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Le Duomo de Florence
et la Renaissance florentine
Le pays de l'homme
« Ainsi, j'ai sous les yeux les cinq mille hectares du monde où il a été le plus pensé, le plus parlé, le plus écrit » écrivait Jean Giraudoux à propos de Paris. Le voyageur qui vient de contempler la voûte de l'église San Miniato al Monte, décorée de céramiques de Luca della Robbia, et sort sur la piazzale Michelangelo d'où il contemple la cité qui s'alanguit sur les rives de l'Arno, pourrait songer que, mutatis mutandis, cette affirmation pourrait s'appliquer parfaitement à la Florence des XIVe et XVe siècles. Dans l'intense frémissement intellectuel qui s'empara de l'Europe à cette époque qui allait voir naître la Renaissance, Florence joua un rôle moteur essentiel. Au-delà de la redécouverte de la pensée des Anciens, c'est alors une nouvelle appréhension du monde qui commence, une véritable révolution de la perspective, au sens propre comme au sens figuré, donnant à l'homme la place centrale dans la ville, dans la société, dans l'univers. Tandis que notre voyageur descend vers les rives de l'Arno pour emprunter le Ponte Vecchio, son regard ne peut qu'être attiré par le profil altier du campanile qui jouxte l'élégant dôme de la cathédrale Sainte-Marie-de-la-Fleur – le Duomo – et la silhouette massive du baptistère qui se dresse sur l'esplanade. L'histoire passionnante de ce complexe qui est le cœur même de Florence, illustre le rôle joué par la cité dans l'évolution des arts et de la pensée. Au Xesiècle, quand Florence n'était qu'une petite cité toscane au pied des ruines romaines de Fiesole, l'église Santa Reparata suffisait à accueillir les fidèles, mais, à la fin du siècle, sous l'impulsion de la comtesse Mathilde, la ville prit un essor sans précédent. Bientôt, il fut décidé d'édifier une cathédrale digne de la nouvelle cité, devenue l'un des centres marchands et financiers les plus prospères d'Europe.

Continuité ou révolution ?
Cet imposant projet fut confié, en 1296, à Arnolfo di Cambio, peintre et sculpteur, élève de Cimabue, qui en dessina le premier plan, gothique dans son essence, mais déjà original par l'idée de couvrir le chœur d'un dôme imité de celui du Panthéon. Après la mort d'Arnolfo, les travaux furent abandonnés durant trente ans, mais, le 19 juillet 1334, Giotto, qui venait d'être nommé capomastro du chantier, fit commencer l'édification du campanile dont le dessin marque déjà une rupture esthétique avec la tradition gothique. Il ne sera achevé qu'en 1359. Andréa Pisano puis Francesco Talenti poursuivront l'édification de la nef et du chœur auxquels ils assigneront des dimensions encore plus imposantes, tandis qu'en 1404 est organisé un concours pour la réalisation de portes historiées en bronze pour le baptistère, qui était déjà orné, à l'intérieur, de mosaïques de Cimabue. Ce concours fut remporté par Lorenzo Ghiberti qui mit 24 ans pour réaliser, avec un soin d'orfèvre, ce chef-d'œuvre du Quattrocento, une composition pleine de grâce et de vie et dont, plus tard, Michel Ange dira : « Ces portes sont si belles qu’elles iraient bien à la porte du paradis… »

Brunelleschi
Le perdant de ce concours était un autre sculpteur, Filippo Brunelleschi. Sculpteur, mais aussi architecte, géomètre, peintre : un parfait honnête homme de la Renaissance. Homme de science, il fut celui qui redécouvrit les lois de la perspective perdues depuis l'Antiquité, et introduisit les notions de lignes directrices et de point de fuite, bouleversant ainsi la perception des choses en vigueur au Moyen Age. Ingénieur, il s'attacha au calcul des forces en jeu dans l'architecture et, lorsque la construction du dôme de la cathédrale lui fut confiée en 1420, il proposa une structure capable de s'affranchir des lourds contreforts et arcs-boutants prévus dans le projet initial. Encore plus remarquable, il en réalisa la construction sans l'utilisation de cintres provisoires, et l'absence de clef de voûte lui permit de surmonter la coupole, qui culmine à plus de cent mètres, d'une élégante lanterne qui assure l'éclairage du chœur. Achevé en 1461, le Duomo de Florence était prêt à accueillir en ses murs Laurent le Magnifique, Pic de la Mirandole, Verrocchio, Léonard de Vinci, Botticelli, Filippino Lippi et Michel-Ange...
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Avec l'émergence du pouvoir communal, les fières cités de Toscane rivalisent dès le XIIe siècle sur les champs de bataille, mais aussi par des programmes artistiques ambitieux dans lesquels s'identifient ... Découvrir ce voyage
Bibliographie
La Renaissance à Florence
Richard Turner
Flammarion, Paris, 2008
 
L'art des églises de Florence
Antonio Paolucci
Hazan, Paris, 2003
 
 

 
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