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D’une guerre mondiale à l’autre (1916-1945)






3 août 1914 : La Roumanie proclame sa neutralité en faisant valoir aux puissances centrales que l’accord secret de 1883 avec la Triplice ne devait jouer qu’en cas de guerre défensive. La classe politique est partagée mais l’opinion publique est francophile.


10 octobre 1914 : Mort du roi Carol, qui, ancien officier prussien, était naturellement favorable aux Centraux. Avènement de son neveu Ferdinand.


1915 : Le gouvernement Bratianu établit des contacts avec l’Entente mais refuse finalement de s’engager.


13 juin 1916 : Une manifestation pacifiste est brutalement réprimée à Galatz.


17 août 1916 : Le chef du gouvernement I. Bratianu signe les deux conventions politique et militaire qui placent la Roumanie dans le camp de l’Entente. C’est le succès apparent de l’offensive russe lancée en Galicie par le général Broussilov qui a encouragé la Roumanie (elle espère récupérer la Transylvanie autrichienne) à choisir le camp de l’Entente mais l’offensive russe se révèle rapidement sans lendemain.


28 août 1916 : Entrée en guerre de la Roumanie contre les Centraux. Après quelques succès initiaux en Transylvanie, les forces roumaines, qui ont dû compter avec une diversion bulgare en Dobroudja alors qu’était retardée l’offensive prévue de l’Armée de Salonique, sont écrasées par les armées allemande et austro-hongroise placées sous le commandement des généraux Falkenhayn et Mackensen.


6 décembre 1916 : Après la victoire de l’Argesh, les armées austro-allemande et bulgare se sont rejointes le 4 et Mackensen fait son entrée dans Bucarest deux jours plus tard.


janvier 1917 : Le front se stabilise en Moldavie méridionale, sur le cours de la Sereth. Les Centraux occupent les trois-quarts du pays. Les ressources agricoles et pétrolières de la Roumanie leur permettent d’atténuer les effets du blocus naval mis en œuvre par l’Entente depuis 1914.


6-20 août 1917 : Une puissante contre-offensive des Centraux répond à la tentative lancée par l’armée roumaine reconstituée en Moldavie. Les forces allemandes et austro-hongroises sont contenues au cours de la bataille de Marasesti, le « Verdun roumain ». Une mission militaire française commandée par le général Berthelot assiste l’armée roumaine mais le gouvernement roumain, réfugié à Jassy, ne contrôle plus qu’une petite partie du territoire national et sa capacité à poursuivre la lutte dépend entièrement de l’évolution de la situation en Russie, entrée en révolution depuis le mois de février précédent.


4 décembre 1917 : La Russie bolchevique ayant signé avec les puissances centrales l’armistice de Brest-Litovsk, la Roumanie doit ouvrir à son tour des pourparlers pour mettre fin aux hostilités. Les négociations ont lieu à Focsani et l’accord est signé le 9 décembre.


10 février 1918 : Le nouveau gouvernement Averescu fait des propositions aux puissances centrales en vue de la négociation d’un traité de paix.


3 mars 1918 : Signature de la paix de Brest-Litovsk entre les Centraux et la Russie bolchevique.


5 mars 1918 : Préliminaires de paix de Buftea entre la Roumanie et les Centraux. La Roumanie doit céder l’ensemble de la Dobroudja à la Bulgarie (avec le port de Constantza) et accepter une rectification de frontière dans les Carpates.


Mars 1918 : Le pouvoir local constitué en Bessarabie à la faveur de la révolution russe (mais hostile aux bolcheviks) vote l’union avec la Roumanie.


7 mai 1918 : La Roumanie signe avec l’Allemagne la paix de Bucarest. Le nouveau gouvernement d’Alexandre Marghiloman obtient des atténuations des clauses territoriales de Buftea mais la victoire des Centraux va leur permettre d’exploiter les ressources du pays.


Novembre 1918 : Démission du gouvernement conservateur d’Alexandre Marghiloman. Le 10 novembre, la Roumanie entre de nouveau en guerre aux côtés des Alliés. Les troupes roumaines entrent en Hongrie le 16 novembre.


1er décembre 1918 : Réunion de la Transylvanie à la Roumanie, votée par une assemblée de « patriotes roumains » réunis à Alba-Iulia. Le même jour, le général français Berthelot fait son entrée à Bucarest.


1919-1920 : Les traités de Saint Germain (en septembre 19 avec l’Autriche) de Neuilly (en novembre 19 avec la Bulgarie) et de Trianon (en juin 1920 avec la Hongrie) fixent les nouvelles frontières de la Roumanie.


1919 : Apparition en Roumanie de mouvements nationalistes radicaux.


19 avril 1919 : Les troupes roumaines engagent la lutte contre les armées hongroises et s’emparent de Budapest pour y mettre fin au régime communiste de Bela Kun. Elles agissent avec les encouragements des Alliés qui voient dans la Roumanie un élément du « cordon sanitaire » nécessaire pour contenir la poussée bolchevique en Europe.


