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Le panthéon shintoïste
Bien que le Japon soit l'un des pays les plus modernes et les plus avancés scientifiquement du monde, les légendes et le surnaturel restent profondément ancrés dans le quotidien. A côté des petits kappa facétieux, des terrifiants oni, des tengu ailés ou des dragons ryu qui sillonnent le ciel, il est des divinités majeures – les kamis – qui occupent le panthéon de la religion traditionnelle shintoïste. Le dieu fondateur Izanagi et sa sœur-épouse Izanami enfantèrent une multitude de kamis. Aux côtés de Tsukuyomi, la Lune, d'Inari, le dieu du riz, et de Susanoo no Mikoto, le Typhon, c'est la déesse solaire Amatérasu O-Mikami qui joue le rôle le plus important.

La légende fondatrice
Un jour, Amatérasu fut courroucée par l’impertinence de son frère Susanoo qui avait pénétré dans la demeure où elle était tranquillement occupée à filer, et avait jeté dans la pièce la dépouille écorchée du cheval céleste. Elle se retira dans la caverne céleste du mont Kagu, plongeant le monde des hommes dans la nuit et l’obscurité. Les huit cents myriades de kamis ourdirent alors une conspiration. Ils apportèrent près de la caverne des coqs pour appeler la renaissance du jour, puis ils accrochèrent aux branches de l'arbre sacré sahaki des joyaux, des écharpes blanches et un miroir divin. Indifférente à ces offrandes, Amatérasu restait enfermée. C'est alors que la déesse Ama no Uzumé no Mikoto, laide, mais pleine d’humour, entama une danse lascive, ôtant ses vêtements les uns après les autres. Lorsqu’elle fut pratiquement nue, les dieux éclatèrent de rire. Curieuse, Amaterasu entrouvrit la porte de la caverne. On lui présenta le miroir où elle crut reconnaître le visage d'une rivale. Profitant de cet étonnement, le dieu « Fort-des-bras », Tejikara-no-kami, la tira hors de son refuge et l'on tendit derrière elle une corde sacrée de paille tressée qu'elle ne pouvait franchir. La terre fut à nouveau baignée de lumière et Susanoo condamné à l'exil.

La dynastie impériale
Amatérasu manda sur la terre son petit-fils Ninigi no Mikoto, ancêtre de l'empereur Jimmu, et lui confia la garde du miroir sacré, comme étant le reflet de sa propre image. Le miroir, symbole, avec le sabre et le joyau, de l'ascendance divine de l'empereur, fut conservé dans la résidence impériale, jusqu'à ce que l’empereur Sujin décidât qu'un sanctuaire particulier lui serait consacré. Au Ier siècle av. J.-C., la princesse Yamato Himiko « fille du Soleil », à qui avait échu la garde du miroir, choisit sur les bords de la rivière Isuzu, un emplacement pour le sanctuaire : Ise. Jusqu'au XIVe siècle, ce furent des princesses impériales qui officièrent comme prêtresses. Le shintoïsme fut donc toujours étroitement lié au pouvoir impérial et, malgré la concurrence du bouddhisme, reste profondément ancré dans la société japonaise pour laquelle Ise demeure le symbole de la nation.

Naiku jingu : la permanence des formes
Le « sanctuaire intérieur », dédié à Amatérasu abrite toujours les « trois trésors » impériaux. Selon les historiens, il aurait été fondé au IVe siècle. Au cœur d'un grand parc orné de faux cyprès (Chamaecyparis), après avoir franchi le tori, au-delà du hall de Purification, du Logis impérial, du hall de Prières, du hall des Danses sacrées et du hall des Offrandes, en partie caché par une haute palissade, le grand sanctuaire, le Kotaijingu, est d'une architecture de bois simple, couvert d'un toit de chaume, caractéristique de la lointaine époque des Kofuns (IVe siècle). Adjacent au temple, on peut remarquer un terrain de même surface au centre duquel se trouve un poteau de bois. Tous les vingt ans, le temple est effectivement reconstruit sur ce second terrain, exactement à l'identique, avant d'être détruit. Il sera toujours considéré comme le temple original et authentique : pour le Japonais, conscient de la nature périssable de la matière, seule la permanence des formes à une valeur.

Geku jingu
Le « sanctuaire extérieur » se situe de fait à six kilomètres du premier. Il est construit sur le même modèle que le Naiku jingu, mais est dédié à Toyouke no Omikami, protectrice des récoltes, du foyer et des nécessités de la vie. Fondé avant notre ère près de Kyoto, le sanctuaire fut transporté à Ise en 478 « selon la volonté de la déesse Amatérasu ». Arrivés à la troisième porte, qui barre l'accès au sanctuaire, les pèlerins lancent leur obole et frappent dans leurs mains, afin de manifester leur présence à la divinité. Le parc comprend encore des temples dédiés à de nombreux autres kami : Kazenomiya, dieu des récoltes abondantes, Tsuchinomiya, gardien des digues, Kaze, le kami du vent – celui qui dispersa la flotte mongole qui tentait d'envahir le Japon en 1281 –, Taganomiya, révéré par les capitaines d'industrie et les financiers qui souhaitent de fructueux contrats !
Pour visiter Ise avec Clio
JA 31 - 13 jours

Le pays du Soleil-Levant est un monde étrange, mélange subtil d’un passé toujours vivant et d’une fuite éperdue vers l’avenir. Les Japonais, sous l’égide de leurs empereurs, descendants de la déesse solaire ... Découvrir ce voyage
 

 
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