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La dynastie T’ang

618 : Accession au trône de la famille Li, fondatrice de la dynastie des Tang qui règne jusqu’en 907. C’est en 617 que le général Li Che-min (Li Yuan) s’est révolté et s’est allié aux tribus turques qu’il devait combattre pour marcher sur Chang’an, y fonder la nouvelle dynastie et faire proclamer empereur son père sous le nom de Kao-tsou (Gaozu) qui règnera jusqu’en 626.


619 : Établissement d’un système fiscal ne portant plus sur les biens mais sur les personnes et introduisant des corvées ainsi que des taxes sur les céréales et les tissus. Ce système ne fut sans doute pas rigoureusement appliqué au sud, dans la Chine du riz où les conditions du travail agricole et le plus grand nombre des hommes rendaient plus difficile sa mise en œuvre.


624 : Ordonnances agraires fixant à titre viager la répartition des terres pour garantir à chaque famille paysanne sa subsistance.


626-649 : Règne de l’empereur T'aï-tsong (Taizong)
Li Che-min fait abdiquer son père et reprend le pouvoir personnellement sous le nom d’empereur T'aï-tsong.


626-683 : Une série de campagnes victorieuses contre les Turcs permet aux Tang de rétablir l’autorité chinoise jusqu’au cœur de la Haute Asie, de la Mongolie orientale à la vallée de l’Ili. Les Chinois contrôlent ainsi de nouveau, dans l’extrême ouest, les oasis entourant le bassin du Tarim. Le Cambodge et le Champa dans la péninsule indochinoise, la Corée au nord-est, le nord-ouest de l’Inde reconnaissent leur suzeraineté, alors que l’autorité chinoise s’exerce directement en Transoxiane. Dès 678 cependant, les Chinois sont battus par les Tibétains dans la région des lacs du Koukounor (Qinghai).


637 : Le Code des Tang, le premier code chinois qui nous soit parvenu complet, fixe en plus de cinq cents articles les bases de la législation.


638 : L’empereur autorise la prédication des missionnaires nestoriens (le premier, Olopen, est arrivé à Chang’an en 635) et la construction des églises chrétiennes. Les Nestoriens disparaîtront sans avoir fait beaucoup d’adeptes lors de la proscription des religions étrangères qui interviendra en 845. Mais ce christianisme de la steppe sera réintroduit en Chine à l’époque mongole pour y disparaître ensuite définitivement.


638 : Des ambassadeurs de la Perse sassanide sont accueillis à Chang’an et c’est une ambassade byzantine qui s’y rend en 643.


645 : Le pèlerin bouddhiste Hiuan-tsang (Xuanzang) est reçu par l’empereur T'aï-tsong après son séjour en Inde qui a duré douze ans.


649-683 : Règne de l’empereur Kao-tsong (Gaozong)


674 : Peroz, descendant malheureux des souverains sassanides est accueilli à Chang’an pour y solliciter l’aide chinoise.


690 : La veuve de Kao-tsong, Wu Zhao, écarte l’héritier légitime, prend le titre d’empereur sous le nom de Tsö-tien (Zetian) et fonde la dynastie des Zhou dont elle sera l’unique souverain. Elle est la seule femme à être montée sur le trône impérial dans toute l’histoire chinoise (d’autres ont joué un rôle important comme régentes). Elle est soutenue par l’Église bouddhique, lutte contre l’aristocratie militaire et s’appuie sur les fonctionnaires recrutés par concours.


694 : L’impératrice Tsö-tien autorise la religion manichéenne qui disparaîtra au IXe siècle mais laissera quelques traces dans les traditions ésotériques taoïstes et bouddhistes.


vers 700 : Le moine bouddhiste cantonais Houei-neng (Huineng) crée la secte chan (Tch’an), qui sera à l’origine du zen japonais et qui prône la recherche de l’illumination subite et rejette l’ascèse traditionnelle.


705 : Restauration des Tang avec l’empereur Zhongzong. Son ambitieuse épouse, l’impératrice Wei, qui ambitionnait d’être une nouvelle Wu Tsö-tien, est assassinée en 710.


710 : Li Longji, le fils de l’empereur Ruizong écarté du pouvoir en 690 par Tsö-tien, remet son père sur le trône avant de régner lui-même sous le nom de Huian-tsong (Xuanzong) de 712 à 756. C’est l’époque de « l’âge d’or » des Tang mais cet apogée est de courte durée car le poids des dépenses militaires ne cesse de s’alourdir en même temps que se développe l’influence des chefs de guerre disposant d’importants contingents de soldats de métier.