Novembre 1919 : Premières élections générales au suffrage universel.


4 novembre 1919 : Les forces roumaines évacuent Budapest.


1921 : La réforme agraire entamée par étapes depuis 1917 a permis l’émergence d’une petite paysannerie propriétaire ; elle peut racheter les terres distribuées sur vingt ans et la dépréciation de la monnaie roumaine lui sera favorable.


8 mai 1921 : Création à Bucarest du Parti communiste roumain.


Juin 1921 : Formation de la Petite Entente entre la Roumanie, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie pour contrecarrer les tentations irrédentistes de la Hongrie.


1923 : La Roumanie se dote d’une nouvelle Constitution selon laquelle le pouvoir exécutif revient au roi et le pouvoir législatif à un Parlement bicamériste.


1923 : Corneliu Codreanu, disciple d’Alexandre Couza, qui avait fondé en 1919 un parti national chrétien, crée la Ligue de défense nationale chrétienne, farouchement anticommuniste.


1924 : Interdiction du Parti communiste roumain.


27 septembre 1925 : Le siège primatial orthodoxe de Bucarest est élevé au rang de patriarcat. Cet événement correspond à l’évolution des esprits, marquée alors par le souci d’une affirmation de l’identité orthodoxe roumaine face au modèle occidental libéral et démocratique. Elle va de pair avec le développement d’un nationalisme radical.


Septembre 1926 : Le général Averescu, premier ministre depuis mars, se rend à Rome pour conclure un traité d’amitié avec le régime mussolinien.


Octobre 1926 : Formation du Parti paysan.


1927 : Codreanu fonde la Légion de l’Archange Michel.


Juillet 1927 : Mort du roi Ferdinand. Instauration d’une régence dirigée par le prince Nicolas et le patriarche orthodoxe.


Décembre 1928 : Les élections générales donnent la victoire au parti paysan.


5 juin 1930 : Retour du roi Carol II en Roumanie. L’acte de renonciation au trône enregistré le 6 janvier 1925 est annulé. Le souverain régnera jusqu’en 1940.


1930-1933 : La Roumanie, très dépendante des capitaux étrangers qui s’y sont investis, est durement frappée par la crise mondiale.


Février 1933 : Déclenchement de la grande grève des chemins de fer animée par le leader communiste Gheorghiu Dej. La répression entraîne dans la grève les ouvriers du secteur pétrolier. Les meneurs sont condamnés à de lourdes peines de prison.


29 décembre 1933 : Assassinat du Premier ministre E.G. Duca par des membres de la Garde de Fer organisée à partir du mouvement légionnaire de Codreanu.


9 juin 1934 : Établissement des relations diplomatiques entre l’URSS et la Roumanie.


29 août 1936 : Le ministre des Affaires étrangères Titulesco, partisan de la sécurité collective qui dirige la diplomatie roumaine depuis 1932 et qui a condamné la formation en 1933 du « Pacte à Quatre » réunissant l’Angleterre, la France, l’Allemagne et l’Italie quitte le gouvernement.


1936 : Des volontaires roumains issus du mouvement de Codreanu s’engagent en Espagne dans le camp franquiste alors que des communistes rejoignent les Brigades internationales.


Décembre 1937 : Lors des élections générales, le parti « Tout pour la Patrie » de Codreanu obtient près de 16 % des suffrages et 66 sièges. Octavian Goga constitue un gouvernement dans lequel le général Ion Antonescu est ministre de la Défense.


Janvier 1938 : Un décret limite les droits des juifs de Roumanie.


24 février 1938 : Approbation par référendum d’une nouvelle constitution.


mars 1938 : Suppression de tous les partis politiques. Codreanu transforme son parti « Tout pour la Patrie » en Mouvement légionnaire. Il est condamné en mai à dix ans de travaux forcés pour « complot contre la sûreté de l’État ». Il est assassiné avec plusieurs de ses fidèles dans la nuit du 29 au 30 novembre.


15 décembre 1938 : Le roi Carol institue un Front de la renaissance nationale qui doit devenir le parti unique.


1939 : La Roumanie rejette les propositions soviétiques (19 mars) d’un accord d’assistance mutuelle. À l’inverse, elle se rapproche en mars de l’Allemagne, à l’initiative du roi, dans la perspective d’échanges économiques (selon le système du clearing, c’est-à-dire d’un troc en nature) comparable à ceux liant le Reich à des pays comme la Hongrie ou la Bulgarie. Un traité commercial est ainsi conclu avec l’Allemagne le 23 mars.


15 avril 1939 : La France et la Grande-Bretagne « garantissent » l’indépendance de la Roumanie.


21 septembre 1939 : Le premier ministre G. Calinescu est assassiné par des légionnaires de la Garde de Fer.


