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Les Étrusques
La première civilisation d’Italie

On assimile souvent l’Etrurie antique à la seule Toscane, et c’est à tort. C’est bien du peuple étrusque que cette région tire son nom : les Etrusques étaient en effet appelés en latin Etrusci, mais aussi Tusci, d’où le nom géographique de Tuscie puis de Toscane. Florence et la Toscane des Médicis ont été à la source du renouveau étrusque. Mais les Etrusques avaient largement débordé cette région pour dominer en fait la majeure partie de l’Italie, comme le faisait déjà remarquer Caton l’Ancien. Et, ainsi, les historiens du Risorgimento qui, au début du XIXe siècle, voulaient eux aussi légitimer la politique de l’unité italienne en se référant à des précédents historiques, ne se trompaient pas en attribuant aux Etrusques la première réussite en ce domaine, au cours du Ier millénaire avant notre ère.


Sans doute n’est-ce pas toute l’Italie actuelle qui a été sous domination ou sous influence étrusque, mais c’en est vraiment la majeure partie, puisque cette zone s’étend du Nord du Pô (Mantoue, Milan) au Sud de Naples : il ne faut en exclure que la région proprement alpine, l’Italie méridionale et la Sicile correspondant plus ou moins à ce qui était la Grande Grèce, ainsi qu’une frange de la côte adriatique. On distingue traditionnellement l’Etrurie tyrrhénienne ou proprement dite qui constitue le vrai cœur de la civilisation étrusque, et qui est délimitée par le fleuve Arno au nord, par le Tibre à l’est et au sud  lequel marque la frontière avec les Ombriens, les Sabins et les Latins , et à l’ouest, évidemment, par la mer justement dite « tyrrhénienne », c’est-à-dire, en grec, « la mer étrusque ». En termes de régions administratives, c’est donc non seulement la Toscane, mais aussi une partie de l’Ombrie – Pérouse et Orvieto sont en Ombrie – et surtout, une grande partie du Latium dans lequel se trouvent quelques-unes des plus grandes cités étrusques comme Caeré ou Tarquinia. Par ailleurs, au nord et au sud de cette Etrurie tyrrhénienne, s’étendent donc les deux grandes zones d’expansion étrusque que sont, d’une part, l’Etrurie padane, dans la plaine et le delta du Pô  et l’Etrurie touche ainsi à l’autre mer, à l’Adriatique  et, d’autre part, l’Etrurie campanienne dans la région qui va de Capoue à Salerne et Pontecagnano.

Les sources antiques insistent toutes sur la richesse des terres d’Etrurie qui a permis à ses dirigeants d’acquérir des surplus de pouvoir et de pratiquer des échanges commerciaux : ces ressources ont favorisé l’émergence d’une grande civilisation. « Comme ils habitent une terre fertile en fruits de toute sorte et la cultivent assidûment, ils jouissent d'une abondance de produits agricoles... Mais ce qui a concouru plus que tout à les livrer à la mollesse fut la qualité de leur terroir, car, habitant un pays qui produit tout et qui est d'une fécondité sans limites, ils mettent de côté une abondance de fruits de toute espèce. L'Etrurie, en effet, est très fertile, se déployant en général sur des plaines que séparent des collines aux pentes cultivables, et elle est modérément humide, non seulement dans la saison d'hiver, mais encore pendant la période d'été » (Diodore de Sicile, 5, 40). Le paradis ? L’âge d’or ? En réalité, un paysage agraire aux reliefs modérés et au climat tempéré, avec juste ce qu’il faut de pentes pour favoriser la viticulture. Et la critique habituelle chez les écrivains grecs d’une Etrurie adonnée à la mollesse – le terme grec est généralement celui de truphê – est ici corrigée par ce qui est dit du travail assidu de ses paysans.

 

D’autant que les Etrusques, maîtres de la science et des techniques hydrauliques, ont su mettre en valeur des terres qui n’étaient pas toujours naturellement propices à l’agriculture. En Etrurie méridionale, les sols imperméables restent facilement inondés, et il a donc fallu les drainer grâce à un réseau de cunicules, de galeries souterraines qui s’étendent, par exemple à Véies, sur plusieurs kilomètres : des puits verticaux conduisent les eaux stagnantes vers ces cunicules qui les déversent ensuite dans les ruisseaux, puis dans le Tibre. Lors du siège de Véies au début du IVe siècle avant notre ère, les Romains sauront d’ailleurs utiliser un de ces cunicules pour prendre la ville. Ces opérations de drainage ont aussi permis de lutter plus efficacement contre la malaria qui sévissait et qui sévira de nouveau dans toute la région après l’époque étrusque. A Rome même, pendant les premiers siècles de la République, il est sans cesse question de « pestes », d’épidémies dans lesquelles il faut sans doute reconnaître la malaria. A Véies, il faut encore citer cette autre réalisation qu’est le « Ponte Sodo » : cette longue galerie creusée dans le tuf permettait d'évacuer les eaux de la Valchetta qui auraient inondé régulièrement toute une partie des terres de la cité et les auraient rendues impropres à l'agriculture. Rome a bénéficié des mêmes soins hydrauliques de la part des Etrusques et, grâce à la Cloaca Maxima, le Très Grand Egout, qui fut longtemps à ciel ouvert, on a pu drainer les eaux de ce marécage qui deviendra le forum républicain, centre politique, judiciaire, commercial et religieux de l'Urbs.

