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Le temps des arabes et des normands

652 : Première incursion arabe en Sicile, suivie en 669 d’une nouvelle intervention qui voit le pillage de Syracuse. Les razzias se multiplient après l’installation des Arabes en Tunisie.


740 : Syracuse, assiégée de nouveau par les Arabes, doit accepter de payer tribut. Les incursions se raréfient dans la seconde moitié du VIIIe siècle pour reprendre au début du IXe, malgré la conclusion de trêves éphémères.


827 : À l’appel du rebelle Euphémios, l’émir Ziadet-Allah de Kairouan envoie en Sicile une armée commandée par Asad, qui trouve la mort en assiégeant Syracuse alors qu’Euphémios est tué en assiégeant Enna (Castrogiovanni).


830 : Un important renfort musulman venu d’Espagne écarte la menace que faisait peser sur les envahisseurs une armée byzantine.


831 : Palerme est prise et devient la capitale de la Sicile musulmane. Messine tombe à son tour en 842, suivie de Castrogiovanni, au centre de l’île, en 859.


878 : Syracuse tombe aux mains des Arabes.


902 : Taormine (l’ancienne Tauromenion) est prise et mise à sac par l’émir aghlabide Ibrahim II. Comme jadis les Carthaginois, les musulmans s’installent en majorité à l’ouest de l’île, dans la région du Val di Mazara où de nombreux chrétiens se convertissent. La colonisation du Sud-Est fut plus tardive et moins intense. Au nord-est, la région du Val Demone apparaît comme un foyer de résistance.


910 : Fin de la dynastie aghlabide en Tunisie. La Sicile prend de fait une large autonomie par rapport à la dynastie shi’ite fatimide qui a installé sa capitale au Caire.


947 : Chargé par le calife fatimide Al Mansur de gouverner l’île, Al Hassan bat les Byzantins en Calabre et établit la dynastie kalbide, dont les émirs gouverneront la Sicile jusqu’en 1040. Ce siècle correspond à une grande période de prospérité pour la Sicile, qui ajoute alors l’horticulture et de brillantes productions artisanales à sa tradition céréalière. Palerme – dont la population et alors estimée à 300 000 habitants – devient l’une des plus brillantes capitales du bassin méditerranéen.


962 : Quand l’émir Ahmed tente de briser la résistance des chrétiens dans l’est de l’île, la flotte byzantine envoyée à leur secours par l’empereur Nicéphore Phocas est détruite dans le détroit de Messine, et la prise de Rametta conclut victorieusement la campagne musulmane.


965 : Les dernières cités tributaires qui n’avaient pas perdu leur autonomie lors de la conquête musulmane disparaissent.


1038 : Sous le règne de l’empereur byzantin Michel le Paphlagonien, Georges Maniakès débarque avec une armée dans l’est de l’île, prend Messine, bat les musulmans à Rametta et à Traïna et réussit à s’emparer de Syracuse. Il est sur le point de prendre Palerme quand sa disgrâce réduit à néant le résultat de la campagne. Les Arabes n’ont obtenu qu’un sursis car l’opposition entre Ibn ath-Tumnah, le maître de Syracuse, et Ibn al-Hawwas, qui contrôle Castrogiovanni, va favoriser les entreprises des Normands qui ont commencé à s’installer en Italie du Sud depuis plusieurs décennies.


1043 : Guillaume Bras de fer, fils de Tancrède de Hautevllle, seigneur normand du Cotentin, s’empare de Melfi, en Pouille.


1059 : Le pape Nicolas II reconnaît le frère de Guillaume, Robert Guiscard, comme « duc de Pouille et de Calabre et duc futur de Sicile ». À cette date, les Normands se sont déjà emparés de Reggio de Calabre, et Ibn ath Tumnah les appelle à l’aide.


1061 : Les Normands s’emparent de Messine, prennent Traïna mais échouent devant Castrogiovanni puis, en 1064, devant Palerme.


1071 : Roger, le plus jeune frère de Robert Guiscard, s’empare de Catane.


1072 : Palerme tombe aux mains des Normands après six mois de siège. Robert Guiscard est proclamé suzerain de l’île et conserve sous son autorité directe Palerme, la moitié de Messine et le Val Demone, le reste de la Sicile revenant à Roger qui devait encore en effectuer la conquête. Il prend Trapani en 1077 et Taormine en 1079, mais la résistance musulmane, conduite par l’émir Ben Avert, est plus vigoureuse que prévu.


1085 : Les Normands prennent Syracuse. Agrigente tombe en 1086 et Noto en 1091. Entre-temps, Roger s’est emparé de Malte (1090). Après la mort de Robert, il se débarrasse de la suzeraineté de son neveu Roger Borsa et impose même son autorité sur plusieurs villes de Calabre.


