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La galerie Tretiakov
Le musée de l'art russe
La galerie Tretiakov est l'un des plus anciens et plus prestigieux musées de Moscou. Elle doit son nom à son fondateur, Pavel Tretiakov, un riche négociant passionné d'art, patriote russe et soucieux du rayonnement culturel de son pays. En1860, il écrivait dans son premier testament : « Pour moi, amoureux sincère de la peinture, il ne peut exister un désir plus louable que celui de fonder un musée des Beaux-Arts. Je souhaiterais laisser une galerie nationale où seraient exposés les tableaux des peintres russes. » Dès l'origine, il constitue ainsi sa collection dans l'idée de promouvoir l'identité artistique de la Russie, au moment où un art véritablement national s'affirme aussi à travers le théâtre, la littérature et la musique. Ni la noblesse du sujet ni la perfection formelle ne déterminent ses choix mais plutôt la capacité à capter la beauté du monde dans ses moindres expressions : « Présentez-moi ne serait-ce qu'une flaque boueuse pourvu qu'elle contienne la vérité et la poésie, car la poésie peut être partout présente, c'est là que je vois le rôle du peintre ! »
Pendant près de cinquante ans, indifférent à la critique comme à la censure, mais souvent conseillé par ses amis artistes ou écrivains, Pavel se consacre corps et âme à l'enrichissement de sa galerie. A la fin du XIXe siècle, elle est déjà perçue à Moscou comme un lieu culturel incontournable. Véritable trésor national, elle abrite aujourd'hui en deux lieux distincts – la « Tretiakovka » d'origine et la « Nouvelle galerie Tretiakov » – près de 140 000 œuvres, retraçant huit siècles d'histoire de l'art russe.

Un rêve devenu réalité

Tout commence en 1856, lorsqu'à peine âgé de 24 ans, Pavel Tretiakov entreprend de collectionner des œuvres de la jeune école russe et acquiert deux toiles, l'une signée Nikolai Childer et l'autre Vassili Khoudiakov. Au début de la décennie 1860, il possède déjà plusieurs dizaines de tableaux et ne tarde pas à concentrer son attention sur toute une génération de peintres d'inspiration réaliste dénommés « les ambulants ». Ces derniers organisent en effet des expositions itinérantes, destinées à les faire connaître et à rendre l'art accessible à un plus large public. Sous l'impulsion d'Ivan Kramskoï, auteur de la mystérieuse Inconnue, les tenants de la nouvelle école rejettent l'académisme de leurs aînés. D'abord dénigrés, ils bénéficient finalement d'une véritable reconnaissance grâce au soutien inconditionnel de leur protecteur. Bien des années plus tard, Ilia Répine, à qui l'on doit le tableau d'Ivan Le Terrible et son fils saura lui rendre hommage en déclarant : « A lui seul, Pavel Tretiakov a permis à l'école russe de s'affirmer. » Son insatiable curiosité comme son désir d'exhaustivité le conduisent au fil des années à explorer d'autres périodes de l'histoire de l'art – la première moitié du XIXe siècle, puis le XVIIIe siècle – et à s'intéresser enfin aux icônes anciennes. Par ailleurs, il commande à différents peintres les portraits des personnalités les plus illustres de son temps parmi les artistes, les savants et les écrivains, ainsi ceux de Dostoïevski ou de Tolstoï, autant de « personnages chers à la nation ». Le développement permanent de la collection nécessite dès 1872, la création d'un nouveau local, rue Lavrouchinski, attenant à la demeure de Tretiakov, désormais trop étroite. En 1892, il lègue à la ville de Moscou son musée et meurt en 1896, après avoir réalisé le grand rêve de sa vie.

D'un régime à l'autre, la consécration définitive

Au tournant du siècle, on décide d'aménager puis d'agrandir le bâtiment selon les plans de Victor Vasnetsov. Véritable curiosité architecturale, la façade de style « néorusse » se pare alors de son emblématique Saint Georges terrassant le dragon. Les collections continuent à s'accroître et comptent près de 4 000 œuvres d'art à la veille de la Révolution bolchévique. Nationalisée par Lénine en 1918, la galerie Tretiakov réaffirme à ce tournant de l'Histoire sa vocation première : représenter l'art russe dans son ensemble afin d'éduquer le plus grand nombre. La spoliation et la nationalisation d'anciennes collections privées comme la réorganisation de nombreux musées permettent d'enrichir considérablement le fonds de la galerie. En l'espace de quelques années, le nombre d'œuvres conservées est ainsi multiplié par douze. L'une des plus célèbres icônes de l'art russe, La Trinité de Roublev, intègre les collections du musée, au moment où triomphe le réalisme socialisme. En même temps, on décroche des cimaises toutes les productions d'avant-garde : taxées de formalisme et d'art « petit-bourgeois », les œuvres de Mikhaïl Larionov, Natalia Gontacharova, Wassily Kandinsky ou encore Marc Chagall disparaissent dans les réserves. Justice leur est rendue depuis 1985 avec la création de la Nouvelle Galerie Tretiakov, mettant à l'honneur tous les artistes russes de 1910 jusqu'à nos jours. D'un site à l'autre, c'est bien la quintessence de la culture russe qui s'offre ainsi au regard du visiteur.
Pour visiter la galerie Tretiakov avec Clio
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