 

Dans l’Etrurie méridionale maritime qui s’est développée avant les autres régions, le paysage est surtout celui de plateaux de tuf (avec une variété un peu noirâtre qu’on appelle le « nenfro ») sur lesquels est construite la ville : le plateau est longé par un cours d’eau ou par plusieurs ruisseaux qui ont contribué à sa formation, et, tout autour, s’étendent des plaines exploitées intensivement, qui fournissent une grande partie des ressources alimentaires de la ville. Au pied de la cité, ou sur des plateaux parallèles, se développent les nécropoles qui sont souvent aujourd’hui le seul témoin des fastes passés de ces orgueilleuses capitales toscanes. L’Etrurie a connu, en particulier dans cette zone, une véritable urbanisation, et les villes étrusques pouvaient avoir, pour les plus grandes d’entre elles en tout cas, une population avoisinant les 30 000 habitants. Ainsi, Caeré, l’actuelle Cerveteri, était bâtie à quelques kilomètres de la mer, sur un plateau longé par les fossés du Manganello et de la Mola, cependant que ses immenses nécropoles occupent les plateaux avoisinants (la Banditaccia, aujourd’hui inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, Sorbo, Monte Abatone). Un peu plus au nord, Tarquinia était édifiée sur le plateau dit de « Cività », cependant que le fleuve Marta, émissaire du lac de Bolsena, coule au nord de la cité, favorisant par là-même la liaison avec la mer Tyrrhénienne et les ports comme Gravisca ; la plus importante nécropole, dite « des Monterozzi », célèbre par ses hypogées couverts de fresques, et également inscrite à l’Unesco, s’étend sur un plateau parallèle à la Cività.


Les petits fleuves côtiers sont nombreux et ont facilité les communications vers l’Etrurie intérieure : le Fiora, qui coule à Vulci, l’Ombrone, qui remonte jusqu’à Murlo, et le Cecina qui porte encore le nom d’une grande famille étrusque puis romaine. On n’oubliera pas les lacs (Bolsena, Bracciano), installés dans d’anciens cratères. Si l’Etrurie septentrionale intérieure présente un faciès un peu différent, on y retrouve aussi fleuves et lacs (le Tibre, avec le Chiana et le Paglia, l’Arno et, bien sûr, le lac Trasimène), mais on peut observer là des sommets qui culminent à plus de 1000 mètres (monts Amiata, Cetona). Et si Pérouse est bâtie sur une des collines qui surveillent la vallée du Tibre, Orvieto est établie sur un extraordinaire plateau de tuf, qui mérite bien son nom de « Rocher » (Rupe).

 

L’Etrurie au sol fertile ne disposait pas de grandes plaines avant la conquête de la Campanie et de la plaine du Pô. Les textes de Polybe (2, 17, 1-3) et Strabon (5, 4,3) sont révélateurs à ce sujet, même si la « colonisation » au VIe siècle de ces provinces a eu aussi des raisons commerciales. Sans oublier l’élevage, les images étrusques de laboureurs sont là pour nous convaincre de l’importance de l’activité agricole : un petit chariot de bronze de Bisenzio (nécropole de l’Olmo Bello, tombe 2, aujourd’hui au musée de Villa Giulia) nous montre, dès la fin du VIIIe siècle, non seulement des guerriers, des chasseurs, un groupe familial, mais aussi une scène de labour avec deux bœufs tirant l’araire. Autre témoin emblématique de cette activité, le petit groupe de bronze d’Arezzo, représentant, vers 400, un laboureur à sa charrue tirée par deux bœufs attelés sous le joug : car, même si ce n’est pas là une scène strictement rustique, d’après le vêtement du personnage, mais plutôt un moment rituel dans la fondation d’une cité, le geste du laboureur renvoie à cette activité fondamentale. Il faut encore citer les grands conteneurs de terre cuite que sont les dolia ou pithoi en impasto à engobe rouge et ornés de reliefs estampés : fabriqués en Etrurie méridionale et, en particulier, à Caeré à la fin de l’époque orientalisante, ils étaient évidemment destinés à engranger divers produits de l’agriculture régionale, et leur présence en nombre dans le mobilier de tombes princières est une allusion directe à la source de la richesse et de la puissance de ces grandes familles.


