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Pourquoi découvrir la Serbie et le Monténégro avec Clio  ?

Dans ces pays longtemps méconnus des Balkans occidentaux, naguère au cœur de l'ex-Yougoslavie, on découvre une touche orientale, née d'une longue domination ottomane, un baroque coloré importé d'Europe centrale, et, surtout, une forte identité slave, pieusement préservée dans les nombreux monastères médiévaux.
La Serbie et l'Europe
Au cœur des Balkans, ces « grandes montagnes » qui formaient l'échine de la défunte Yougoslavie, la Serbie a toujours été reliée à l'Europe occidentale par le cordon ombilical du Danube. C'est le fleuve qui lui a apporté les premières influences romaines, avant de la faire entrer dans l'orbite de la cour des Habsbourg de Vienne. C'est par lui aussi que le christianisme romain a tenté une percée vers l'Orient avant de battre en retraite face aux saints orthodoxes. Côté oriental, il a servi de voie de pénétration aux armées ottomanes, leur permettant de remporter, en 1389, la bataille de Kosovo ou du Champ-des-Merles, prélude de cinq siècles de domination sans partage. Ainsi, au fil des siècles, le pays s'est construit une identité forte, mais également particulièrement complexe. Pas moins de trente-sept nationalités composent le paysage humain serbe, toutes les religions monothéistes y sont représentées, en une mosaïque historique et culturelle aussi fascinante intellectuellement que complexe à appréhender !
Qu'est-ce qu'être Serbe ?
Paysans, patriarches, partisans : ainsi peut-on définir les Serbes. La famille, le village et la nation constituent un espace de sociabilité ancré dans la tradition de la zadruga , association perpétuelle de biens et de travail sous l'autorité du plus âgé ou du plus capable. L'héritage n'est pas partagé, les terres, les maisons et les troupeaux restent communs. Au jour fixé pour la récolte, tous travaillent gratuitement pour un membre de la zadruga qui nourrit les ouvriers agricoles. Les invasions successives ayant privé les Serbes de leur aristocratie, ils puisèrent leur élite au sein du petit peuple. Solidarité et débrouillardise sont les maîtres mots de la société serbe, comme en témoigne le fameux récit de l'écrivain voyageur Nicolas Bouvier dans L'Usage du monde. La Serbie s'est faite dans la violence, sous la double pression de l'Orient et de l'Occident : à la glorieuse défaite du Champ-des-Merles devant les Ottomans, répond la retraite héroïque du roi Pierre Ier emmenant son peuple de paysans, soldats et moines à travers les montagnes glaciales plutôt que de se rendre aux Autrichiens durant l'hiver 1915. Sous l'Empire ottoman, les hadjuks, hors-la-loi et marginaux réfugiés en bandes dans les montagnes et protégés par les paysans, s'attaquaient aux soldats et administrateurs ottomans et fomentaient des révoltes durement réprimées. Ils préfiguraient les partisans tchetniks, royalistes ou titistes, communistes, frères ennemis tragiques, qui luttèrent contre les nazis durant la seconde guerre mondiale. Mais, avant tout, l'orthodoxie demeure une composante essentielle de l'identité serbe depuis le IXe siècle : les monastères, comme leurs fresques, ont survécu à tous les envahisseurs...
Le patrimoine de la Serbie
Belgrade, la capitale, a plus souvent qu'à son tour connu les occupations militaires, mais conserve un patrimoine intéressant, et notamment sa forteresse de Kalemegdan, en surplomb sur le Danube, qui résume dans ses vieux murs toute l'histoire du pays. Dans le Nord, l'influence autrichienne se fait plus présente. Ainsi, à Novi Sad, dont les rues piétonnes, bordées de maisons baroques aux façades pastel, évoquent irrésistiblement les plus belles villes d'Europe centrale. Dans ses environs, au cœur du petit massif de Fruska Gora, se cachent deux monastères délicieux, mais aussi la ville pleine de charme de Sremcki Karlovci, où fut signé le fameux traité de Karlowitz – nom allemand de la cité – qui, en 1699, mit définitivement fin à l'avancée turque en Europe. A l'est, les vallées agrestes de la Morava et de l'Ibar préservent des paysages naturels largement inviolés.
Les monastères orthodoxes de Serbie et du Kosovo
Ce qui fait par dessus tout la gloire du pays, ce sont les monastères orthodoxes, comme Studenica, Sopocani, ou Gracaniça et Deçani aujourd'hui au Kosovo, classés au patrimoine de l'humanité et considérés comme les plus beaux des Balkans. Ces véritables complexes religieux éblouissent par les fresques qui recouvrent leurs intérieurs du sol aux voûtes, Bible imagée dans la grande tradition orthodoxe byzantine dont on ne se lasse pas d'admirer les détails...
Le Monténégro
L'histoire du Monténégro se confond avec celle de la Serbie jusqu'au début du XXIe siècle, puisque ce minuscule Etat n'est indépendant que depuis 2006. On y goûte le charme nostalgique de Cetinje, sa capitale d'opérette et les monuments médiévaux et Renaissance de la forteresse de Kotor qui dominent les eaux limpides de l'Adriatique : les échancrures tourmentées des bouches de Kotor forment sans aucun doute un des plus beaux paysages marins de tout le littoral méditerranéen.

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Serbie et Monténégro, monastères, forteresses et bouches de Kotor
  10 jours
La Serbie est le pays de l’ample Danube aux eaux tumultueuses, des vallées verdoyantes tandis que le Monténégro lui oppose les reliefs arides de ses montagnes brûlées de soleil, le caractère oriental ...