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Aspendos
un merveilleux théâtre antique
Une cité hellénistique
Si l'on se réfère à la tradition grecque, ce fut Mopsos, devin d'Argos et petit-fils de Tirésias, qui fonda la cité d'Aspendos. Vraisemblablement édifiée à l'emplacement d'une bourgade de l'âge du fer, la ville connut un développement rapide et fut la première à frapper des monnaies d'argent en Pamphylie, dès le Ve siècle avant notre ère, ce qui correspond à une activité économique d'envergure. Selon Strabon, Aspendos était renommée pour sa production de vin et d'olives. La cité adhéra à la ligue de Délos placée sous l'égide d'Athènes. Elle était située près des rives de l'Eurymédon, alors navigable, et vit se dérouler, au cours de la seconde guerre médique, une importante bataille opposant aux Perses les forces grecques de Cimon. Celles-ci détruisirent plus de 200 vaisseaux perses, ruinant ainsi les espoirs de reconquête que caressait le Grand Roi, ulcéré d'avoir perdu les cités grecques de la côte ionienne. Occupée en 330 av. J.-C. par Alexandre le Grand, elle fit ensuite partie du royaume de Pergame, d'abord vassal de l'empire hellénistique des Séleucides avant de devenir indépendant sous l'autorité des Attalides. En 133 av. J.-C., le dernier souverain de Pergame, Attale III, dépourvu d'héritier, légua son royaume à Rome qui prit ainsi possession d'Aspendos. Comme de coutume, la puissance conquérante n'eut de cesse d'affirmer sa grandeur à travers l'architecture urbaine, tant et si bien qu'aujourd'hui, il ne reste plus guère de traces de la ville hellénistique et que le site d'Aspendos est celui d'une cité typiquement romaine.

La ville romaine
Après avoir longé un grand stade dont les gradins sont construits sur des infrastructures voûtées, mais malheureusement non restaurées à ce jour, on franchit l'une des portes de la ville et, immédiatement, le regard est attiré par l'imposante silhouette du théâtre qui fait la gloire du site. Cependant, il n'est pas inintéressant d'obliquer vers ce qui fut le centre de la cité. Abandonné après les invasions arabes du VIIe siècle, celui-ci n'a rien de spectaculaire, mais on décèle encore, près de l'antique agora, qui était entourée d'édifices publics, une grande basilique longue de 105 mètres, qui était le lieu où se négociaient les affaires. Un bâtiment abritant un tribunal – un bouleutêrion – se dressait à proximité, ainsi qu'un grand marché couvert précédé d'une stoa, préfiguration des bazars orientaux. Elément incontournable de l'urbanisme romain, un imposant nymphée dont l'entablement était richement décoré de statues voisinait avec des thermes, alimentés par un aqueduc. Construit par Tiberius Claudius Italicus au IIe siècle, il est l'un des mieux conservés d'Asie Mineure.

Le théâtre
Le théâtre d'Aspendos est, sans conteste, le mieux conservé de tous les théâtres antiques et marque l'apogée de la construction de ce type d'édifice par les architectes romains. Seule concession à la conception grecque du théâtre, il est partiellement adossé à la colline, mais l'essentiel de la cavea repose sur des substructures en berceau qui forment un mur de soutènement concentrique. Bien que de tracé légèrement plus ouvert que le demi-cercle romain, il forme, contrairement au théâtre grec ouvert sur le paysage, un monde clos par le monumental mur de 22 mètres de haut qui ferme le bâtiment de scène ! Les entrées latérales, les parodoi, sont, toujours dans le style romain, parallèles à la scène et couverts. Autrefois entièrement recouvert de dalles de marbre blanc, le front de scène, ouvert de cinq portes, est divisé en deux registres architecturaux et comporte des niches qui étaient ornées de statues. A l'extérieur, on voit encore parfaitement les orifices par lesquels passaient les cordages qui servaient à tendre le velum pour protéger les 18 000 spectateurs des ardeurs du soleil. Conçu par l'architecte Zeno, fils de Théodore, durant le règne de l'empereur Marc-Aurèle, ce théâtre est dédié « aux dieux du pays ». Au IIIe siècle, l'orchestra, fut ceinte d'un muret de pierre pour permettre les combats de gladiateurs. L'édifice fut encore utilisé à l'époque byzantine, mais fut abandonné au lendemain des invasions musulmanes. Lorsque la région fut intégrée dans le royaume des Seldjoukides de Rum, il fut restauré pour être utilisé comme caravansérail – certains disent comme palais d'été du sultan – ce qui explique son exceptionnel état de conservation. Aujourd'hui, le théâtre d'Aspendos est le cadre d'un grand festival international d'opéra et de ballet. Avant de quitter Aspendos, il faut également aller admirer le pont de pierre à trois arches que les Seldjoukides jetèrent au XIIIe siècle sur le Köprüçay, l'antique Eurymédon.
 

 
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