Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Pourquoi visiter Tolède avec Clio
Fièrement isolée sur un socle de granit scié par le Tage, Tolède défie les siècles. Sa déchéance historique, qui l'a vue passer du statut de capitale à celui d'une ville provinciale un peu endormie, a été une chance pour son patrimoine, sorti intact d'une histoire passablement agitée. « Gloire de l'Espagne et lumière de ses villes », elle est une étape incontournable pour qui veut percer le secret de cette terre de Castille, aussi hautaine que belle.
L'éclat médiéval

Tolède a un long passé, qu'il n'est pas besoin de faire remonter jusqu'au légendaire Hercule. Toletum est municipe romain pendant trois siècles, mais c'est avec l'établissement des Wisigoths que la cité acquiert un rôle de premier plan. « Lorsque Dieu fit le soleil, dit une vieille légende, il le plaça sur Tolède. » Capitale du royaume théocratique wisigothique, Tolède accueille de nombreux conciles, qui ne sont souvent que des réunions législatives, et devient ainsi le centre politique de la péninsule ibérique. En 711, le pouvoir wisigothique s'effondre brutalement, balayé par l'arrivée des armées arabo-berbères qui suivent Tarik. Relevant en théorie de l'émirat de Cordoue, la Tolaitola musulmane brille sur le plateau castillan pendant près de 300 ans. Cependant, la Reconquista est en marche depuis longtemps. A la suite de victoires diplomatiques autant que militaires, le roi de Castille Alphonse VI entre dans la ville en 1085 et en fait l'avant-poste de son royaume en formation, sur la route de la reconquête vers l'Andalousie maure. Il en fait surtout sa capitale, sans pour autant la transformer de fond en comble. Soucieux de préserver le dynamisme économique et intellectuel de Tolède, il prend soin de ne chasser ni les Juifs ni les Maures. Culturellement, la ville va alors connaître un Moyen Age hispano-judéo-musulman, au cours duquel l'art mudéjar brille, jusqu'au XVe siècle, de toute sa vitalité et de tout son raffinement jusqu'au XVe siècle ou l’atmosphère change avec l'action énergique des Rois catholiques... Un très lent déclin commence, accentué quand Philippe II érige la petite ville voisine de Madrid en capitale de cette Espagne dont son père, Charles Quint, a poursuivi l'unification entamée sous les Rois catholiques. Tolède, qualifiée de « cité impériale », devient une ville d'hidalgos sans buts ni pouvoirs, de clercs et de religieux. Son éclat culturel reste fort, notamment grâce au Greco qui s'y installe, y fait carrière et y meurt en 1614, mais elle ne retrouvera plus jamais sa grandeur passée.

La ville du Greco

Entourée aux trois quarts par le Tage, la ville a quelque chose d'insulaire, surtout quand on la découvre depuis la route panoramique de la Circunvalacion. Le mouvement des toits se hérisse de coupoles, de tours, de clochetons, laisse percer la flèche de la cathédrale et ses verticales épines de pierre. L'immense église est comme un phare sur la mer des maisons, enchevêtrées dans un plan de ville tout oriental, où la ligne droite et les courbes amples sont inconnues. Chacune des grandes étapes de l'histoire de Tolède a laissé dans la ville des traces très présentes. Deux bons siècles ne furent pas de trop pour achever l'immense cathédrale. D'inspiration française, son architecture extérieure se dissimule largement derrière les demeures qui la serrent de près, comme il était d'usage au Moyen Age. Les archevêques qui se sont succédé n'ont cessé de l'agrandir, de lui offrir de nouvelles parures, en faisant un monde aux éléments multiples et disparates, accumulant dans une splendeur inégalée les œuvres d'art les plus diverses. Parmi celles-ci, le fameux tableau de l'Espolio, Le Christ dépouillé de ses vêtements, œuvre majeure du Greco, précieusement présentée dans la sacristie. Le peintre crétois est la vedette de maint endroit de la ville. Ainsi, l'hôpital de Santa Cruz, bâtiment Renaissance isabelin à la façade ouvragée comme un retable, abrite sous ses nefs en croix une série complète de portraits d'apôtres, à l'acuité psychologique aiguë. La maison-atelier du Greco est aujourd'hui un musée émouvant consacré à sa création, mais l'apothéose est sans conteste atteinte dans l'humble église Santo Tome. Ses volumes intérieurs réduits ne font que davantage ressortir les dimensions majestueuses du panneau où le peintre immortalise les funérailles du comte d'Orgaz (1586). Au registre terrestre, le noble tolédan est porté en terre par saint Augustin et saint Etienne, vêtus de chasubles somptueusement brodées. Une frise de visages appartenant aux nobles contemporains du Greco forme une ligne médiane qui coupe la composition et entraîne le regard vers le registre supérieur, céleste, où la Vierge intercède pour le défunt auprès de Dieu. S 'arracher à l'envoûtement d'un tel chef-d’œuvre est douloureux. Il reste pourtant à visiter l'architecture flamboyante et claire du couvent de San Juan de los Reyes, fondation des Rois catholiques, ou à découvrir les anciennes synagogues de Santa Maria la Blanca et du Transito, aux arcs en fer à cheval, plafonds de bois et azulejos d'une élégance toute almohade. Il reste surtout, les visites terminées, à parcourir au hasard les pavés disjoints des ruelles. Le nez en l'air, on est piégé tous les dix pas par des culs-de-sac, on revient en arrière en croyant avancer, on pense s'être égaré et on se retrouve à son point de départ. C'est là le seul moyen de percevoir, avec Maurice Barrès, le « secret de Tolède ».

Deux formules de découverte

Nous vous proposons de passer une journée entière à Tolède au cours de notre séjour de quatre jours à Madrid. Les deux villes sont très proches et les Greco du Prado compléteront parfaitement votre découverte de la cité sur le Tage. Nous visitons plus longuement Tolède au cours de notre circuit en Castille, ce qui permet de replacer la ville dans l'histoire générale de cette province qui fut à l'origine de l'Espagne actuelle et qui conserve d'un passé agité un ensemble de villes d'art tout à fait exceptionnel.
 
Partir en voyage avec Clio
ES 100 - 4 jours

Capitale pendant quatre siècles d’un empire « sur lequel le soleil ne se couchait jamais », Madrid est aujourd’hui une ville particulièrement dynamique où la culture la plus traditionnelle et la plus ... Découvrir ce voyage
ES 31 - 11 jours

La Castille, patrie de Cervantès, fut le berceau du Siècle d'or espagnol. Philippe II fit de Madrid, en 1562, la nouvelle capitale de son royaume d'où le génie des lettres et des arts espagnols rayonna ... Découvrir ce voyage
 

 
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter