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Les Sassanides
Apogée de la puissance perse
Un long héritage
Au IIe millénaire avant notre ère, à l'époque où la Mésopotamie connaissait déjà une civilisation avancée maîtrisant l'écriture depuis un millier d'années, le plateau iranien vit arriver les populations indo-européennes qui s'y installèrent durablement. Ces pasteurs et ces guerriers apportaient avec eux leur langue, le vieux persan, leur structure sociale clanique, leur religion. En quelques siècles, ils perfectionnèrent les techniques agricoles mésopotamiennes, adoptèrent l'écriture cunéiforme en usage à Suse, en bordure de la Mésopotamie, et fondèrent leurs premiers Etats. Le brillant royaume mède qui fit chuter l'empire assyrien fut ensuite intégré par Darius Ier dans l'Empire achéménide qui correspondit alors à un premier apogée de la puissance perse. Conquise par Alexandre le Grand et intégrée, après la mort de celui-ci, dans l'empire séleucide, la Perse bénéficia de l'apport de la culture et de l'art grecs sans rien perdre de son âme. Durant les quatre siècles qui suivirent la reprise en main du pays par la dynastie des Arsacides, la civilisation perse conforta son identité et, à partir de 224 de notre ère, la Perse connut à nouveau quatre siècles d'apogée. Fondateur de la dynastie des Sassanides, Ardashir Ier, fut en effet, à cette date, couronné Roi des rois à la suite d'une révolution dynastique qui rejeta l'hellénisme et imposa le mazdéisme comme religion d'Etat.

Une puissance en dents de scie
Les règles de succession en vigueur chez les souverains sassanides tiraient leur origine des anciennes traditions indo-européennes. Lorsqu'un souverain mourait, ses frères, fils, voire cousins, pouvaient prétendre au trône, avec l'appui d'une aristocratie qui voyait là le moyen de regagner une part du pouvoir que les empereurs cherchaient à limiter. La disparition d'un souverain débouchait régulièrement sur des querelles de succession qui affaiblissaient durablement l'empire. Confronté à la puissance romaine puis à Byzance à l'ouest, au royaume kouchan et aux Huns hephtalites à l'est, l'empire sassanide connut des phases d'expansion sous les règnes des plus prestigieux Shah in Shah, tels qu'Ardashir Ier (224-241), Shapûr Ier (241-272), Shapûr II (309-379), Chosroès Ier Anocharûvan « A l'âme immortelle » (531-579) et, enfin, Chosroès II Abharvez « le Victorieux » (590-628), mais aussi des périodes qui virent son territoire se réduire au seul plateau iranien. Aux heures les plus fastes, les Sassanides régnaient sur les peuples des rivages du Bosphore à l'Indus, de l'Arménie au Yémen, de l'Asie centrale à l'Egypte.

L'effervescence religieuse
La religion ancestrale se confondait avec la dévotion au dieu Ahura Mazda, particulièrement sous sa forme épurée du zoroastrisme. Religion d'Etat des Sassanides, elle est jalousement contrôlée par les prêtres généralement issus de la tribu antique des Mages. Ils furent confrontés à plusieurs reprises à des phases d'effervescence religieuse. Sous le règne d'Ardashir Ier, Mani fonda une nouvelle religion qui, s'inspirant à la fois du mazdéisme, du christianisme et, un peu, du bouddhisme, se voulait universelle. D'abord bien accueillie, elle fut ardemment combattue par le grand mobed mazdéen Kirdir qui obtint la condamnation et l'exécution de Mani en 277. Eradiqué de Perse, le manichéisme devait cependant se répandre au Levant, en Afrique du Nord et dans les Balkans. Après leur condamnation au concile d'Ephèse en 431, les chrétiens nestoriens de Perse affirmèrent leur indépendance. Tolérés sous le règne de Vahram V et au début du règne de Chosroès II, ils furent persécutés à de nombreuses reprises, ce qui ne les empêcha pas d'étendre leur influence vers l'est, jusqu'en Chine, comme l'atteste une stèle aujourd'hui conservée à Xi'an. Autrement plus dangereuse pour le régime fut la prédication des mazdakistes qui, au Ve siècle, prônaient une totale réforme religieuse, accompagnée d'une révolution sociale fondée sur l'égalité complète et l'éthique communautaire...

Art et architecture
Héritiers des Parthes arsacides, les Sassanides furent à l'origine des élégants arcs en carène qui subsistent encore dans les palais d'Ardashir Ier à Firuzabad ou à Ctésiphon, en Irak, prototypes des futurs immenses portails – les Pichtaqs – qui caractérisent les grandes mosquées persanes de Chiraz ou d'Ispahan. L'art des orfèvres atteignit des sommets dans la réalisation des splendides bustes des empereurs, représentés coiffés de leur korymbos, tout à la fois chignon et couronne. Les sculpteurs réalisèrent aussi des prodiges dans les reliefs rupestres représentant scènes de chasse, scènes d'investiture ou de soumission des vaincus qui ornent les flancs de la gorge du Rud-i-Shapur ou des falaises de Taq e-Bostan ou de Naqsh e-Rostam. Après que l'empire eut succombé sous les coups de l'Islam conquérant, le souvenir des Sassanides resta ancré dans la population persane et un poète, pourtant musulman, comme Nizami, au XIIe siècle, contait encore en une grande épopée, les amours du Roi Chosroés et de la belle Shirin...
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