22 mai 1940 : La Roumanie conclut avec l’Allemagne un accord pétrolier qui réserve au Reich en guerre la totalité des exportations roumaines de pétrole.


26 juin 1940 : L’URSS adresse un ultimatum au gouvernement roumain pour se faire céder la Bessarabie et la Bucovine du Nord avec Cernowitz, en application des clauses secrètes du pacte germano-soviétique d’août 1939. La Roumanie cède le 27 juin.


30 août 1940 : Le « Diktat de Vienne » contraint la Roumanie à rétrocéder à la Hongrie du Régent Horthy la majeure partie de la Transylvanie. L’accord de Craiova, conclu lors de la conférence ouverte le 19 août et poursuivie jusqu’au 7 septembre, avait entraîné l’abandon à la Bulgarie de la Dobroudja du Sud.


6 septembre 1940 : Abdication du roi Carol en faveur de son fils Michel âgé de dix-neuf ans, après l'installation, le 4 septembre, du régime autoritaire du général Antonescu qui prend le titre de Conducator.


16 septembre 1940 : La Roumanie devient un « État national légionnaire ».


11 octobre 1940 : Les Allemands envoient des troupes en Roumanie pour « protéger » les puits de pétrole de Ploesti. Ces effectifs représenteront la valeur de douze divisions au printemps de 1941 : Cette occupation, pourtant acceptée par le gouvernement roumain, conduit le gouvernement américain à bloquer les avoirs roumains aux USA.


23 novembre 1940 : La Roumanie adhère au Pacte Tripartite conclu le 27 septembre précédent entre l’Allemagne, le Japon et l’Italie, auquel s’est jointe la Hongrie, avant que la Bulgarie n’en fasse autant le 1er mars 1941, suivie de la Yougoslavie le 25 mars – ce qui entraînera le coup d’État de Belgrade et l’intervention allemande dans les Balkans.


23 janvier 1941 : Échec de la rébellion de la Garde de Fer. L’insurrection légionnaire est liquidée par Antonescu avec l’appui de Berlin (il a rencontré Hitler à Berchtesgaden le 14 janvier). L’État national légionnaire est abrogé le 14 février. L’action du Conducator est légitimée par un plébiscite organisé le 2 mars suivant.


22 juin 1941 : La Roumanie entre en guerre contre l’URSS aux côtés de l’Allemagne.


Fin juin 1941 : Pogrom antisémite à Jassy.


Fin juillet 1941 : Tous les territoires abandonnés à l’URSS en 1940 sont récupérés par la Roumanie. En octobre une nouvelle province de Transnistrie est créée à partir des territoires soviétiques conquis entre Dniestr et Bug (capitale Odessa).


23 août 1941 : Antonescu prend le rang de maréchal.


1942 : Naissance de l’Association roumano-allemande favorable à la collaboration avec le Reich national-socialiste.


1942 : Création de l’Union des patriotes, hostile au régime et à l’alliance allemande.


Novembre 1942 : Les forces roumaines sont durement éprouvées sur le front de l’Est au moment où les Soviétiques referment le piège sur la VIe Armée allemande encerclée à Stalingrad.


1943 : Création d’un Front unique anti-hitlérien au sein duquel le Parti communiste roumain joue un rôle prépondérant.


1er août 1943 : Premier bombardement des champs pétrolifères de Ploesti.


Octobre 1943 : Prise de contact avec les Alliés à Ankara, renouvelée en mars 1944 au Caire.


26 mars 1944 : L’Armée rouge atteint la frontière roumaine.


Avril 1944 : Création du Front ouvrier uni, réunissant communistes et sociaux-démocrates.


4 avril 1944 : Bombardements de Bucarest.


20 juin 1944 : Création du Front national démocratique regroupant les partis du Front ouvrier et les partis paysan et libéral.


20 août 1944 : Déclenchement de l’offensive soviétique. Elle bénéficie du soutien des résistants roumains.


23 août 1944 : Insurrection de Bucarest à laquelle se joint l’armée régulière. Chute du régime du maréchal Antonescu, arrêté sur l’ordre du roi Michel qui constitue un nouveau gouvernement confié au général Sanatescu, chef de sa maison militaire.


24 août 1944 : Signature à Moscou d’un armistice entre le nouveau gouvernement roumain, l’URSS, les USA et la Grande-Bretagne. La Roumanie entre en guerre aux côtés des Alliés. Le 30 août, les forces soviétiques entrent dans Bucarest.


12 septembre 1944 : Convention roumano-soviétique. L’arbitrage de Vienne de 1940 est annulé. La Bessarabie et la Bucovine du Nord restent sous contrôle soviétique (la première deviendra la République soviétique de Moldavie) mais la Roumanie récupère la Transylvanie.


Décembre 1944 : Le général Radescu remplace le général Sanatescu.

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