La Haute Volta prit en 1983 le nom de Burkina Faso, la « patrie des hommes intègres ». La population est issue de la juxtaposition de plusieurs peuples qui se partagèrent le pays dès le XIIe siècle. Si les Ninsi, les Gourounsi et les Bissa occupent le centre du pays, les Bobos et les Sénoufos se rencontrent ...
Lire la suiteLa Haute Volta prit en 1983 le nom de Burkina Faso, la « patrie des hommes intègres ». La population est issue de la juxtaposition de plusieurs peuples qui se partagèrent le pays dès le XIIe siècle. Si les Ninsi, les Gourounsi et les Bissa occupent le centre du pays, les Bobos et les Sénoufos se rencontrent surtout à l’ouest tandis que le nord est encore parcouru par les Peuls. Dominé durant deux siècles par les Mossi au centre et les Gourmantché à l’est, le pays vit enfin l’arrivée des Lobi, fort attachés à leur organisation sociale égalitaire, qui occupent une place particulière dans le paysage ethnique du Burkina Faso. Ils sont, pour les amateurs d’art, l’une des ethnies les plus célèbres d’Afrique. Mais, à l’inverse d’autres régions où les autels ont été abandonnés et les statues d’ancêtres depuis longtemps vendues ou volées, il est encore possible d’admirer ici, in situ, des œuvres qui, ailleurs, font la gloire des musées. Le Burkina Faso est une des dernières régions d’Afrique où les danses de masques sont pratiquées, non comme un divertissement folklorique ou une attraction pour touristes, mais comme l’élément déterminant d’une religion et des rituels qui la fonde. C’est une des dernières régions où l’on peut encore aujourd’hui retrouver cette Afrique immémoriale, authentique qui marqua si profondément de son influence les artistes du siècle dernier en quête de renouveau.