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Darjeeling
Le royaume du thé
Au dessus de la jungle
Il y a encore un siècle, au pied des contreforts himalayens, s'étendait un long ruban de jungle sauvage, humide, parfois marécageuse, domaine dont le tigre était le souverain. Cette jungle, cadre des romans de Rudyard Kipling, porte de nom de « Teraï » au sud du Népal, de « Douars » en contrebas du Sikkim, du Bhoutan et en Assam. Toujours aussi torride, cette région a maintenant été, par le patient travail des hommes, assainie et livrée à l'agriculture. Partant de Siliguri, porte du Sikkim, en direction du Nord, le paysage change rapidement. Que l'on emprunte la route qui monte à l'assaut des hautes collines préhimalayennes ou que l'on choisisse de prendre le train à voie étroite, mû par une antique locomotive à vapeur, le « Toy train », inchangé depuis que les Britanniques le mirent en service en 1881 et récemment classé par l'UNESCO, on serpente à travers une forêt luxuriante ponctuée de l'éclat des rhododendrons arborescents et de la délicate corolle des orchidées, pour atteindre, à un peu plus de 2 000 mètres d'altitude, une région de profondes vallées et de collines verdoyantes. Après un arrêt au lieu dit « la colline de l'observatoire » où se révèle la vue splendide du sommet étincelant du Kanchenjunga, qui culmine à 8 586 mètres, on arrive enfin à Darjeeling.

Le Lieu-Foudre
Dorjé-ling – le « lieu-foudre » – tel est le nom que donnèrent à cet endroit les lamas du monastère Bhutia Busty qui s'installèrent près de la colline de l'Observatoire en 1879, par assimilation phonétique avec le nom Taaji-lung employé pour désigner le lieu par la population autochtone des Lepcha.
Terre fertile, températures clémentes toute l'année et pluies plus qu'abondantes en période de mousson – Darjeeling est, avec plus de 3 000 millimètres de pluie par an, un des lieux les plus arrosées du monde – autorisaient les Lepcha à cultiver le riz irrigué en terrasse, la cardamome et à pratiquer l'élevage. La région entre les rivières Mechi et Teesta appartint, à partir de 1642, au chogyal, roi temporel et spirituel du Sikkim mais, en 1780, les guerriers Gurkha du Népal s'emparèrent de Darjeeling. A la fin du XVIIIe siècle, la couronne britannique estima qu'elle ne pouvait plus laisser la Compagnie des Indes gérer les richesses du sous-continent et décida de prendre en main les destinées de l'Inde. A l'issue de la guerre anglo-népalaise, les Britanniques restituèrent Darjeeling au chogyal.

La métamorphose
Au cours d'une mission de médiation entre Népal et Sikkim, deux officiers britanniques passèrent par Darjeeling et estimèrent que le lieu serait parfait pour installer un sanatorium pour soigner les ressortissants britanniques loin de la chaleur étouffante et des miasmes de Calcutta. En 1835, ce modeste bourg fut acheté au chogyal et, immédiatement, le docteur Arthur Campbell et le lieutenant Napier entreprirent la construction du sanatorium, jetèrent les bases d'une station climatique, firent tracer une route reliant Darjeeling à la plaine et initièrent l'exploitation du charbon local. En 1850, Darjeeling était devenue une ville avec ses hôpitaux, son centre commercial – le Mall de Chaurastha – puis son musée, son jardin botanique, ses villas et ses hôtels qui allient le charme colonial à des traits purement britanniques...

L'or vert
En 1841, le docteur Campbell essaya d'acclimater, dans le jardin de sa villa de Beechwood, des plants de thé venus de Chine. L'expérience fut plus qu'un succès. Le thé ainsi produit se révéla d'un arôme et d'une subtilité exceptionnelle. Très vite, d'autres Anglais constituèrent de vastes propriétés pour cultiver les théiers et traiter dans des factoreries les précieuses feuilles récoltées par une abondante main-d'œuvre féminine. Bientôt, les collines de Darjeeling ne furent plus que d'immenses plantations. Aujourd'hui, la suprématie du thé de Darjeeling ne s'est pas démentie et, aux enchères annuelles, le prix du kilo du meilleur thé, atteint des sommets.

Moines et sherpas
Le développement de Darjeeling fut accompagné par la fondation, à la fin du XIXe siècle, de plusieurs monastères bouddhistes tibétains : le monastère de Ghoom, affilié aux Gelug-pa ou « Bonnets jaunes » et entouré de darchok – drapeaux de prière – flottant au vent, le monastère Bhutia Busty appartenant à la secte Kagyupa, tandis que le monastère de Druk Sanga Chöling, décoré de belles fresques, fut inauguré en 1993 par le Dalaï Lama. Enfin, l'Institut de haute montagne, dont Tensing Norgay, le vainqueur de l'Everest le 29 mai 1953 avec l'alpiniste néo-zélandais Edmund Hillary, fut le directeur, rappelle la présence à Darjeeling de membres du peuple sherpa...
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IN 56 - 16 jours

Situés à l'est du Népal, sur les contreforts méridionaux de la chaîne himalayenne, les deux petits royaumes du Sikkim et du Bhoutan offrent aux regards des voyageurs de somptueux paysages mariant sommets ... Découvrir ce voyage
 

 
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