Les Etrusques ont su produire en quantité céréales, vin et huile : pendant la période républicaine, l’Etrurie est un véritable grenier à blé de Rome. Lors de la seconde guerre punique, les paysans étrusques vont assurer le succès de son expédition en fournissant à Scipion l’Ancien les céréales nécessaires aux troupes (Tite-Live, 28, 45). Certaines cités interviennent surtout pour l'équipement des navires : Tarquinia donne des toiles de lin pour les voiles, Volterra, Chiusi, Pérouse et Roselle livrent du bois en quantité pour la construction des bateaux, bois qui pouvait arriver à Rome par flottage (Strabon, 5, 2,5), selon une technique reprise à travers les siècles. Denys d'Halicarnasse avait noté que ce pays était riche en forêts : « Mais le plus étonnant de tout, ce sont les forêts, qui poussent dans les lieux escarpés, dans les vallons et sur les collines incultes, d'où l'on tire un bois qui est aussi abondant et beau pour les constructions navales qu'il se prête facilement aux autres utilisations. » (Antiquités romaines,1, 37,4). On songera au bois de chauffage, utilisé en grandes quantités pour alimenter les fours métallurgiques, et ces forêts abritaient beaucoup de gibier : la chasse au sanglier étrusque, Tuscus aper, a toujours été appréciée (Stace, Silves, 4, 6,10). La très belle fresque de la tombe tarquinienne dite justement « de la Chasse et de la Pêche » illustre bien cette activité et ce loisir essentiels pour la classe dominante.


Les Etrusques ont au départ importé leur huile de Grèce, avec le nom même de ce produit (un petit aryballe de bucchero étrusque des années 650-630 porte l’inscription presque grecque de Gaska eleivana, ce qui signifie « petit vase à huile »). Mais bientôt ils vont fabriquer sur leur propre sol, à Vulci, à Tarquinia, des aryballes et des alabastres dits « étrusco-corinthiens », qui contenaient de l’huile parfumée : il est clair qu’ils produisaient désormais aussi le contenu, c’est-à-dire l’huile. Et ils vont même devenir les rivaux commerciaux des Grecs, comme on peut en juger par les exportations massives de ces petits vases étrusco-corinthiens un peu partout en Méditerranée et, par exemple, à Carthage.


Le vin  dont le nom étrusque, « vinum », est manifestement emprunté cette fois au latin  était lui aussi produit un peu partout en Etrurie, et la viticulture, d’après les analyses génétiques et l’outillage identifié, est considérée aujourd’hui comme remontant au moins à la période villanovienne, sinon à l’âge du bronze. Ce vin est exporté sur différents marchés étrangers depuis la fin du VIIe siècle, en particulier autour de la Méditerranée occidentale (Carthage, Lattes près de Montpellier), comme on le voit bien par la découverte d’amphores, qui étaient fabriquées à Caeré, à Vulci mais aussi à Pise, par celle de vases de bronze ensuite, et, en particulier, de ces cruches à long bec que l’on découvre sur de nombreux sites européens, au nord des Alpes, et jusque dans l’actuelle Tchéquie : l’absence d’amphores de transport étrusques dans les régions de Gaule intérieure – mais on en connaît maintenant à Lyon – ne prouve rien, puisque le vin étrusque a parfaitement pu être transporté dans des outres ou des tonneaux (on a même retrouvé de petits tonneaux en bois dans des tombes de Cerveteri). Non seulement les Etrusques obtenaient des rendements élevés, comme à Caeré (Columelle, 3, 3,3) où l’on fait encore du vin aujourd’hui, mais ils étaient capables de produire autre chose que la piquette de Véies dénoncée par plusieurs poètes latins : Pline, dans son Histoire naturelle (14, 68), signale par exemple que les vins de la zone Tarquinia-Vulci pouvaient être les égaux des meilleurs. Et Denys d’Halicarnasse n’hésite pas à comparer les vignobles étrusques à ceux du Falerne, au nord de Naples, qui fournissaient le roi des vins de l’Italie antique. Toute cette richesse agricole étrusque trouve son expression la plus parfaite, et non sans pittoresque, dans les raisons qui, selon plusieurs auteurs, auraient poussé les Gaulois à envahir l’Italie : c’est en leur faisant goûter le vin et l’huile d’Etrurie qu’Arruns de Chiusi aurait séduit les Gaulois, et les aurait finalement convaincus de faire le grand voyage vers le sud, vers cette région qui produisait bien au-delà des besoins de ses habitants (Tite-Live, 5, 33,2).

 

Les ressources du sous-sol, les gisements miniers ont été également loués par les écrivains grecs et romains : malheureusement, les fouilles sont un peu décevantes sur ce point, et, la plupart du temps, il est impossible de localiser et de dater précisément les mines. Celles-ci ont en effet continué à être exploitées à travers les siècles, et, bien souvent, les traces et vestiges remontant à la période étrusque ont été totalement oblitérés. Mais on a mis au jour des fours et un certain nombre d’installations métallurgiques étrusques à Populonia et d’autres sites comme celui du lac de l’Accesa, près de Massa Marittima, livrent des informations révélatrices.


Il est un point sur lequel tous s’accordent : c’est l’importance du district minier et métallurgique constitué par l’île d’Elbe et Populonia, cette dernière cité étant même qualifiée parfois de « Pittsburgh de l’Antiquité ». De Virgile, chantant à la fin du Ier siècle av. J.-C. l’île « généreuse en mines de fer inépuisables » (Enéide, 10, 173-174) à Rutilius Namatianus, lors de son voyage de retour en Gaule en 417 de notre ère, beaucoup d’auteurs ont souligné les richesses en métaux et, surtout, en fer, de l’île, surnommée en grec Aithaleia, « noire de suie » (Diodore de Sicile, 5, 13,2). On sait qu’avec la quête de terres agricoles, la recherche de ces minerais a été un des moteurs, sinon le moteur principal de la colonisation grecque le long des côtes de la mer Tyrrhénienne au VIIIe siècle, et la découverte d’hématite elbaine à Ischia, dans les îles Pithécousses des Anciens, parle d’elle-même : les Chalcidiens venus de l’Eubée étaient eux-mêmes des spécialistes du métal et on tient là un des termes de l’échange avec les Grecs ; c’est le véritable essor de la civilisation étrusque qui était en jeu, avec le phénomène d’acculturation qui s’ensuivait. Mais si, à l’époque villanovienne, les Etrusques étaient suffisamment puissants pour empêcher la progression des colons grecs plus au nord, il n’en est plus de même après leur défaite de Cumes en 474. Or, les Grecs de Syracuse sont toujours intéressés par ces mêmes richesses de l’île d’Elbe. En 453-452, les Syracusains s'en prennent donc au cœur économique de l'Etrurie, à son district minier de l'île d'Elbe. Et, en 384, après l'expédition athénienne de Sicile, ces mêmes Syracusains, placés désormais sous le pouvoir de Denys, sont de nouveau en chasse le long des côtes tyrrhéniennes, sans doute pour remonter une fois de plus jusqu'à l'île d'Elbe et Populonia : au cours de leur raid, ils saccagent et pillent au passage le très riche sanctuaire de Pyrgi.


Lorsqu'au VIe siècle, le minerai de fer de l’île d’Elbe a été transporté sur le continent à Populonia pour y être traité – le bois nécessaire aux fours venant à manquer –, les masses de scories résultant de ces opérations métallurgiques ont fini par noyer sous plus de dix mètres de hauteur les tombes de l’époque orientalisante : étant donné l’imperfection des techniques de réduction antiques et le faible rendement dans l’obtention de métal, ces scories ont été exploitées au début du XXe siècle pour en extraire le métal restant. On a connu le même phénomène dans le Berry moderne avec les scories d’époque gallo-romaine. D’ailleurs, le poète Rutilius Namatianus rapproche encore, au début du Ve siècle de notre ère, les richesses minières de l’île d’Elbe et celles du Berry gallo-romain : « ... L’île fameuse par les mines des Chalybes, Ilva, dont le produit [...] n’est pas inférieur à celui que le Biturige traite dans ses généreuses fournaises... » (De reditu suo, 349-354).


Un récit de Diodore de Sicile est bien instructif, même si cet auteur décrit des faits postérieurs à la grande époque étrusque (Diodore écrivait à l’époque de César, mais s’appuie sur Posidonius d’Apamée, lequel nous ramène à la fin du IIe siècle avant notre ère) : « L’île d’Elbe contient en abondance une roche sidérifère que l’on brise en morceaux en vue de la fonte et de la préparation du métal. Ceux, en effet, qui s’adonnent à ces opérations concassent le minerai et le torréfient dans d’excellents fours : là, sous l’effet d’un feu puissant, ils le fondent et le réduisent en lingots de dimensions convenables, qui ressemblent à de grosses éponges. Des marchands les achètent en gros et les transportent à Pouzzoles et dans les autres places de commerce. Des entrepreneurs achètent cette marchandise, la font travailler par une foule d’artisans forgerons qui sont à leur service, et produisent ainsi toutes sortes d’objets de fer. Ils fabriquent soit des armes diverses, soit des hoyaux, des faux et autres outils de très bonne qualité. Les marchands les exportent ensuite dans toutes les parties du monde, qu’ils font participer ainsi à ces commodités. » (Diodore de Sicile, 5, 13, 1-2). Ainsi, le fer elbain se retrouvait-il à cette époque à Pouzzoles, grand port du golfe de Naples, situé face à Ischia (les îles Pithécousses) qui importait cette même hématite étrusque plusieurs siècles auparavant : le choix de Pouzzoles à la fin de la République n’a rien de surprenant, puisque c’était le plus grand port de toute la région et même de l’Urbs, avant l’aménagement du site d’Ostie sous Claude puis Trajan.


