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La galerie Borghèse
Les transports de l'esprit et des sens
Une résidence champêtre devenue un musée
C'est dans un parc étendu sur près de 80 hectares, en plein cœur de la Cité éternelle, que le visiteur peut découvrir les lignes élégantes et la façade lumineuse de la galerie Borghèse. C’est en 1613 que le cardinal Scipione Borghèse, issu d’une famille noble originaire de Sienne et neveu du pape Paul V, décide, en vue d'y abriter sa collection d'œuvres d'art, de faire construire sur les hauteurs de Rome un casino, c'est-à-dire une petite résidence établie à la campagne. Les plans retenus par l'architecte sont inspirés de ceux du palais Farnèse et du palais Médicis ; l'extérieur du bâtiment est décoré, selon le goût de l'époque, de sculptures antiques, et sa façade est percée de plusieurs fenêtres qui permettent de découvrir et d'admirer dans les meilleures conditions les œuvres exposées.

Véritable écrin destiné à abriter les trésors réunis par une famille prestigieuse, ce palais s'inscrit, dès l'origine, dans la fonction qui restera ultérieurement la sienne. A l’intérieur, les fresques, les stucs et les marbres polychromes, ajoutés au XVIIIe siècle, combinent majesté et intimité pour suggérer une atmosphère propice à l'accueil de « la reine des collections »...

La période révolutionnaire et impériale, marquée par les occupations françaises de Rome et par les démêlés opposant Napoléon au pape, engendre des troubles qui n'épargnent pas le casino, dont certaines œuvres sont vendues, puis en partie recouvrées par la volonté de l'Empereur, devenu par sa sœur Pauline le beau-frère du prince Marcantonio Borghèse. Nombre de bustes, bas-reliefs et statues n'en disparaissent pas moins, ce qui explique la présence aujourd'hui au Louvre de certaines des plus belles pièces de cette collection. Malgré les difficultés, le palais champêtre et sa collection demeurent la propriété de la famille Borghèse jusqu’en 1901, année qui voit l’Etat italien, soucieux de la préservation de son patrimoine, racheter l’ensemble de la villa et des œuvres qu'elle abrite.

« La Reine des collections »
Scipione Borghèse est un collectionneur passionné. Comme la plupart des princes de son temps, il ne recule devant rien – y compris les vols ou les extorsions arbitraires – pour accumuler le plus grand nombre possible de tableaux ou de statues. La collection se compose, à l'origine, de sculptures antiques et de toiles dues aux maîtres toscans. Elle va ensuite régulièrement s'enrichir, dans la mesure où son propriétaire se fait fort, pour chacun des artistes qui retiennent son intérêt, d'acquérir plusieurs de ses œuvres, représentatives de l’évolution de son style. Son oncle, le pape Paul V, lui lègue de plus, à sa mort, un important ensemble de toiles confisquées au Cavalier d’Arpin.

Ce mécénat familial va persister durant tout le XVIIe siècle et contribuer à la réunion de l’une des collections les plus riches au monde. Cranach, Raphaël, Leonard de Vinci, Bassano, Le Bernin, le Titien, Botticelli, Le Caravage sont en effet les hôtes illustres de ce somptueux écrin. Toiles, sculptures et trésors antiques se côtoient pour le bonheur du regard.

Le maniérisme de Bassano et de son Adoration des bergers voisine avec les scènes mythologiques du Corrège, dont la sensuelle Danaé. Les sujets profanes ou les scènes mythologiques se trouvent confrontés aux œuvres inspirées – comme la Descente de croix de Raphaël – par les thèmes bibliques et chrétiens, à la tonalité pathétique et doloriste.

Outre les chefs-d’œuvre des grands peintres, la collection fait aussi la part belle à la sculpture, notamment aux œuvres du Bernin. Malgré leur nature marmoréenne, L’Enlèvement de Proserpine ou Apollon et Daphné rivalisent d’humanité et de sensualité. Le talent de l’artiste a, en effet, permis de figurer et de figer dans la pierre la tentative de fuite désespérée de chacune des déesses poursuivies par les assiduités d'un dieu prédateur. Saisies dans cet ultime instant, elles incarnent la tension permanente entre mouvement et matière que suggère le ciseau du sculpteur.

L’ultime joyau de cette collection est sans nul doute la représentation, en Vénus victorieuse (Venus Victrix), de la princesse Pauline Borghèse, sœur de Napoléon, réalisée par Antonio Canova. La pureté et la beauté des lignes confèrent à cette statue une beauté saisissante. Jadis recouverte d’une fine pellicule de cire, elle devenait encore plus charnelle à la lueur des flambeaux. L’Histoire retient aussi qu’après son divorce, la princesse, qui avait posé nue pour Canova, se froissait du fait que son ex-époux fît encore voir la statue à ses hôtes.

La collection Borghèse – qui associe avec bonheur les transports de l’esprit et des sens – demeure le témoin singulier d’une époque où mécénat et pouvoir ne faisaient qu’un. Réunie au fil des siècles, elle constitue indiscutablement l’un des joyaux du patrimoine culturel de l’humanité. Ses charmes infinis et sa valeur historique en font un des symboles incontournables de la Ville éternelle et le palais qui l'abrite apparaît comme l'un des musées que tout voyageur curieux se doit un jour d’honorer de sa visite pour y découvrir, tout près de l'agitation qui anime la capitale italienne, le plaisir que procure toujours le sentiment du temps suspendu.
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