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Vilnius
La Rome des Pays Baltes
Egale de Rome, Vilnius ? La comparaison peut paraître audacieuse, voire volontairement provocatrice. Elle nécessite pour le moins une explication. Contrairement à ses deux voisins septentrionaux, l'Estonie et la Lettonie, la Lituanie est majoritairement catholique. Comme la Pologne, auquel un même destin historique la lia longtemps, elle fut, aux XVIe et XVIIe siècles, le fer de lance de la Contre-Réforme dans la région. Cela vaut à sa capitale une extraordinaire parure d'églises baroques qui ponctuent le paysage urbain de leurs coupoles élancées, tout comme l'Urbs vue du Janicule, prend la forme ronde de ses églises. Et quand les chaleurs estivales s'installent pour plusieurs jours, il flotte sur Vilnius une impression méridionale. Les ruelles piétonnes, bordées de façades aux tons pastel, invitent à la flânerie. Sur une placette, un glacier vante ses produits, dans un coin, une délicieuse fontaine rafraîchit les passants de son gargouillis léger. Comme un coin d'Italie égaré en terre balte...

La colline de Gédiminas
Toute découverte de Vilnius doit commencer ici : sur la colline de Gédiminas. C'est l'occasion de rendre hommage à Gédiminas Ier, prince du grand-duché de Lituanie et véritable fondateur de la ville en 1323. Il y attire marchands et prêtres, contribuant au développement économique et intellectuel, assorti d'une grande tolérance religieuse. Il faut dire qu'en ce début du XIVe siècle, la Lituanie est le dernier grand Etat païen d'Europe orientale. Cet état de fait cesse en 1387 quand le grand-duc Jagaila/Jagellon reçoit le baptême chrétien et réalise dans la foulée l'union avec la Pologne qui durera près de deux siècles, de 1387 à 1569. Au fil du temps, l'influence polonaise est de plus en plus forte, et explique le succès de la Contre-Réforme au XVIe siècle. Les jésuites ouvrent à Vilnius une prestigieuse université en 1570 et élèvent quantité d'édifices religieux. Ce sont eux que l'on aperçoit depuis la colline, dans un très beau panorama urbain. L'océan des toits de tuiles rouges laisse échapper de place en place les îles plus claires des clochers et des frondaisons des parcs.
Depuis ce point, où s'élevait le château d'origine, la ville a connu un développement radial encore visible aujourd'hui dans le réseau des voies, typique du Moyen Age, aéré de quelques places créées ultérieurement. Au pied de la colline, on rencontre tout de suite la cathédrale, comme un symbole des pouvoirs temporel et religieux à la fois unis et rivaux. C'est un édifice composite mais attachant, notamment dans ses souterrains du XIIIe siècle qui permettent de lire comme à livre ouvert toute l'histoire du pays. Face à la colonnade néoclassique qui lui sert de façade, s'ouvre la large perspective de l'avenue Gédimino, sorte de Champs-Elysées de Vilnius.

Sainte-Anne et autres merveilles
Si on veut aller à la rencontre des beautés de la ville, il faut suivre vers le sud les trois rues qui lui servent d'épine dorsale : Piliès, Didzioji et Ausros Vartu. S'y succèdent un impressionnant ensemble de façades baroques colorées, ponctuées de frontons tantôt triangulaires tantôt arrondis, ouvertes par des portails tourmentés sur d'intimes cours à arcades en anse de panier. Il faut veiller, de temps en temps, à s'éloigner quelque peu de ce parcours obligé pour dénicher quelques-uns des trésors de la ville.
Vue de loin, l'église Sainte-Anne pourrait sembler faite de pain d'épice dont elle a la couleur, et on ne serait pas surpris de la voir figurer dans l'univers fantastique de Hänsel et Gretel, le célèbre conte des frères Grimm. C'est pourtant bien de briques qu'elle est bâtie, un assemblage de trente-trois sortes différentes, tout en nuances de tons et de formes, dentelle légère de courbes et de contre-courbes, de creux et de redents. Cet adorable édifice, aux proportions de bonbonnière, est si mignon que Napoléon, de passage à Vilnius, aurait regretté de ne pouvoir l'emmener en France « dans le creux de sa main » !
A l'opposé, le vaste ensemble de l'université témoigne par son ampleur de la puissance de cette institution dans la Vilnius baroque. Elle ne compte pas moins de treize cours intérieures, dont la plus grande est embellie par la superbe façade baroque de l'église Saint-Jean, que l'on croirait sortie des mains d'un architecte romain, avec son fronton à étages, ondulant sous ses convexités et ses concavités.
Poursuivant la promenade vers le sud, on pénètre bientôt dans le périmètre de l'ancien ghetto de Vilnius. La synagogue de style mauresque témoigne encore de ce qui fut une des plus importantes communautés juives d'Europe orientale, au point que la cité était appelée la « Jérusalem de Lituanie ». Entre les deux guerres mondiales, les Juifs constituaient 40 % de la population de la ville. Seuls quatre mille habitent encore aujourd'hui les ruelles étroites de ce quartier en pleine réhabilitation, qui vit naître Romain Gary.
La découverte de Vilnius se termine à la porte de l'Aube, le seul des neuf passages de l'enceinte du XVIe siècle qui ait échappé aux ravages du temps. Une fenêtre, illuminée le soir, laisse entrevoir l'icône miraculeuse de la Vierge, peinte en 1620. Les Lituaniens lui vouent un culte fervent et populaire.

Derrière les monuments, c'est l'ambiance de Vilnius qui est unique. Les rues changent de couleur selon qu'on les parcourt tôt le matin ou à la tombée de la nuit. Les projecteurs accentuent le mystère qui plane sur telle ou telle place, surmontée de la façade tourmentée d'une église. Vilnius n'est peut-être pas tout à fait l'égale de Rome, mais ce qu'elle a à nous offrir suffit largement à notre plaisir...
Pour visiter Vilnius avec Clio
PB 31 - 9 jours

Aux confins orientaux de la Baltique, jaloux d’une identité fondée sur de profondes racines culturelles, les pays Baltes participèrent de toute l’histoire tumultueuse de l’Europe du Nord depuis plus de ... Découvrir ce voyage
 

 
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