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Oulan Bator et le désert de Gobi
Le domaine des Mongols
Sur le long trajet du Transsibérien qui relie Moscou à Pékin via la Mongolie, la traversée des plaines où chevauchent depuis des siècles les cavaliers nomades constitue un moment fort. Les premières émotions naissent à la découverte d'Oulan Bator, la capitale du pays, aux aspects très contrastés. Elles s'amplifient dans les monastères redevenus de hauts lieux de la spiritualité bouddhiste. Elles culminent enfin dans le royaume des grands espaces par excellence, le désert de Gobi, où les nomades qui le parcourent plantent toujours leurs yourtes où bon leur semble, dignes héritiers des fiers guerriers qui se lancèrent jadis à la conquête du monde.

Oulan Bator

Plantée à 1 350 mètres d'altitude dans une plaine bordée de hautes montagnes qui lui servent d'horizon, Oulan Bator est une ville tout d'abord déroutante, mais qui se révèle étonnante quand on prend la peine de l'aborder sans a priori. En la parcourant, on passe sans coup férir de quelques rues anciennes à des bâtiments sortis tout droit du réalisme soviétique le plus pur, pour déboucher sur des constructions résolument contemporaines, aux silhouettes parfois futuristes. Les origines de la ville ne sont pas très anciennes, mais présentent un caractère original, rattaché à l'évolution de la vie politique et religieuse du pays au XVIIe siècle. C'est l'instant où les Mongols, fiers de leur autonomie préservée depuis leur glorieux passé – que l'on se remémore seulement l'épopée de Gengis Khan au XIIIe siècle – nourrissent les craintes les plus vives envers la dynastie mandchoue qui, en pleine expansion, menace d'envahir leur territoire. Pour résister à cette pression des empereurs du Milieu, le plus influent des khans mongols décide d'une politique centralisatrice qui passe par une propagation de la religion bouddhiste dans le pays. Pour ce faire, il nomme son fils, Zanabazar, à la tête d'une succession de chefs réincarnés, dont la « dynastie » aura longue vie. C'est lui qui, en 1639, fonde le premier campement autour de la yourte du chef. Au gré des migrations annuelles, le camp finit par trouver sa place définitive au nord du Bogd Khan, le sommet le plus sacré aux yeux des Mongols. Oulan Bator est née et fixée, sans que ses maîtres successifs ne remettent en cause son statut de capitale.
Le patrimoine historique de la ville est centré autour du palais d'Hiver de Bogd Khan, du début du XXe siècle, la seule qui subsiste parmi les nombreuses résidences du dernier « roi » de Mongolie, avec sa suite de salles somptueuses organisées autour d'une multitude de cours et de portiques. Le monastère de Choijin-Lama est, lui aussi, un véritable musée. Désaffecté, il s'ouvre sur un premier temple nommé « Maharaja ». L'entrée est flanquée de statues de guerriers, aux fonctions apotropaïques, censées éloigner les mauvais esprits. Au nombre de quatre, les soldats gardiens du temps sont d'une belle taille et, chose singulière, réalisés en papier mâché. Dans la salle principale, une effigie de Shakyamuni, le Bouddha historique, est flanquée de ses deux disciples : Choijin-Lama en personne et Baltung Choimba, dont les restes momifiés se trouvent à l'intérieur de la statue !

Le monastère de Gandantegchilen

C'est le plus intéressant de tous ceux qui s'élèvent autour d'Oulan Bator. Ensemble bouddhiste de style tibétain, son nom signifie « la grande place de la joie complète », à lui seul tout un programme de félicité. Revivifié depuis quelques années, il accueille aujourd'hui près de mille moines. Lors de sa construction en 1809, il portait le nom de Shan Sum (« monastère jaune ») et s'élevait au centre de la ville. Vingt ans plus tard, il fut déplacé sur une colline alentour et reçut son nom actuel. Il est depuis devenu le principal centre religieux du bouddhisme tantrique de Mongolie, auquel sont affiliés de nombreux collèges de théologie, d'astrologie, de médecine. Le complexe de bâtiments semble tout entier ordonné autour de la spectaculaire statue, haute de plus de 25 mètres, de Megjid-Janraiseg, un bodhisattva ou sage qui guide les hommes dans le chemin de la Vérité. La statue originelle, abattue par les communiste, aurait, dit-on, servi à fondre des balles lors du siège de Leningrad ! Sa renaissance a été vécue comme un symbole du renouveau démocratique du pays. Faite de cuivre recouvert d'or, vêtue d'un riche manteau de soie et de brocard parsemé de pierreries, elle a été inaugurée par le Dalaï Lama.

Le désert de Gobi

Quatrième du monde par sa superficie, le Gobi (« désert » en langue mongole) est unique. Il reste la terre d'élection des nomades depuis des siècles. Ils s'y déplacent toujours sur fond de massifs rocheux, de vallées profondes et de plaines infinies. Toujours en mouvement. Comme leur pays, lui aussi en pleine mutation. A une altitude moyenne de 1 000 mètres, le Gobi bat tous les records d'amplitude thermique (90°) : les étés peuvent y être étouffants, les hivers glaciaux. Pourtant, les hommes n'ont jamais cessé de le sillonner, leurs familles vivant sous la yourte, ingénieuse armature de bois recouverte de peau et de feutre, en accord avec la nature. Ou parfois en « désaccord ». Car le pays est rude et, sans les bêtes, la vie y serait impossible ! Moutons, chèvres, vaches, chameaux et chevaux fournissent l'essentiel : lait, peaux, laine, viande et moyen de locomotion, le cheval étant comme une sorte d'excroissance du Mongol, animal qu'il maîtrise comme personne. Le Gobi reste – pour combien de temps ? – un des derniers espaces vraiment sauvages à découvrir.
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TS 31 - 16 jours

Rêvée dès 1881 par le tsar Alexandre III, la construction du Transsibérien répondait tout à la fois aux impératifs militaires de défense de l’immense empire tsariste, et de mise en valeur des richesses ... Découvrir ce voyage
 

 
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