737-752 : Le grand ministre Li Linfu dirige de fait l’empire et favorise l’extension du pouvoir des généraux qui accumulent alors les succès, au risque de voir se constituer une opposition militaire susceptible d’affaiblir l’autorité impériale.


750 : Les Tang doivent abandonner le sud-ouest de la Chine (le Yunnan) au royaume tibéto-birman de Nan Tchao


751 : Les armées chinoises sont battues par les Arabes sur les bords de la rivière Talas, au sud du lac Balkach alors que, depuis plusieurs années, le royaume des Turcs Ouïgours devient menaçant au nord-ouest de la Chine.


755 : Quand l’empereur Huian-tsong donne le poste de premier ministre à un cousin de sa favorite Yang Yuhuan, le général An Lou Chan (An Lushan) qui convoitait cette fonction déclenche une rébellion militaire de grande envergure qui va durer jusqu’en 763. Il s’empare de Chang’an et de Luoyang et l’empereur se réfugie à Chengdu(Tch’eng-tou).


 


756-763 : Règne de l’empereur Suzong


757 : An Lou Chan (An Lushan) meurt mais Shi Siming lui succède.


763 : L’empereur Suzong reconquiert ses deux capitales avec l’aide des Tibétains et des Ouïgours.


763 : Les incursions des Tibétains dans le nord-ouest du pays (dans le Gansu, au Shenxi et jusqu’à Chang’an) ruinent l’élevage chevalin chinois. L’empire est désormais dépendant des nomades du nord pour se fournir en montures. Alors qu’ils disposaient de 700 000 chevaux au début de la dynastie Tang, ce chiffre a chuté de moitié un siècle plus tard et cela contribuera aux difficultés militaires rencontrées ultérieurement par la Chine face à la menace venant des steppes.


763-779 : Règne de l’empereur Daizong


779-805 : Règne de l’empereur Dezong


780 : Réforme des impôts qui portent désormais sur les terres et les productions et non plus sur les individus. La petite paysannerie est sortie ruinée de la crise du milieu du siècle et nombreux sont les cultivateurs qui émigrent du nord vers les terres à riz du Yang-tseu-kiang, ce qui rend vain l’effort de recensement réalisé auparavant. Des monopoles d’État sont par ailleurs créés ou rétablis sur le thé et le sel.


790 : L’Asie centrale échappe au contrôle des Chinois. Il en va de même de la Corée et le royaume de Nanzhao affirme au sud-ouest son indépendance. Il subsistera, en devenant le royaume de Dali, jusqu’à la conquête mongole du XIIIe siècle. La grande rébellion militaire du milieu du VIIIe siècle a donc contribué à un repli général de la Chine, de nouveau menacée sur ses frontières du nord, de l’ouest et du sud-ouest.


798 : Une ambassade envoyée par le calife abbasside Haroun al-Rachid est reçue à Chang’an. Des contacts commerciaux existent à cette époque entre le golfe Persique et la Chine du Sud où, à Canton, les musulmans ont leurs mosquées.


806-820 : Règne de l’empereur Xianzong


841-846 : Règne de l’empereur Wuzong


842-845 : Réaction antibouddhique. 200 000 religieux sont sécularisés et deviennent imposables. 4600 monastères sont détruits ou transformés en bâtiments publics. 40 000 lieux de culte sont détruits ou désaffectés. Dans le même temps, manichéisme, mazdéisme et nestorianisme sont totalement proscrits. Les plus radicales de ces mesures seront assouplies dès 846.


846-859 : Règne de l’empereur Xuanzong


874 : Débuts de la révolte de Huang Chao, qui ravage toute la Chine au cours des années suivantes. Chang’an est détruite en 885 et les derniers Tang se replient à Luoyang. Dès cette époque, la dynastie Tang a perdu de fait le pouvoir et c’est finalement un certain Zhu Wen qui se proclame empereur en 907 en fondant à Kaïfeng une nouvelle dynastie, celle des Liang postérieurs.


907-960 : Époque dite des « Cinq Dynasties ». qui se succèdent à Kaïfeng et des « Dix Royaumes » qui se partagent le reste du pays. Les premières sont considérées comme prenant la suite des Tang. Les commanderies militaires de l’époque Tang qui ont pris leur indépendance sont progressivement devenues « royaumes ».


939 : Le Vietnam se débarrasse de la tutelle chinoise.

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