1098 : Roger se voit reconnaître le titre de légat apostolique et peut ainsi nommer directement les évêques.


1101 : Mort du « Grand Comte » Roger. Son fils aîné, Simon, meurt en 1105. Le cadet, Roger II, ne sera majeur qu’en 1112. Jusqu’à cette date, c’est sa mère, la comtesse Adélaïde, qui assure la régence. Elle installe à Palerme la capitale de l’État normand jusque-là établie à Melito, en Calabre.


1118 et 1125 : Deux tentatives de la flotte normande contre les côtes tunisiennes se terminent sur des échecs.


1127 : À la mort de son cousin Guillaume, disparu sans héritier, Roger se fait couronner à Salerne duc de Pouille, à la grande colère du pape Honorius II qui convoitait l’héritage du défunt mais qui doit reconnaître en 1128 le fait accompli.


1129-1143 : Construction de la chapelle Palatine de Palerme.


1130 : Roger II se faire reconnaître comme roi par l’antipape Anaclet Pierleoni et est couronné à Palerme le jour de Noël.


1135 : L’émir de Mahdia accepte le protectorat sicilien, et une base navale normande est établie à Djerba.


1137 : Lancée contre Roger par le pape Innocent II, l’armée de l’empereur Lothaire doit battre en retraite en Italie du Sud.


1139 : Fait prisonnier, Innocent II doit investir à son tour le roi « de Sicile, du duché de Pouille et de la principauté de Capoue ». Dans le royaume normand, le souverain, qui a fait rentrer la Sicile dans le giron de l’Église romaine, veille à la coexistence pacifique des diverses religions (catholiques, chrétiens grecs, juifs et musulmans).


1141-1148 : Construction de la cathédrale de Cefalu.


1146-1149 : Les Normands se rendent maîtres de toutes les villes du littoral africain entre Tripoli et Tunis.


1149 : Le pape Eugène III reconnaît de nouveau le monarque sicilien dont il sollicite l’intervention contre les Romains rebelles à son autorité.


1154 : Mort de Roger II. Son fils, Guillaume Ier, lui succède et règne jusqu’en 1166.


1156 : Guillaume bat les Byzantins qui menaçaient l’Italie du Sud.


1156-1160 : Perte des positions gagnées en Afrique du Nord sous Roger II.


1160 : Le premier ministre, Maion de Bari, est assassiné à Palerme, et l’émeute dégénère en pogrom antimusulman.


1165 : Le roi de Sicile se réconcilie avec la papauté – qui voit en lui un contrepoids nécessaire face à l’empereur Frédéric Barberousse – et installe à Rome Alexandre III.


1166-1189 : Règne de Guillaume II. Régence de Marguerite de Navarre jusqu’en 1171.


1168 : Le chancelier et archevêque de Palerme Étienne du Perche, protégé de Marguerite, doit fuir pour la Terre Sainte devant l’hostilité des Siciliens.


1169 et 1175 : Pise et Venise s’entendent avec le roi normand de Sicile.


1174 : Échec de la flotte sicilienne devant Alexandrie.


1177 : Conclusion, pour quinze ans, de la trêve de Venise entre Guillaume II et Frédéric Barberousse.


1178 : Fondation de l’abbaye de Monreale, suivie en 1185 de la construction de la nouvelle cathédrale de Palerme.


1185 : Échec de l’offensive lancée par Guillaume II contre l’Empire byzantin. Prise de Durazzo et de Salonique, suivie du désastre d’Amphipolis et du repli de la flotte lancée contre Constantinople.


1186 : Mariage du futur empereur Henri VI et de Constance, fille posthume de Roger II, tante de Guillaume II, héritière du royaume de Sicile au cas où ce dernier mourrait sans enfant.


1189 : À la mort de Guillaume II, les Siciliens portent sur le trône Tancrède, comte de Lecce, bâtard du fils aîné de Roger II.


1191 : L’empereur Henri VI – qui a succédé à Frédéric Barberousse, disparu l’année précédente lors de la troisième croisade – échoue dans sa tentative de conquérir la Sicile.


février 1194 : Tancrède meurt, quelques mois après son héritier présomptif, le prince Roger. La voie est dès lors libre pour Henri VI dont l’épouse, Constance, met au monde la même année le futur Frédéric II. Soutenu par Gênes et Pise, Henri VI bat près de Catane les barons fidèles au jeune Guillaume III – deuxième fils de Tancrède, qui disparaîtra peu après – et se fait couronner à Palerme le jour de Noël.

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