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Jerash
La Grèce et Rome en Orient
La marque grecque

La région de Palestine qui se situe à l'est du Jourdain, de la riche vallée aux proches oasis en bordure du désert, partagea avec ce que les Anciens appelaient la « Syrie creuse », d'innombrables migrations de populations et les invasions. Après l'installation de peuples sémites, qui supplantèrent, dès le IIIe millénaire avant notre ère, les nomades « autochtones », on assista à la constitution de petits Etats autonomes, tels que le royaume d'Ammon (aujourd'hui la région d'Amman en Jordanie), qui furent ensuite soumis aux Hébreux, à l'époque du roi David, avant de subir successivement les invasions assyrienne, babylonienne et perse. Mais le destin de la région changea lorsqu'au cours de sa première campagne en Orient, Alexandre le Grand, en route vers l'Egypte, après avoir vaincu une première fois le Roi des rois perses et conquis les ports du Levant, laissa le soin à son général Parmenion de prendre le contrôle de la « Syrie ». A la mort d'Alexandre, la région revint, après bien des luttes, au général Séleucos qui fonda la dynastie des Séleucides. La culture grecque s'épanouit dès lors dans toute la région qui connut une prospérité sans précédant et brilla par ses philosophes et poètes, dont le célèbre satiriste Ménippée. D'antiques oasis, telle celle de Damas se virent dotées de nouvelles structures urbaines, le gros bourg qu'était alors Rabbath Ammon devint la nouvelle Philadelphia – aujourd'hui Amman – et des villes nouvelles furent construites au nombre desquelles Antioche-sur-le-Chrysorrhoas, appelée également Gerasa, aujourd'hui Jérash.

La Décapole

Mais les luttes fratricides entre les Séleucides et les Ptolémée d'Egypte permirent aux Nabatéens, ces semi-nomades qui contrôlaient le prospère commerce caravanier entre Arabie et Syrie, d'étendre leur influence sur toute cette région qui fut ensuite ravagée lors de la révolte des Macchabées au milieu du IIe siècle av. J.-C.
Mais, en 63 av. J.-C., Pompée imposa la paix romaine à toutes les terres en-deçà de l'Euphrate. Les villes « grecques » l'accueillirent en libérateur et les Romains, avec leur extraordinaire énergie, se mirent à reconstruire ces cités – dont Gerasa – qui se regroupèrent en une ligue de dix villes alliées : la Décapole, avec, pour capitale, Gadara puis Damas.

Gerasa

Gerasa, remarquablement située sur la via Nova tracée par Trajan en 108 entre l'Arabie et Antioche, et au départ d'une piste vers l'Euphrate, bénéficia de toutes les attentions des Romains qui embellirent considérablement la ville, mais sans oblitérer sa touche hellénistique. La structure de la ville est marquée par le souci romain de l'organiser le long de la voie majeure du cardo et de deux voies orthogonales, deux décumani. Mais les urbanistes durent tenir compte de la topographie des lieux, de l'orientation de la vallée du Chrysorrhoas et des bâtiments grecs préexistants. Aujourd'hui, en abordant le site de Jérash, on franchit d'abord l'arc de triomphe qui était autrefois couronné d'un quadrige de bronze, édifié pour la visite de l'empereur Hadrien en 129. On longe ensuite le petit hippodrome – petit parce qu'il ne mesure que 255 mètres de longueur – qui souffrit malheureusement beaucoup des séismes qui frappèrent la ville à l'époque byzantine. Puis, franchissant le mur d'enceinte de la ville par la porte Sud, le cardo s'infléchit et donne sur l'une des merveilles du monde antique. Extraordinaire place ovale et dallée, bordée de portiques ioniques curvilignes, le forum ovale de Jérash ne se retrouve nulle par ailleurs dans le monde antique. Cette place de plus de 80 mètres de large est limitée par deux colonnades à la courbure irrégulière, d'un grand dynamisme baroque, à tel point que certains prétendent que le Bernin s'en est inspiré pour la place Saint-Pierre de Rome ! Tout proche, sur une petite colline, le grand temple de Zeus, auquel on accédait par une volée d'escaliers monumentaux, fut entièrement reconstruit au IIe siècle. Le cardo se prolongeait ensuite en une impressionnante voie à propylées, marquée par deux imposants tétrapyles aux intersections avec les décumani. Dominant la rue, juché sur un imposante podium, précédé d'un immense téménos , s'élevait le temple d'Artémis, déesse tutélaire de Gerasa. A l'extrémité du cardo, un nymphée monumental, dédié à Tyché, était plaqué de marbre et décoré de stucs de la ville, et attestait, avec ses fontaines cascadantes, la maîtrise de l'eau atteinte par les ingénieurs romains. Le macellum, charmante petite place de marché à colonnade circulaire, est aussi remarquablement bien conservé. Mais il faut également découvrir les petits thermes qui, peut-être œuvre d'architectes arméniens, sont les plus anciens exemples connus de bâtiments dont la coupole rachète le plan carré par l'intermédiaire de trompes, ce qui en fait les plus lointains ancêtres de Sainte-Sophie de Constantinople !

Gerasa chrétienne

Jésus avait fréquenté la décapole, il n'est donc pas étonnant que le christianisme s'y répandît très tôt... Avec la paix religieuse, la ville se couvrit de nombreuses églises et de monastères dont on peut encore admirer à Jerash comme à Madaba les riches tapis de mosaïques... La fin de la perle de la décapole est un mystère qui échappe encore aux archéologues, mais l'on sait que jusqu'au Xe siècle, une population nombreuse continuait à occuper les villes et les monastères de la région...
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