Mais l’île d’Elbe n’était pas la seule zone minière d’Etrurie. C’était aussi le cas, non seulement pour l’arrière-pays de Populonia, autour de Campiglia Marittima, mais aussi pour toute la région située entre Volterra et Massa Marittima qui porte le nom révélateur de « colline Métallifère ». On exploitait le fer et le cuivre, mais aussi le plomb, l’argent et l’étain : on connaît le rôle essentiel de ce dernier dans la production du bronze, cet alliage qui nécessitait environ 10 % d’étain mélangé au cuivre, et l’étain était beaucoup moins répandu que le cuivre. La zone principale d’extraction se trouvait dans les fameuses îles Cassitérides correspondant à notre Bretagne et, surtout, à la Cornouaille anglaise : la longue route de l’étain, qu’il avait fallu instituer depuis le Sud de l’Italie, a sans doute laissé beaucoup de traces, à commencer par le cratère de Vix (dans le mobilier funéraire de la princesse celtique on trouvait aussi des bassins de bronze étrusques). Dans les environs de Massa Marittima, des fouilles très fructueuses, conduites ces dernières années autour du lac de l’Accesa, ont permis de dégager un habitat du VIIe et du VIe siècle qui était certainement celui des ouvriers et des ingénieurs exploitant les mines toutes proches : le fouilleur a pu montrer que tout cet ensemble dépendait manifestement de la cité de Vétulonia.


Autres régions métallifères à signaler : les Alpes Apuanes au nord de Pise, les environs d’Arezzo et, surtout, pour le fer, le cuivre, le plomb et l’argent, les monts de la Tolfa situés entre les deux grandes cités méridionales de Tarquinia et de Caeré, qui ont dû évidemment s’en disputer la domination. Il n’est pas sûr en revanche que les Etrusques aient déjà exploité dans ces monts de la Tolfa l’alun qui a donné son nom à la ville d’Allumiere, et qui fera plus tard la richesse des papes souverains de tout le Latium : l’alun est essentiel entre autres pour fixer les couleurs sur les tissus, pour le traitement des peaux, et devait être auparavant importé de contrées lointaines.


Si les Etrusques ont sans doute parfois exporté leur minerai, comme on l’a vu avec l’exemple d’Ischia, ils ont aussi fabriqué pour leur propre usage ou pour leurs trafics commerciaux des outils agricoles, des armes, de la vaisselle métallique, des ex-voto, statues et statuettes chefs-d’œuvre de l’art étrusque. En témoignent ces merveilles que sont la Chimère d’Arezzo et l’Arringatore du lac Trasimène, ou encore ces trépieds de Vulci, ces très nombreux candélabres, tous ces vases en bronze de service à boire, oenochoés à bec, situles, cistes, stamnos, bassins à rebord perlé ou non, qui ont été exportés sur les rivages de la Méditerranée et en Europe continentale. Les oenochoés à bec (Schnabelkanne) ont, en particulier, envahi le monde celtique par les cols alpins pendant tout le Ve siècle, et les formes de ces vases métalliques ont été beaucoup imitées par les peuples indigènes, et, peut-être, les décors figurant sur les anses de ces vases de bronze étrusco-italiques ont-ils influencé la formation de l’art celtique. Preuve de la richesse métallique des Etrusques, le fait qu’ils pouvaient déposer déjà dans leurs tombes villanoviennes un mobilier de bronze considérable, écrasant celui des nécropoles grecques contemporaines. Au début du VIIe siècle, le dépôt de piazza San Francesco à Bologne comprenait 14 838 objets et fragments de bronze qui attendaient d’être fondus pour une nouvelle utilisation. Le savoir-faire des bronziers toscans n’était pas moins reconnu : ce n’est pas un hasard si Pline l’Ancien (Histoire naturelle, 34, 34) peut attirer l’attention sur les « signa tuscanica » (statues ou statuettes étrusques). En 264 avant notre ère, lors de la prise du Fanum Voltumnae, près d’Orvieto, les Romains pourront razzier deux mille statues de bronze qui surmonteront des bases votives sur des places de l’Urbs.

 

XIIe-Xe siècle avant J.-C. : Culture protovillanovienne (âge du bronze final) : passage de l’inhumation (culture apenninique) à l’incinération dans les futures régions étrusques.

La question des origines est un des piliers de ce qu’on a appelé « le mystère étrusque ». Depuis l’Antiquité, deux théories principales s’affrontent : celle, soutenue par Hérodote, d’une origine orientale, et plus précisément lydienne (dans l’actuelle Turquie), et celle, soutenue par Denys d’Halicarnasse, d’une origine autochtone. A l’époque moderne, on a émis l’hypothèse d’une origine septentrionale. On fonde aujourd’hui certains espoirs pour résoudre ce « mystère » sur l’analyse de l’ADN parfois présent dans quelques squelettes de tombes étrusques.


IXe-VIIIe siècle avant J.-C. : Premier âge du fer : en Etrurie, culture villanovienne (ainsi appelée d’après le site de Villanova di Castenaso, près de Bologne, fouillé peu après 1850). Ce faciès villanovien, marqué en particulier par la présence dans les tombes d’une urne cinéraire de forme biconique, se rencontre non seulement autour de Bologne, mais aussi à Verucchio, près de Rimini, ainsi que dans une partie de la Campanie (autour de Pontecagnano).


