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L'Asie Mineure byzantine jusqu'à l'irruption des Turcs

286 : Dioclétien se réserve la défense de la partie orientale de l’Empire romain et donne ainsi la primauté à l’Orient grec.


311 : Édit de tolérance de Galère.


313 : « Édit de Milan » – en fait « ordonnance de Nicomédie » – qui marque les débuts de la tolérance vis-à-vis des chrétiens mise en œuvre en Orient par Licinius.


324 : Après s’être imposé en Occident en 312, Constantin bat Licinius à Andrinople puis à Chrysopolis et refait l’unité de l’Empire romain à son profit. Il décide la construction, à l’emplacement de Byzance, ancienne colonie mégarienne établie sur le Bosphore, de sa nouvelle capitale, Constantinople, terminée en 336 mais inaugurée dès le 11 mai 330.


325 : Le concile de Nicée déclare le Christ consubstantiel à son Père et affirme le dogme trinitaire.


337 : Mort de Constantin. Constance II lui succède et règne jusqu’en 361. Après lui viennent Julien (361-363) et Valens (364-378).


379 - 395 : Règne de Théodose le Grand. Son fils Arcadius lui succède en Orient (395-408), suivi de Théodose II (408-450). De 450 à 518, L’Orient est gouverné successivement par Marcien, Léon Ier, Zénon et Anastase.


380 : Théodose impose la doctrine nicéenne de la Trinité, confirmée par le concile de Constantinople de 381, qui affirme la prééminence de l’évêque de la capitale sur ceux d’Antioche et d’Alexandrie.


392 : Édit de Théodose interdisant le paganisme. Les temples sont détruits, les jeux Olympiques supprimés en 393.


431 : Le concile d’Éphèse condamne le nestorianisme.


449 : Un nouveau concile d’Éphèse reconnaît la doctrine monophysite défendue par le patriarche d’Alexandrie.


451 : Le concile de Chalcédoine casse les décisions du « brigandage d’Éphèse » et condamne le monophysisme, le Christ étant dit « unique en deux natures ».


482 : L’édit d’Union de l’empereur Zénon (474-491), qui visait à rapprocher les points de vue des monophysites et des orthodoxes en proposant le compromis « monothéliste » ne fait qu’aggraver la querelle.


518 – 565 : Règne de Justinien, d’abord associé jusqu’en 527 à son oncle Justin.


532 : Justinien fait la paix avec la Perse sassanide pour entreprendre la mise en œuvre de son grand dessein de reconquête de l’Occident.


536 : Persécutions générales contre les monophysites mais, sous l’influence de l’impératrice Théodora, Justinien revient ensuite sur ses décisions et se brouille ainsi avec le pape romain.


Noël 537 : Inauguration de la nouvelle basilique Sainte-Sophie, construite par deux architectes d’Asie Mineure, Anthémius de Tralles et Isidore de Milet.


540 : Rompant la paix de 532, les Perses détruisent Antioche, et Justinien doit assurer la sécurité de la partie orientale de l’empire en leur payant tribut.


Après la mort de Justinien, ses successeurs Justin II (565-578), Tibère (578-582), Maurice (582-602) et Phocas (602-610) abandonnent l’Occident, où les Lombards ont conquis le nord de l’Italie et où les exarchats de Ravenne et de Carthage ne peuvent se maintenir, doivent défendre les frontières danubiennes contre les Slaves et les Avars mais aussi l’Asie Mineure contre la menace des Perses qui, sous Phocas, parviennent jusque sous les murs de Constantinople.


610 : Héraclius, fils de l’exarque de Carthage, prend le pouvoir avec l’appui de la population de Constantinople. Il régnera jusqu’en 641. Après lui, ses successeurs gouverneront l’empire jusqu’en 717. Les principaux sont Constant II (642-668), Constantin IV (668- 685) et Justinien II (685-695). Le VIIe siècle est une période sombre qui voit s’évanouir les rêves de reconstitution d’un Empire « romain », au moment où les Arabes s’emparent des plus riches provinces de l’Orient, où les Slaves s’installent dans les Balkans et où la constitution d’un royaume bulgare menace directement la capitale de ce qui est désormais un Empire grec d’Orient.


622 – 628 : Alors que les Perses se sont emparés d’Antioche, de Jérusalem et d’Alexandrie au cours des années précédentes, Héraclius commence une campagne victorieuse contre eux et ils doivent, en 628, restituer toutes leurs conquêtes.


636 : Après avoir pris Damas l’année précédente, les Arabes infligent aux Byzantins la défaite du Yarmuk. Jérusalem est prise en 637 et Alexandrie en 642.


