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Madurai
L'essence de l'Inde dravidienne
Madurai, vieille cité dravidienne
Il est de coutume d'opposer l'Inde du Nord, indo-européenne, à l'Inde du Sud dravidienne. Même si les deux entités font partie, depuis plusieurs siècles, d'une même koinè culturelle, les voyageurs venant du nord sont toujours surpris par l'exubérance toute tropicale qui se dégage de ces régions méridionales. Madurai fut dès l'origine et demeure le grand centre de la culture tamoule en Inde. Il est difficile de savoir quand naquit la cité, mais son antiquité ne fait pas de doute : elle est citée aussi bien dans les textes de l'historien grec Mégasthène que dans les chroniques du règne du grand empereur Ashoka, au IIIe siècle avant notre ère et il est fait mention d'un ambassadeur de la dynastie Pandya, venu de Madurai rendre visite à Rome à l'empereur Julien en 361. La dynastie des Pandyas disparut en 1311, après plus de mille ans d’existence, lors d’une expédition musulmane. En 1364, Madurai fut incorporé au royaume de Vijayanagar avant de devenir, en 1365, le centre du Royaume nayak, qui perdura jusqu’en 1736. Le nawab du Karnataka prit alors le contrôle de la ville, qui fut rattachée à l’East India Company en 1801.

La cité du lotus
Il suffit de regarder un plan de la ville ou une image prise par satellite, pour constater qu'elle s'organise autour d'un vaste temple qui marque le cœur de la cité, le temple de Mînâkshî Sundareswar. Autour de lui, un réseau rectangulaire de rues concentriques symbolise la structure du cosmos et la ville affecte, dit-on, la forme d'une fleur de lotus. Ville sacrée, mais aussi ville vivante, Madurai est parfois appelée également Thoonga Nagaram, la « cité qui ne dort jamais ». Effectivement, Madurai est une ville bruissante d'activité de jour comme de nuit. Dès le levé du soleil, les boutiques, les ateliers d'artisans et les grands marchés aux fruits et légumes sont approvisionnés par une noria de rickshaws, de vieux camions brinquebalants, de « centaures », ces curieux triporteurs à moteur de taille monstrueuse, qui parcourent les rues étroites du centre de la cité. Bus et taxis sont disponibles jusqu'au cœur de la nuit. Pour le voyageur, la ville offre un spectacle permanent et haut en couleur où, bien qu'entreprenants, les boutiquiers qui tentent d'attirer le touriste dans leur échoppe ne se montrent jamais trop insistants.

Le temple de Minakshi Sundareshwara, une ville dans la ville...
A l'approche de ce temple monumental, entouré de plusieurs enceintes, le regard est immanquablement attiré par les hauts gopurams, immenses portails atteignant soixante mètres de hauteur, surmontés d'une forme pyramidale couverte d'un foisonnement inextricable de statues de stuc représentant divinités, animaux mythiques, chimères et monstres, tous peints de couleurs éclatantes. Le temple est dédié à Shiva et à sa parèdre Parvati, sous la forme des deux époux Sundareshwara et Minakshi. Si l'accès aux cellae est interdit aux non-hindouistes, il est possible au voyageur de pénétrer dans la cour principale et d'admirer les sculptures et peintures qui ornent le pourtour du bassin du Lotus d'or, de découvrir le pavillon des perroquets qui contient une série de cages accrochées au plafond et renfermant l’oiseau vert, porte-bonheur de Minakshi, et la grande salle hypostyle dont les piliers représentent les divinités principales de l’hindouisme, enduites par les dévots d’un mélange d’huile et de poudre rouge. A l’est se trouvent les statues de Shiva et de Kali dansant, recouvertes de beurre posé par les fidèles pour apaiser leur colère. La rangée intérieure des piliers est décorée des effigies des rois nayaks et de leurs épouses, et les rangées extérieures, des représentations du dieu Shiva. Ecrasé de chaleur l'après-midi, le temple s'anime chaque soir lors de la grande cérémonie de procession : le coucher de Sundareshwara que l’on emmène solennellement rejoindre son épouse dans le temple de Minakshi.

...et mille autres trésors
Construit au XVIIe siècle, le palais Tirumalay Nayak, comportait deux résidences royales, les appartements des reines, un sanctuaire et un théâtre s’ordonnant autour d’une série de bassins et de jardins. La partie accessible aujourd’hui entoure une cour ceinte de galeries à colonnes et arcs polylobés. Bassins, portails, temples et vestiges hindouistes innombrables ne doivent cependant pas faire oublier que Madurai est aussi la ville où les trois Mummadha Thalaivarga, les « chefs des trois religions », décidèrent de faire de Madurai un havre de paix religieuse et où la grande mosquée de Goripalayam et la cathédrale Sainte-Marie pourraient être les pétales du lotus dont le pistil serait le temple de Sundareshwara !
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