775 avant J.-C. : Arrivée des premiers colons grecs en « Italie », les Chalcidiens d’Eubée, dans les îles Pithécousses (l’actuelle Ischia).


814 avant J.-C. : Date traditionnelle de la fondation de Carthage.


753 avant J.-C. : Date traditionnelle de la fondation de Rome.


750 avant J.-C. : Les Eubéens fondent à Cumes la première colonie grecque d’Occident : c’est en même temps la plus septentrionale de toutes les colonies grecques, preuve de l’attrait des Grecs pour les richesses minières d’Etrurie.


720-580 avant J.-C. : Phase orientalisante de la civilisation étrusque.


700 avant J.-C. : Premières inscriptions et début de la grande peinture funéraire (à Véies : tombe des Lions rugissants ; et à Tarquinia : tumulus de la Reine). L’alphabet étrusque résulte d’un emprunt à des alphabets grecs, en particulier à celui des Eubéens de Cumes, et les Etrusques sauront adapter cet instrument à leur propre phonologie (ainsi, ils n’utilisent pas les consonnes sonores comme le B, le D et le G). Quant à leur langue, elle reste aujourd’hui isolée, en dépit de toutes les tentatives de rapprochement : l’étrusque ne fait pas partie du groupe des langues indo-européennes. Dans ces conditions, on lit l’étrusque de façon satisfaisante, mais le lexique reste en grande partie inconnu, même si on comprend beaucoup d’inscriptions au demeurant souvent très courtes. (On possède un peu plus de 10 000 inscriptions étrusques.) 


675 avant J.-C. : Début de la production du bucchero (Caeré, Tarquinia), céramique noire nationale des Etrusques, obtenue par une cuisson réductrice très bien maîtrisée : les premiers exemplaires, fins et brillants, forment le bucchero sottile qui sera suivi, en particulier à Chiusi, du bucchero dit « pesante ».

Tombes princières, comme la tombe Regolini-Galassi de Caeré (Cerveteri) qui comprend de superbes bijoux en or illustrant toute la technique des orfèvres étrusques (filigrane, granulation).


657 avant J.-C. : Le marchand corinthien Démarate, père du futur Tarquin l’Ancien, s’installe à Tarquinia après son exil, entraînant avec lui artistes et artisans grecs. C’est l’illustration même du commerce en Méditerranée entre Etrusques et Grecs : mais les échanges sont importants avec bien d’autres régions comme Carthage ou le Sud de la Gaule.


630 avant J.-C. : Début de la production de la céramique étrusco-corinthienne.


615 avant J.-C. : Début du règne de Tarquin l’Ancien, premier roi de la dynastie étrusque de Rome. Les modalités de cette présence étrusque à Rome sont l’objet de discussions : conquête militaire menée par différentes cités étrusques (Véies, Caeré, Vulci, Tarquinia, Chiusi…) ou immigration de populations venues d’Etrurie à différentes époques ? Rome n’a jamais été vraiment une « ville étrusque ».


600 avant J.-C. : Fondation de Marseille par des colons phocéens.

C’est peut-être à ce moment que se forme la confédération étrusque des Douze Peuples dont la principale unité est d’ordre religieux. L’Etrurie ne sera jamais qu’un ensemble de cités, avec leur capitale et leur territoire, et en aucun cas un empire homogène et centralisé. Parmi les principales cités, Véies, Caeré, Tarquinia, Vulci, Volterra, Arezzo, Cortone, Pérouse, Volsinies (l’actuelle Orvieto).

 

Vers 580 avant J.-C. : Fondation de Gravisca, un des ports de Tarquinia. Il s’agit là d’un exemple d’emporium, sorte de port-franc et de sanctuaire, dans lequel des marchands et armateurs étrangers (ici des Grecs venus en particulier d’Egine, comme le célèbre armateur Sostratos) sont accueillis par les Etrusques et placés sous la protection de leurs propres dieux (Héra, Apollon, Aphrodite, Déméter).


578-534 avant J.-C. : Règne de Servius Tullius (appelé en étrusque « Maxtarna ») arrivé à Rome de Vulci avec les frères Vibenna : tous trois sont considérés comme des condottieri, spécialistes de l’art de la guerre (cf la tombe François de Vulci).


Vers 565 avant J.-C. : Fondation de la colonie phocéenne d’Alalia (= Aléria) sur la côte orientale de la Corse.


Vers 550 avant J.-C. : Fondation de Pyrgi, port-emporium de Caeré qui accueillait des marchands et des dieux carthaginois. Ce sanctuaire, qui deviendra célèbre et riche, était relié à sa métropole par une voie sacrée. Il était composé en fait de deux parties : au nord, un ensemble de deux grands temples (cf la plaque de terre cuite illustrant un épisode des Sept contre Thèbes) entre lesquels on a trouvé une vasque avec les trois lamelles d’or, et un sanctuaire méridional abritant plusieurs chapelles.