673 – 677 : Les Arabes attaquent sans succès, à cinq reprises, Constantinople. La résistance de Constantin IV a arrêté la poussée arabe mais la Syrie, la Palestine, l’Égypte et une partie de l’Asie Mineure sont perdues. Pour faire face à la menace, l’empire est divisé en « thèmes » dirigés par un stratège. En Asie Mineure, les thèmes des Arméniaques, des Anatoliques et de l’Opsikion sont alors constitués.


681 : Concile de Constantinople. Constantin IV fait condamner le monothélisme qui domine dans les provinces orientales perdues.


717 : L’abdication de Théodose II permet à Léon III, qui était stratège des Anatoliques, de s’emparer du pouvoir et de fonder la dynastie isaurienne. Originaire de Germanicée, en Syrie du Nord, il règne jusqu’en 741. Son fils Constantin V Copronyme (741-775) et son petit-fils Léon IV (775-780) lui succèdent. La veuve de Léon IV, Irène, gouverne de 797 à 802. Nicéphore Ier (802-811) et Léon V l’Arménien (813-820), lui aussi stratège des Anatoliques, lui succèdent.


717 – 718 : Pour la dernière fois, les Arabes assiègent sans succès Constantinople. En 740, Léon III les bat à Acroïnon, en Phrygie, et les contraint à évacuer tout l’est de l’Asie Mineure.


730 : Un concile réuni à Constantinople condamne le culte des images : ainsi commence la crise iconoclaste.


753 : Un nouveau concile réuni à Constantinople à l’initiative de Constantin V renouvelle la condamnation du culte des images et y ajoute celle des reliques.


787 : Le concile de Nicée, réuni à l’initiative de l’impératrice Irène, restaure le culte des images. Au cours de cette crise, la partie européenne de l’empire se révèle plutôt iconophile, alors que l’Asie Mineure, surtout dans sa partie orientale, apparaît davantage attachée à l’iconoclasme, de même que l’armée, majoritairement recrutée dans ces régions.


820 : Avènement de Michel II le Bègue, qui règne jusqu’en 829. Originaire d’Amorium, en Phrygie, il ouvre le temps de la dynastie amorienne à laquelle appartiennent également Théophile (829-842) et Michel III (842-867). Sous ce dernier règne, la mère du souverain, Théodora, gouverne jusqu’en 856. À l’exception de l’Athénienne Irène, tous les empereurs sont d’origine asiatique pendant un siècle et demi.


838 : Les Arabes prennent Amorium mais Bardas, l’oncle de Michel III, les bat dans la région de Samosate quelques années plus tard.


842 : Alors que Léon V l’Arménien, Michel le Bègue et Théophile ont renoué avec l’iconoclasme, Théodora fait abolir toutes les mesures prises en ce sens et réunit en 843 un concile qui confirme les décisions du second concile de Nicée de 787. Le 11 mars 843, une cérémonie solennelle de « restauration de l’orthodoxie » est organisée à Sainte-Sophie.


867 – 886 : Règne de Basile Ier, premier souverain de la dynastie macédonienne, qui fait assassiner Bardas en 866 et l’empereur Michel III l’année suivante. Né en Macédoine, il est en fait d’origine arménienne comme la plupart des souverains de cette dynastie.


886 – 913 : Règne de Léon VI le Sage.


904 : Sac de Thessalonique par des pirates arabes.


913 – 959 : Règne de Constantin VII Porphyrogénète ; mais un co-empereur, son beau-père Romain Lécapène, gouverne aussi de 919 à 944 et reprend Édesse aux Arabes.


959 – 963 : Règne de Romain. Sa veuve, Théophano, épouse le chef de l’armée d’Asie, Nicéphore Phocas, qui meurt assassiné en 969 après avoir remporté sur les Arabes une série de victoires et reconquis la Crète, Chypre, Tarse, la Cilicie et, en Syrie du Nord, Alep et Antioche.


969 – 976 : Règne de Jean Tzimiscès, assassin de Nicéphore Phocas, qui a épousé Théodora, fille de Constantin VII. Il poursuit la « reconquête » byzantine au-delà de l’Euphrate et s’empare de Damas, de Beyrouth et d’une partie de la Palestine, sans parvenir cependant à délivrer Jérusalem.


976 – 1028: Règne de deux fils de Romain II, Basile II le Bulgaroctone et Constantin VIII. Ensuite, l’impératrice Zoé – épouse successive de trois empereurs : Romain IV Argyre, Michel le Paphlagonien et Constantin Monomaque – exerce de fait le pouvoir avec sa sœur Théodora. L’Arménie est conquise sous Basile II et Constantin Monomaque.


1054 : Le patriarche de Constantinople Michel Cérulaire rompt avec Rome. L’Église d’Orient prend son indépendance par rapport à la papauté.


1056 : La mort de Théodora marque la fin de la dynastie « macédonienne ».

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