 


Groupe de 14 à 23 voyageurs
Départ assuré
Forfait entre chambre double Prix prestissimo jusqu'au 31 octobre 2020 3 995 €
Prix presto jusqu'au 16 novembre 2020 4 025 €
Prix à partir du 17 novembre 2020 4 055 €
Remise supplémentaire de 2 % soit environ 79 € pour toute inscription avec transport international, entièrement soldée avant le 06/11/2020.
Supplément chambre individuelle Prix jusqu'au 25 novembre 2020 610 €
Prix jusqu'au 5 janvier 2021 645 €
Prix à partir du 6 janvier 2021 675 €
Sans transport international Prix jusqu'au 25 novembre 2020 -395 €
Prix jusqu'au 5 janvier 2021 -310 €
Visa 30 €


Le CaireHoliday Inn Cairo Maadi 4*

MiniehGrand Aton 3*

SohagAmoun Seti

LouxorSonesta St. George 5*

AssouanTolip Hotel 5*

Abou simbelSethi First 4*

DépartArrivée
Paris Roissy CDG
06/03/2021 - 14h50
Le Caire Cairo international airport
06/03/2021 - 20h10
Vol Egyptair MS 800
Assouan
20/03/2021 - 05h05
Le Caire Cairo international airport
20/03/2021 - 06h30
Vol Egyptair MS 089
Le Caire Cairo international airport
20/03/2021 - 09h35
Paris Roissy CDG
20/03/2021 - 13h25
Vol Egyptair MS 799

Prestations incluses
  • Les vols internationaux Paris/Le Caire à l'aller et Assouan/Paris via Le Caire au retour, sur lignes régulières
  • Les taxes aériennes
  • L’hébergement en chambre double
  • La pension complète du petit déjeuner du 2e jour au dîner du 14e jour
  • Le circuit en autocar privé
  • Les spectacles son et lumière à Karnak et Abou Simbel
  • Les visites mentionnées au programme
  • Un audiophone (oreillettes) pour la durée du voyage
  • L'accompagnement culturel par un conférencier Clio
Nos prix ne comprennent pas
  • Les pourboires d'usage ( prévoir 5 € par jour et par participant )
  • L'assurance facultative Assistance-Rapatriement : 12 € par personne
  • L'assurance facultative multirisque Assistance-Rapatriement + Annulation-Dommage Bagages
  • Les boissons
  • Les frais de visa
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateaux, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 20/10/2020. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.



  • Ce circuit s'effectue sur des routes sûres en utilisant un autocar confortable. En Moyenne-Egypte, les distances sont parfois longues et les trajets pourraient être rallongés par diverses circonstances (mauvais état de la route, ralentisseurs, convois, contrôles, ...). Votre conférencier saura réaménager au mieux le programme des visites pour répondre à ces aléas.
  • Les hôtels, quelle que soit leur catégorie, peuvent souffrir parfois des inconvénients que l'on rencontre souvent au Proche-Orient (entretien insuffisant, robinetterie défectueuse...).
  • Pour faciliter les excursions, certain repas seront pris sous forme de paniers-repas.
 
  • Passeport valable 6 mois après la date de retour ou carte d'identité valide 6 mois après l’entrée en égypte avec 2 photos d'identité
  • Un visa pour l'Egypte

  • Le visa est délivré à l'arrivée au Caire. La seule carte d'identité (+ les deux photos d'identité) est acceptée SEULEMENT pour les ressortissants Français et Belges . Les autres nationalités doivent obligatoirement présenter un passeport (et peut-être un visa selon la nationalité). Nous vous conseillons tout de même de voyager avec votre passeport (pas besoin de photo d'identité dans ce cas).


Informations pratiques
Décalage horaire
Le décalage horaire entre la France et l'Egypte est de + 1h

Change
La monnaie officielle de l'Egypte est la livre égyptienne (EGP).
Pour connaitre le taux de change actuel vous pouvez consulter le site www.xe.com/fr
Les cartes bancaires internationales Visa et MasterCard sont de plus en plus acceptées en paiement. Elles permettent de faire des retraits d'espèces mais les distributeurs de billets sont encore rares.


Santé
Aucune vaccination n'est obligatoire pour se rendre en Egypte.
Pour connaître les conditions sanitaires et les précautions à prendre, vous pouvez consulter le site de l’Institut Pasteur de Lille www.pasteur-lille.fr/vaccinations-voyages/


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