Vers 540 avant J.-C. : Bataille navale dite « d’Alalia » ou encore « de la Mer sarde ». Victoire des flottes de Caeré et de Carthage sur celles des Phocéens et des Marseillais. Les Phocéens doivent quitter la Corse qu’ils laissent aux Etrusques. C’est l’apogée de la thalassocratie étrusque, c’est-à-dire de la domination militaire et commerciale des Etrusques sur les mers. Illustration de cette domination, le fait que les deux mers entourant l’Italie portent encore des noms rappelant l’antique Etrurie : à l’ouest, la mer Tyrrhénienne (= Etrusque en grec), et, à l’est, l’Adriatique tirant son nom du port étrusque d’Adria, au nord du delta du Pô.

A partir de cette date, la nécropole des Monterozzi à Tarquinia a livré de nombreux hypogées aux murs couverts de fresques, qui représentent environ 2 % de l’ensemble des tombes : ces tombes peintes appartiennent à la catégorie la plus riche de la population. On trouve des peintures, mais beaucoup plus rarement, dans d’autres cités, et surtout à Chiusi.


534-509 avant J.-C. : Règne de Tarquin le Superbe (cet adjectif renvoyant à sa conduite tyrannique).


509 avant J.-C. : Le tyran Tarquin est chassé de Rome qui institue la république. Porsenna, roi de Chiusi, met le siège devant la ville. Inauguration du temple dédié à Jupiter Capitolin, dont le décor de terre cuite est l’œuvre d’artisans étrusques (Vulca de Véies).


504 avant J.-C. : L’armée d’Arruns, fils de Porsenna, est vaincue par Aristodème de Cumes et les Latins à Aricie, au sud de Rome.


480 avant J.-C. : Victoire des Syracusains sur les Carthaginois à Himère (Sicile) : synchronisme établi par les historiens anciens avec la bataille de Salamine (recul général des Barbares en Méditerranée devant les Grecs).


477 avant J.-C. : Guerre entre Rome et Véies : désastre au Crémère pour l’armée gentilice des Fabii.


474 avant J.-C. : Victoire navale de Hiéron de Syracuse sur les Etrusques à Cumes (casques étrusques dédiés à Zeus olympien).


423 avant J.-C. : Prise de Capoue par les Samnites.


415-413 avant J.-C. : Les Etrusques envoient trois navires pour soutenir Athènes lors de son expédition contre Syracuse.


406-396 avant J.-C. : Dernière guerre romano-véienne et siège de Véies mené par le général Camille pendant dix ans (c’est la guerre de Troie des Romains) : la ville est détruite et son territoire confisqué.


390 avant J.-C. : Invasion gauloise et siège de Rome.


384 avant J.-C. : Raid syracusain mené par le tyran Denys contre le très riche et célèbre sanctuaire de Pyrgi.


358-351 avant J.-C. : Guerre impitoyable (sacrifices humains) entre Tarquinia et Rome, suivie d’une longue trêve de quarante ans, cependant que Caeré penche du côté romain.

 

302 avant J.-C. : Rome intervient à Arezzo pour mater une révolte servile et remporte une victoire sur Roselle.


295 avant J.-C. : Troisième guerre samnite : victoire romaine à Sentinum sur une coalition formée d’Etrusques, de Gaulois, d’Ombriens et de Samnites.


280 avant J.-C. : Triomphe romain après la victoire sur Vulci et Volsinies.


264 avant J.-C. : Volsinies (Orvieto), dernière cité étrusque indépendante et capitale de la confédération, est conquise par Rome : les habitants sont chassés de leur ville et contraints de s’installer au bord du lac de Bolsena.

Le sanctuaire confédéral du Fanum Voltumnae est en partie pillé, mais continuera sans doute à vivre au ralenti, jusqu’à ce qu’Auguste ou Claude restaurent une sorte de ligue étrusque, plus ou moins folklorique, dans le cadre de leur politique italienne.


217 avant J.-C. : Deuxième guerre punique : victoire d’Hannibal sur les Romains au lac Trasimène, au pied de la ville étrusque de Cortone.


205 avant J.-C. : Plusieurs cités étrusques, de bonne grâce ou non, apportent leur contribution (matériaux pour la flotte et l’armée, ravitaillement) à Scipion partant en Afrique : il s’agit de Caeré, Tarquinia, Volterra, Pérouse, Arezzo, Chiusi, Roselle et Populonia.


191 avant J.-C. : Fondation d’une colonie romaine à Pyrgi, l’ancien port de Caeré.


91-88 avant J.-C. : Guerre « sociale », c’est-à-dire entre Rome et ses alliés : les Italiens situés au sud du Pô et, donc, les Etrusques, reçoivent la citoyenneté romaine à l’issue du conflit.


83-40 avant J.-C. : Guerres civiles entre imperatores romains (Marius-Sylla, César-Pompée, Octave-Antoine) dont l’Etrurie subit les conséquences : exil de partisans de Marius, siège de Pérouse.


27 avant J.-C. : Réformes administratives d’Auguste : l’Italie est divisée en onze régions, l’Etrurie étant la VIIe. Le latin est désormais la langue officielle, même si certains érudits continuent sans doute à étudier l’étrusque.


