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Vientiane
Au royaume du Million d'éléphants
Le Lane Xan, fils du Mékong
Le Laos fait figure d'exception parmi les pays d'Asie du Sud-Est : il est le seul à ne pas disposer d'un accès à la mer. Pays de hautes collines au climat tropical humide marqué par la mousson, il s'articule autour du cours moyen du Mékong qui, après avoir franchi les chaînes du Nord en une profonde vallée entrecoupée de petits bassins comme celui de Louang Prabang, s'élargit une première fois dans la vaste plaine de Vientiane avant de se frayer à nouveau un passage dans la cordillère annamitique pour déboucher dans la plaine de Savannakhet et de s'acheminer lentement vers le Cambodge et son delta au Vietnam.
Entre hautes terres et zones amphibies, la péninsule indochinoise vit naître, se diviser, disparaître plusieurs royaumes, au gré de l'arrivée de nouveaux peuples venus des confins méridionaux de la Chine. Après le royaume de Chen La, dirigé par des souverains hindouistes qui fondèrent plusieurs cités sur le moyen Mékong, les peuples lao qui, de fait, recouvrent des origines ethniques différentes – Thaïs, Mon-Khmer, Hmong, etc. – pénétrèrent progressivement dans la région au cours du Ier millénaire de notre ère. L'affaiblissement du royaume khmer d'Angkor et la disparition du royaume de Nanchao sous les coups de la dynastie mongole de Chine, permirent la constitution de petits Etats lao, tels que celui du Lane Xan – le royaume du Million d'éléphants –, dont le cœur était niché au sein de collines, autour de Louang Prabang et qui connut un apogée au XIIIe siècle. Remarquablement situé sur une boucle du Mékong, le bourg de Vientiane commença certainement à se développer à cette époque.

La ville fortifiée de la Lune
Une série de piliers de fondation retrouvée récemment atteste la création officielle de la ville en 1540, sous le règne du roi Photisarath, sur un site choisi, selon la légende, après un oracle rendu par le serpent à sept têtes. Ce ne fut qu'en 1563 que son fils, le grand roi Setthatirat, décida de déplacer sa capitale vers l'aval, à Vientiane. Setthatirat fit fortifier la ville d'une triple enceinte, qui se retrouve encore aujourd'hui dans le tracé des rues de la ville, et la nomma Vieng Chan, la « ville fortifiée de la Lune ». Il fit également édifier le That Louang, imposant stupa de style composite abritant un cheveu du Bouddha. Non loin du petit stupa rustique – le Phat That Dam ou Stupa noir – qui marque le centre géométrique de la ville, le roi Setthatirat ordonna la construction, dans l'enceinte même du palais royal aujourd'hui disparu, d’une pagode, le Vat Phra Keo, pour abriter le « Bouddha d'émeraude », palladium du royaume.

La résurrection du Vat Phra Keo
Quand le marchand hollandais Gerrit van Wus visita Vientiane en 1641, sous le règne de Soulignavongsa, le royaume était à son apogée et le vat Phra Keo en était l'incontestée merveille, mais, après que le Lane Xang se fut divisé en plusieurs principautés, en 1707, et que celle de Vientiane eut été en butte aux assauts des Birmans puis soumise au nouveau royaume siamois en 1779, le vat Phra Keo fut détruit par les Siamois lors d'une tentative de révolte en 1828. Ce fut grâce aux travaux de l'Ecole française d'Extrême-Orient qu'il a pu être reconstruit à l'identique en 1936, dans le style caractéristique de Vientiane, avec ses trois toits superposés légèrement débordants, reposant sur d'élégantes colonnes. Son intérêt majeur réside dans sa collection de bouddhas de bronze, datant essentiellement du XVIIIe siècle, chefs-d'œuvre de l'art laotien, d'une finesse et d'une élégance sans pareille.

Une petite touche française
Le sac de la ville par les Thaïs en 1828 se solda par la destruction de nombreux édifices et le vat Sisakhet, l'un des plus vénérés de Vientiane, fut parmi les seuls à échapper au désastre. Lorsque le Français Doudart de Lagrée arriva à Vientiane, elle n'était plus qu'un bourg de pêcheurs entouré de ruines envahies par la végétation, mais, à la fin du XIXe siècle, la France en fit la capitale de son protectorat sur le Laos et entreprit la restauration de nombreux édifices prestigieux, tels que le vat Simuang, l'un des plus anciens de Vientiane. Vientiane demeura capitale du Laos lors de l'indépendance acquise en 1953, mais, lorsque les Laotiens édifièrent, dans les années soixante, un monument à la mémoire des victimes des guerres d'indépendance, ils construisirent l'étonnant Patuxai, réplique de l'arc de triomphe parisien, aux angles surmontés de quatre pagodons de style laotien et décoré de kinnari, figures mythologiques mi-femmes mi-oiseau... Malgré une rapide modernisation, Vientiane, qui veille à garder une certaine unité architecturale, a conservé aujourd'hui un charme certain.
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