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Les Hauts-lieux de Pétra
Plus près des dieux...
La cité nabatéenne
Le site de Pétra est le plus grandiose et le plus connu que nous aient légué les Nabatéens, ces nomades qui connurent une éclatante prospérité, entre le IIIe siècle av. J.-C. et le IIe siècle de notre ère, en s'appropriant la quasi-exclusivité du trafic caravanier provenant de l'Arabie Heureuse et le Hedjaz et se dirigeant vers les rivages de la Méditerranée orientale. Tout le monde connaît, ne serait-ce qu'en image, les fantastiques tombeaux creusés dans les falaises de grès versicolore de Pétra et dont le plus célèbre exemple est celui de la Khazneh. Mais il ne faut pas voir dans Pétra seulement une somptueuse nécropole : le site recèle bien d'autres sujets d'intérêt. Des fouilles récentes ont mis au jour des vestiges de la ville des vivants, en particulier des époques romaines et byzantines, mais il est des lieux beaucoup plus anciens, qui restent encore sujets à nombre d'interrogations sur la société nabatéenne traditionnelle.

Le Haut-Lieu...
Les hauteurs de Pétra furent occupées dès l'aube du Néolithique, comme l'atteste l'habitat retrouvé à Beidha et les vestiges d'un établissement édomite sur le plateau sommital d'Umm el-Biyara, mais il s'agissait là de positions défensives. Pour les Nabatéens qui s'installèrent sur les lieux, vraisemblablement au cours du Ve siècle, les hauteurs revêtaient en revanche une dimension sacrée. Les éminences naturelles furent souvent des lieux qui semblaient empreints d'une aura surnaturelle, mystique. Les peuples d'origine sémitique ne faisaient pas exception à la règle et l'on retrouve la mention de montagnes ou de collines sacrées tant chez les Cananéens que chez les Hébreux, bien que ces cultes soient explicitement condamnés dans la Bible. Il semble acquis que le Haut-Lieu – ainsi que l'appelèrent les premiers archéologues –, ou djebel Madhbah aujourd'hui, qui domine la vallée de plus de deux cents mètres ait été un lieu privilégié où les Nabatéens venaient sacrifier à leurs dieux. On y accède, aujourd'hui comme autrefois, par un sentier entrecoupé d'escaliers. Arrivé au sommet, on débouche sur une zone plus plane par un passage entre deux pierres dressées, obélisques grossiers directement taillés dans la roche : deux bétyles – Beth-el, « maison du dieu » ou masseboth dans la Thora – qui représentaient certainement les deux divinités majeures des Nabatéens, Dûshara et Al'Uzza. Pénétrant ainsi dans l'aire sacrée, le haram, on trouve, encore bien conservés, la table d'offrandes et l'autel des sacrifices, taillés dans la pierre, ainsi qu'un bassin d'ablutions et une vaste citerne, un peu à l'écart.

...des sacrifices...
Outre une mortaise carrée qui devait certainement recevoir l'effigie de Dushara, simple pierre quadrangulaire portant l'esquisse d'un visage, l'autel comporte des rigoles taillées pour l'évacuation du sang des victimes sacrifiées : moutons, chèvres et, peut-être, humains... Ce dernier point, avancé par Jean Starcky, l'un des pionniers de l'étude de Pétra, reste très controversé et repose sur une inscription trouvée à Hégra, en Arabie, où il est fait mention du sacrifice de Salim par son père Zayd-Wadd, prêtre de Dushara et sur les affirmations de Porphyre, le philosophe néoplatonicien du IIIe siècle. Rappelons simplement que l'idée de sacrifice, dans ces sociétés antiques, était largement différente de celle que nous ressentons aujourd'hui : le sang versé y était symbole de vie et de fertilité, de renouvellement de l'alliance entre un peuple et ses divinités.

... et les hauts-lieux
Le site de Pétra comporte aussi plusieurs dizaines de « hauts-lieux » disséminés sur les plateaux dominant la falaise de la Khubta, au-dessus de la Khazneh, ainsi que de nombreuses niches creusées dans les diverses parois, abritant des nefesh symbolisant l'âme du défunt. S'il semble que tous n'étaient pas destinés à des sacrifices, ils étaient certainement liés à des rites funéraires, mais leur fonction reste mal élucidée. Il pouvait s'agir de lieux d'offrandes non sanglantes à la mémoire de défunts, comme pourrait le corroborer la présence de tricliniums destinés à des repas funéraires ou commémoratifs, comme dans la tombe dite « du soldat romain ». G.R.H. Wrigh a même suggéré que, sous l'influence persane, ces hauts-lieux auraient pu être des plates-formes d'exposition où les corps des défunts étaient livrés aux oiseaux avant que leurs ossements ne fussent rassemblés dans la tombe rupestre...
Les derniers rites nabatéens furent certainement pratiqués au début du IVe siècle, juste avant que la Nabatène ne devînt chrétienne.
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