Vers 15 de notre ère : Dernière inscription étrusque connue : c’est une inscription bilingue étrusco-latine trouvée à Arezzo.


    41-54 : Règne de l’empereur Claude, lyonnais et premier historien du peuple étrusque. Il rédige en grec un ouvrage sur les Etrusques. Mise en place de la ligue des XV peuples d’Etrurie, qui succède à la dodécapole dont le sanctuaire confédéral du fanum Voltumnae a dû subsister après la défaite de 264 : ce fanum se trouvait aux pieds du rocher d’Orvieto et est aujourd’hui l’objet de fouilles prometteuses.


    47 : Réorganisation du collège des haruspices. L’haruspicine est une science divinatoire qui repose sur l’examen des entrailles et, en particulier, du foie (cf le Foie de Plaisance), des victimes sacrifiées. La science religieuse des Etrusques ou Etrusca disciplina comprenait des livres consacrés aux foudres (libri fulgurales), aux rites (libri rituales) et à l’haruspicine (libri haruspicini) : ces livres sacrés avaient été traduits en latin au cours du Ier siècle av. J.-C.


    337 : Rescrit d’Hispellum. Cette inscription, mise au jour à Spello en Ombrie et datant du règne de Constantin, est un des rares documents permettant de supposer que le fanum Voltumnae se trouvait près de Volsinies (l’actuelle Orvieto).


    409 : Siège de Rome par Alaric. Les haruspices étrusques proposent encore leurs services. Les Etrusques ont toujours été considérés dans l’Antiquité comme un peuple particulièrement religieux (cf Tite-Live, 5, 1,7) et leur religion a gardé son importance tout au long de l’empire, à tel point qu’elle a été considérée comme « le dernier rempart du paganisme romain » (D. Briquel).

     

    Début du XIIIe siècle : Fréquentation médiévale de tombes (tomba Bartoccini) de la nécropole des Monterozzi à Tarquinia : des graffiti ont été laissés par certains personnages, entre autres des membres de l’ordre des Templiers, qui indiquent avoir copulé dans cette « grotte ».


    1498 : Annio da Viterbo, moine dominicain, publie en latin ses douze volumes d’Antiquités variées qui font la part belle aux Etrusques, mais aussi à des faux et à des divagations renvoyant à la Bible.


    1507 : Mise au jour d’un grand tumulus orientalisant à Castellina in Chianti, qui a peut-être inspiré à Léonard de Vinci son dessin d’un mausolée.


    1537-1575 : Principat de Côme Ier de Médicis qui promeut la redécouverte des Etrusques à des fins politiques. En 1570, il obtient le titre de Grand-duc de Toscane (en latin Magnus Dux Etruriae, comme on peut le voir sur la base de sa statue équestre à Florence).


    1553 : Découverte de la Chimère d’Arezzo.


    1566 : Découverte de l’Arringatore (le « Harangueur ») près du lac Trasimène, que l’on prend comme exemple de l’orateur romain, mais dont une inscription, gravée sur le bas de sa toge, montre bien qu’il s’agit d’un personnage étrusque.


    1619 : Th. Dempster rédige un remarquable ouvrage d’ensemble sur les Etrusques, le De Etruria regali, lequel ne sera publié que plus d’un siècle plus tard.


    1726 : Fondation de l’Accademia Etrusca de Cortone, une société savante qui jouera un rôle important dans les études étrusques et qui existe encore aujourd’hui.


    1789 : L’abbé Luigi Lanzi publie son Saggio di lingua etrusca e di altre nazioni d’Italia, qui fait le point sur l’alphabet et la langue étrusques.


    1829 : Fondation de l’Institut de Correspondance archéologique (Rome)


    1836 : Découverte de la tombe Regolini-Galassi à Cerveteri (en 1820, l’édit Pacca avait institué des règles concernant les fouilles archéologiques dans les Etats du Pape : première initiative d’une politique patrimoniale).


    1837 : Inauguration du Museo Etrusco Gregoriano au Vatican.


    1870 : Inauguration à Florence, alors capitale du royaume d’Italie, du Musée archéologique, censé devenir le grand musée italien des antiquités étrusques.


    1889 : Inauguration à Rome, désormais capitale du royaume d’Italie, du musée de Villa Giulia.


    1916 : Mise au jour de l’Apollon de Véies.


    1928 : Premier Congrès international étrusque à Florence et Bologne (la revue Studi Etruschi avait vu le jour l’année précédente).


    1955 : Première exposition étrusque d’envergure à l’échelle européenne (présentée à Paris, Milan, Zurich, La Haye, Oslo, Cologne).


    1985 : Année étrusque : plusieurs grandes expositions dans différentes villes d’Italie, et Second Congrès international étrusque à Florence.


    1992-1993 : Exposition « Les Etrusques et l’Europe » (Paris, Grand Palais et Berlin, Altes Museum). 

     
     
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