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La civilisation amérindienne originelle


La première occupation de Cuba par les populations amérindiennes remonte au IIe millénaire avant notre ère. Les informations dont nous disposons sur la civilisation amérindienne proviennent de récentes recherches réalisées sur des sites méso-indiens cubains tels que celui de Guayabo blanco, antérieur au Ier millénaire avant J.-C. Les premiers habitants de l’île, les Guanahatabeyes, venus des forêts des actuels Venezuela et Colombie, étaient principalement implantés dans sa partie occidentale. D’après Diego Velasquez, « ils vivaient comme des sauvages, sans maisons ni villes, ne mangeant que la nourriture qu’ils trouvaient dans les forêts ». On suppose que les Guanahatabeyes se sont réfugiés à l’ouest à l’arrivée des Taïnos et des Ciboneys, originaires du delta de l’Orénoque.


Les deux peuples amérindiens présents à Cuba à l’arrivée de Christophe Colomb en 1492 sont les Arawak et les Caraïbes. On ne connaît pas la répartition exacte des civilisations indiennes à Cuba à cette date. Les Grandes Antilles, auxquelles appartient Cuba, étaient le centre de la civilisation arawak, alors que les Indiens Caraïbes étaient principalement installés dans les Petites Antilles. L’extrémité occidentale de l’île abritait les Ciboneys, qui vivaient de la pêche et de la cueillette. Le reste de l’île était peuplé par le groupe arawak majoritaire des Taïnos, de pacifiques agriculteurs – le mot taïno signifie d’ailleurs « peuple bon et paisible ». Les Taïnos, que Colomb a décrits comme « les gens les mieux proportionnés qu’il y ait jamais eu », vivaient nus et se peignaient le visage et le corps de diverses couleurs. Hommes et femmes appréciaient bijoux et amulettes dont beaucoup revêtaient une signification religieuse. Ils portaient aussi des masques, peut-être réservés aux chefs, les caciques. Organisés selon un modèle politique élémentaire, les Taïnos étaient dirigés par une noblesse héréditaire à la tête de laquelle se trouvait un cacique entouré d’une véritable cour. Au sein de cette société très hiérarchisée, la noblesse était divisée en trois groupes. Venaient ensuite les prêtres, puis le peuple, et enfin la classe inférieure qui cultivait la terre. Les Taïnos vivaient dans des villages où ils occupaient des huttes que l’on trouve encore aujourd’hui dans les campagnes cubaines. La maison du cacique, toujours située sur la place centrale, servait probablement de temple pour le culte des différentes divinités ou zémis. Le dominicain Bartolomé de Las Casas nous apprend qu’« ils avaient de la nourriture en abondance » et que leur agriculture était très développée, ce qui ne fut pas sans étonner les Espagnols. Les Taïnos utilisaient la fumure animale et certainement l’irrigation. Ils cultivaient les racines de yucca, le coton, le tabac et le maïs. Ils étaient de surcroît d’habiles pêcheurs et chasseurs, capturant même lamantins, tortues et iguanes. Ils pratiquaient le commerce entre tribus, entre îles et même avec le Mexique auquel ils fournissaient des plumes de perroquet très appréciées sur le continent. Habiles artisans, ils excellaient dans le travail du bois.


La langue, la religion et la culture des Taïnos restent mystérieuses. Cependant, leur joie de vivre, leur goût du chant et de la danse ont été remarqués par tous les colons et sont confirmés par l’archéologie. On a longtemps dit que ces peuples indigènes avaient disparu dès la fin du XVIe siècle, mais des groupes isolés ont survécu au moins jusqu’au XIXe siècle, surtout dans les montagnes.

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