Des voyages dans le monde entier
en compagnie de conférenciers passionnés
Clio
Des voyages dans le monde entier en compagnie de conférenciers passionnés
  Trouver votre voyage
Lettres et brochures
S'abonner aux lettres électroniques de Clio

Pour vous abonner à nos lettres électroniques, merci de nous indiquer votre adresse mél.

Votre mél


Abonnez-vous à nos
    lettres électroniques

Nous suivre
  Haut de page
Le monastère de Ghélati
Chef-d’œuvre architectural de la Géorgie médiévale

C’est un autre site d’architecture sacrée que nous vous invitons à découvrir à quelques kilomètres seulement de Kutaissi : le monastère de Ghélati, fondé en 1106 par le roi David IV le Bâtisseur, et demeurant au cœur du Caucase l’un des plus éclatants témoignages de l’âge d’or de la Géorgie médiévale (XIe - XIIIe s).
Un haut-lieu de civilisation dans un cadre naturel exceptionnellement préservé
Dans un paysage boisé demeuré inchangé depuis neuf siècles, ce vaste ensemble architectural surplombe la paisible rivière Tskaltsitela, non loin de Kutaissi, autrefois capitale du royaume. Caractérisé par ses sobres façades de pierre calcaire – aux teintes légèrement jaunes et rosées –, ses arcatures aveugles et ses coupoles centrales aux toits coniques, il est constitué d’une église principale, vaste basilique cruciforme à trois nefs consacrée à la Sainte Mère de Dieu et encadrée de part et d’autre par deux autres églises dédiées respectivement au XIIIe siècle à saint Georges et à saint Nicolas.
A l’intérieur de l’enceinte se dressent aussi le campanile ainsi que l’ancien bâtiment de l’université, rappelant la double vocation du monastère, conçu à l’origine comme un centre aussi bien religieux qu’universitaire, véritable gardien de la foi et de la connaissance, à même de rivaliser avec le prestigieux sanctuaire du mont Athos. Les historiographes royaux n’avaient-ils pas surnommé Ghélati « la seconde Jérusalem » ou encore « la nouvelle Athènes » ?
Des travaux initiés par David IV et poursuivis par son fils Démétré Ier
David IV, ardent défenseur de la foi orthodoxe, était parvenu en effet à affermir le pouvoir royal, en repoussant à l’extérieur des frontières les envahisseurs turcs, mais aussi en réorganisant l’Eglise de Géorgie, pour laquelle il fit convoquer de 1123 à 1125 un concile au sein même du monastère. A l’université enseignaient d’éminents savants et théologiens, parmi lesquels Ioané Petritsi, philosophe néoplatonicien, ou encore le moine Arsène Ikalto, auteur du Dogmatikon. Dans le scriptorium furent copiés et enluminés d’incomparables manuscrits, notamment un évangéliaire somptueusement décoré au XIIe siècle.
La construction de l’église centrale, dédiée à la Vierge Marie, fut achevée en 1125, l’année même où mourut David IV, inhumé selon ses volontés à Ghélati. Son fils et successeur Démétré Ier entreprit alors la décoration intérieure de l’édifice qu’il fit couvrir de fresques, mais dont il ne subsiste plus que quelques fragments dans le narthex. La plupart furent anéanties en 1510 par les Turcs ottomans, qui incendièrent l’intérieur de l’église. L’un des plus beaux joyaux artistiques de Ghélati fut cependant préservé des destructions : la grande mosaïque de l’abside représentant sur fond d’or la Vierge en pied, entourée des archanges Michel et Gabriel. Réalisée entre 1125 et 1130, elle en constitue l’unique exemple en Géorgie et témoigne des liens étroits du monastère avec Byzance. Enfin, parmi les peintures réalisées au XVIe siècle après le sac des Turcs, on compte l’emblématique représentation de David IV tenant entre ses mains la maquette de l’édifice.
Les églises Saint-Georges et Saint-Nicolas
Entre le XIIIe et le XIVe siècle, furent édifiées à l’est du sanctuaire principal l’église Saint-Georges à coupole, et, à l’ouest, l’église Saint-Nicolas, unique exemple dans cette région du Caucase d’église à deux niveaux avec sous la chapelle un étage inférieur doté de grands arcs donnant sur l’extérieur. Dans l’une et l’autre, les peintures murales datées des XVIe et XVIIe siècles ont conservé malgré l’outrage du temps leur impressionnant foisonnement de couleurs vives.
Un site classé au patrimoine mondial par l’Unesco
Livré aux vicissitudes de l’Histoire, le monastère de Ghélati fut à nouveau pillé par les Turcs en 1759 avant d’entamer une phase de déclin. Transformé en musée pendant la période soviétique, il fut finalement rendu à l’Eglise géorgienne en 1988, puis inscrit au patrimoine mondial de l’humanité en 1994. Ayant bénéficié de récents travaux de restauration, menés dans le souci de préserver son authenticité, il a été retiré en 2017 de la liste des monuments en péril. En ce début du XXIe siècle, il demeure ainsi l'un des plus beaux joyaux de l’architecture sacrée universelle.

  01 53 68 82 82      Nous contacter
  Partir en voyage avec Clio
L'Arménie et la Géorgie, Du jardin de la Toison d'or aux légendes de l'Ararat
  13 jours
Au cœur du Caucase, l’Arménie et la Géorgie constituent deux centres majeurs de civilisation. En effet, depuis l’Antiquité, ces régions privilégiées, enserrées dans un écrin de montagnes et de désert, ...