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Dubrovnik
La Perle de l'Adriatique
Colorée, accueillante et pittoresque, Dubrovnik offre l'un des visages les plus riants de la Croatie. Ruelles et places aux grands pavés lisses et brillants, toits de tuiles rouges moutonnant sous les remparts, mer d'émeraude, ciel turquoise... Derrière la carte postale idéale se cache une cité au destin original et méconnu qui doit la beauté de son architecture à l'harmonieux mélange gothique, renaissance, baroque et néo-classique hérité d'une histoire étonnante.

Des Dalmates aux Slaves
Le grand mouvement de migration des peuples indo-européens, qui conduisit les Grecs des âges obscurs dans la péninsule balkanique, à l’aube du IIe millénaire, vit aussi les Illyriens s’installer le long de la côte adriatique. La tribu des Dalmates occupait alors la région sud à la côte profondément découpée qui offrait de remarquables abris aux navigateurs de ces temps reculés. Au VIe siècle avant notre ère, des commerçants grecs établirent des comptoirs qui se développèrent ensuite en villes telles que, au fond d’une baie à une vingtaine de kilomètres de la Dubrovnik actuelle, la cité d’Epidaure. Lorsque les Romains prirent possession de la Dalmatie, ils y établirent une base navale. La région était encore profondément romanisée lorsqu’arrivèrent les Slaves, en 614. La ville était difficilement défendable et ses habitants se réfugièrent sur une île rocheuse, où se trouvait le petit village de pêcheurs de Ragusium qu’ils entourèrent de remparts.

Raguse, la République de Saint-Blaise
La ville se plaça sous la protection de Byzance et, rapidement, ses habitants se rapprochèrent des Slaves qui habitaient le petit village de Dubrovnik – “la chênaie” en croate – sis sur la terre ferme. Le chenal fut ensuite comblé et les deux communautés fusionnèrent en une seule cité. Ensemble, pour faire face à plusieurs assauts arabes aux VIIIe et IXe siècles, ils renforcèrent les fortifications et se dotèrent d’une flotte de guerre. Cependant, ils ne résistèrent pas, en 1081, à l’attaque des Normands de Robert Guiscard, qui incendia la cité avant de l’abandonner en 1086. A l’image des cités italiennes, Raguse se constitua en une république libérale gouvernée par un recteur élu “La république de Saint-Blaise”. Raguse dut encore faire face aux ambitions de Venise qui prenait peu à peu le contrôle de toute la côte dalmate. Ce ne fut qu’en 1205 que la Sérénissime s’empara de la ville, à laquelle elle laissa cependant une large autonomie. Le trafic maritime apportant vers l’Italie les produits venus, par voie de terre, de la vallée du Danube fit de Raguse une cité prospère.

La richissime Athènes de l'Adriatique
Jouant habilement des rivalités entre Venise et les Turcs, Raguse réussit à préserver son indépendance de fait et devint la plaque tournante des échanges entre l’Empire ottoman et l’Europe. En 1464, elle se dota d’une nouvelle forteresse, Minçeta, pour se protéger des attaques terrestres puis, au XVIe siècle, reconstruisit une double rangée de remparts qui reste aujourd’hui un des plus beaux exemples d’architecture militaire d’Europe. Contrairement à de nombreux ports méditerranéens, Dubrovnik ne connut pas de déclin au moment des Grandes Découvertes. Ses armateurs dynamiques se lancèrent dans le commerce avec l’Espagne, les Indes et les Amériques. La richesse ainsi accumulée donna un tel essor aux arts que l’on appelait Raguse “l’Athènes de l’Adriatique” !

Un musée à ciel ouvert
L’influence italienne fut prépondérante dans l’architecture de Raguse : le merveilleux couvent des Dominicains fut construit au XVe siècle par un architecte florentin, tandis que le palais des Recteurs, de style gothique tardif, est dû au Napolitain Onofrio della Cava. En 1667, un violent séisme détruisit une grande partie de la ville. La reconstruction, rapide, introduisit alors le baroque et donna à la cité une unité de style qui en fait aujourd’hui l’attrait majeur. Il suffit pour s’en convaincre de se promener sur la Placa, la rue principale de la vieille ville, de voir les maisons qui bordent la petite place de Luza, de passer devant le palais Sponza et d’aller jusqu’à la nouvelle cathédrale, due à Andrea Ruffalini d’Urbino et achevée au XVIIIe siècle. Ces édifices servent aussi d’écrins à d’innombrables œuvres d’art, peintures du Dalmate Nicola Ragusino, du Florentin Vasar, du Napolitain Girolamo Impannato, mais aussi du Titien et de son grand rival le Pordenone.

Dubrovnik, la ville phénix
Prise par Napoléon en 1806 puis confiée à l’Autriche par le traité de Vienne, Raguse fut incorporée à la toute neuve Yougoslavie en 1919. Elle reprit alors son nom croate de Dubrovnik. La ville subit d’importants dégâts en 1991-1992, lors des bombardements serbes, mais, grâce à un important effort de l’UNESCO, la ville a retrouvé tout son charme dès l’an 2000 et est redevenue la “perle de l’Adriatique”.
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