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L'église de Santa Maria delle Grazie et La Cène
Léonard de Vinci à Milan
Capitale de la Lombardie, Milan fait partie des villes italiennes incontournables et s’enrichit d'une histoire prestigieuse et mouvementée dont témoignent son patrimoine architectural et les collections éblouissantes de ses musées. Cœur de l'Empire romain d'Occident entre le IVe et le Ve siècle, elle fut, par la suite, un centre humaniste brillant pendant la Renaissance et le théâtre d'évolutions décisives dans la seconde partie du XVe siècle, quand l'éviction des Visconti permit aux Sforza de dominer la scène politique. C'est à cette époque que les principaux monuments de la ville furent construits, le Duomo, le Castello Sforzesco, et les grandes églises comme Santa Maria presso San Satiro ou San Lorenzo Maggiore rénovées et embellies. Admirable mécène, Ludovic le More avait réussi à attirer à Milan pendant une vingtaine d’années deux des plus grands génies de l'histoire de l'art italien, Léonard de Vinci et Bramante, dont les talents furent réunis dans l'église Santa Maria delle Grazie qui abrite la très célèbre Cène.


Bramante et l'église Santa Maria delle Grazie

En 1463, le duc de Milan Francesco Sforza commanda à l'architecte Guiniforte Solari la construction d'un couvent et d'une église pour les dominicains sur un terrain où s'élevait déjà une petite chapelle dédiée à Santa Maria delle Grazie. Cette première église fut achevée vers 1490, avant d'être profondément remaniée par le grand artiste Donato Bramante, sur ordre de Ludovic Le More. Le nouveau seigneur de Milan souhaitait en effet appliquer à ce lieu saint les nouvelles techniques architecturales issues des récentes idées philosophiques qui découlaient de l'humanisme. Dans ce cadre, Bramante fit agrandir l'édifice en ajoutant de grandes absides semi-circulaires, une coupole à tambour entouré de colonnes, un magnifique cloître. La décoration du réfectoire participait également au vaste programme de célébration de la famille Sforza.


Léonard à Milan

Profitant de l'inclination de Laurent le Magnifique à envoyer des artistes dans les différentes cours des Etats italiens, Léonard quitta Florence pour Milan en 1482. Commença alors pour le peintre une période d'ardente activité qui dura jusqu'en 1499, lorsque les troupes de Louis XII de France prirent le duché de Milan.
L'artiste avait déjà manifesté dès sa première formation aux côtés de Verrocchio, un remarquable don pour le portrait, la représentation du mouvement et l'expression d'une certaine vérité psychologique. Le thème de la Cène était un sujet qui s'adaptait fort bien à la décoration d'un réfectoire. La fresque commandée à Léonard en 1495 l'occupa dans une série d'ébauches, d'études et de dessins préparatoires pendant plus de trois ans. Elle aboutit à un travail d'une force d'expression bouleversante, un chef-d’œuvre qui allait ouvrir une nouvelle ère dans l'histoire de l'art.


« L'un de vous me trahira. »

Le thème traditionnel du dernier repas du Christ est ici interprété de manière profondément novatrice, en rupture avec les représentations des artistes du passé. En effet, Léonard met ici en avant l'aspect humain du drame qui va s'accomplir et non pas seulement le moment mystique de la véritable institution de l'Eucharistie. Il choisit l'instant qui précède l'identification de Judas, celui où le Christ annonce : « L'un de vous me trahira. » Dans l'interprétation classique, Judas est représenté seul avec les autres apôtres, Jésus étant installé de l'autre côté de la table. Refusant ce schéma traditionnel, dans une vision personnelle de cet épisode, Léonard a placé le Christ, acteur principal du drame, au centre des apôtres, occupant le point de fuite de la fresque. Autour de lui, quatre groupes de personnages sont représentés trois par trois, l'ensemble baignant dans une combinaison de clair-obscur tourmentée avec trois fenêtres à l'arrière ouvrant sur un paysage. Les visages des apôtres en proie au trouble, les paroles du Christ paraissant rebondir de l'un à l'autre, déterminant la variété de leurs physionomies, de leurs gestes, de leurs attitudes et de leurs mouvements donnent une force exceptionnelle à l'œuvre. Illustration parfaite des théories esthétiques de Léonard, La Cène témoigne des recherches et des analyses passionnées de l'artiste dans les domaines des sciences, de l'anatomie, ou de la compréhension « des mouvements de l'âme ».

Pour peindre La Cène, Léonard avait exploré une technique différente de la fresque traditionnelle pour fixer la couleur à la paroi. Il travailla les pigments et les liants pour se rapprocher d'une technique à la détrempe, sur une double couche d'enduit qui n'était pas protégée contre l'humidité imprégnant le mur et la salle entière du réfectoire. La peinture commença à se détériorer rapidement, vingt ans seulement après la fin de son exécution. Au cours des siècles, La Cène fut sujette à de nombreuses interventions, la salle du réfectoire ayant été transformée en étable durant la période napoléonienne, puis gravement bombardée en 1943. Depuis, cette œuvre au caractère universel a fait l'objet de plusieurs restaurations dont la dernière s'est achevée en 1999.
Découvrir Milan et La Cène avec Clio
IT 103 - 3 jours

De la brillante cour ducale des Sforza à la Scala qui demeure la référence suprême en matière d'art lyrique, Milan à toujours su attirer et protéger les artistes qui ont laissé en héritage un patrimoine ... Découvrir ce voyage
 

 
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