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Cochin
Et la côte des Malabars
Un château sur la mer
Suivant les routes ouvertes par Vasco de Gama, le navigateur portugais Pedro Alvarez Cabral, parti de Lisbonne en mai 1500, découvrit les côtes brésiliennes avant de repartir doubler le cap de Bonne-Espérance et de cingler vers les Indes. Sa première étape fut Calicut. Le zamorin l'y autorisa à établir un comptoir, mais un différend avec les négociants musulmans déboucha sur un violent affrontement dans lequel périrent nombre de Portugais avant que les canons ne fissent la différence. Cabral navigua alors vers le sud et arriva en vue du port indien de Cochin. Jamais n'avait été vu sur les eaux un vaisseau aussi haut, aussi impressionnant : un château sur la mer ! Cabral fut cordialement reçu et put charger d'épices les six vaisseaux qui lui restaient avant de regagner le Portugal. Deux ans plus tard, en 1503, Afonso de Albuquerque construisit à Cochin le premier fort en Asie, première pierre de l'empire colonial portugais. Le roi Manuel nomma Francisco d'Almeida vice-roi des Indes. Cochin était alors devenu la base principale du commerce des épices, pierres précieuses et parfums dont les Portugais s'arrogèrent le monopole au détriment des Arabes.

Une longue histoire
Au pied de la grande chaîne de montagnes des Ghats occidentaux, la plaine côtière des Malabars est bordée par un complexe ensemble de lagons séparés par des langues de terre couvertes de végétation tropicale et bordées de mangrove. Petit village de pêcheurs à l'origine, Cochin dut sa prospérité à un caprice de la nature. En 1341, la violente crue du fleuve Periyar qui détruisit le port de Cranganore ouvrit le cordon littoral de Cochin, lui donnant ainsi un accès direct à la mer pour en faire le port le plus sûr de toute la côte sud-ouest de l'Inde, même en période de mousson. Au XIVe siècle, Cochin reçut la visite de la grande flotte expéditionnaire chinoise conduite par l'amiral Zheng He, et c'est certainement de cette époque que date l'introduction des carrelets chinois utilisés pour la pêche côtière et qui sont l'une des attractions de Cochin. En 1440, le voyageur italien Nicollo Da Conti décrivit Cochin comme « un port d'une grande activité ».

Le royaume du prêtre Jean
Lorsqu'arrivèrent les Portugais, ils ne furent qu'à moitié surpris de constater qu'une partie de la population était chrétienne. Ils pensaient avoir abordé sur les terres du mythique « prêtre Jean ». De fait, l'introduction du christianisme dans cette région remonte au moins au VIe siècle, par des missionnaires nestoriens, et l'église des Malabars – les chrétiens de Saint-Thomas – utilise encore largement aujourd'hui l'antique rite syrien. La présence portugaise renforça sensiblement le christianisme, en particulier par l'action de saint François-Xavier qui, envoyé aux Indes par Ignace de Loyola, convertit, entre 1542 et 1545, des dizaines de milliers de Malabares.

Ville portugaise...
Autour de fort Cochin, la ville portugaise se développa rapidement et le vieux centre de Cochin en garde encore de nombreux témoignages architecturaux comme ces quelques maisons qui remontent au début du XVIe siècle. L'église Saint-François, construite en 1503, fut la première église européenne sur le sol indien et elle abrita un temps la dépouille de Vasco de Gama. Bien que sa façade ait été baroquisée en 1779, elle reste le plus ancien témoignage de la présence européenne en Inde. En revanche, l'église Sainte-Croix, construite en 1505, fut détruite en 1785 et reconstruite seulement à la fin du XIXe siècle, en style néo-baroque. De toutes les régions de l'Inde, le Kerala est celle qui offre la plus grande diversité religieuse et montre la plus grande tolérance : à Cochin, voisinant les églises et temples dravidiens, fut construite en 1568 une remarquable synagogue. Les Portugais construisirent également en 1555 pour le raja local, le palais Mattancherry aujourd'hui appelé le « palais hollandais »...

...hollandaise et britannique
En effet, en 1663, Cochin fut conquise par les Hollandais. Durant plus d'un siècle, le port connut une phase d'éclatante prospérité et les protestants vinrent élargir le paysage religieux de Cochin. En 1795, les Hollandais durent céder toute la région aux Britanniques qui firent de Cochin un port moderne tandis que se développait la ville d'Ernakulam et le centre de constructions navales sur l'île Willingdon. Outre le charme indéniable de la ville, Cochin est aussi le point de départ idéal pour découvrir les paysages uniques de la côte des Malabars et du labyrinthe amphibie des « backwaters » : cocotiers et fleurs sauvages où, comme le pensait Baudelaire, les « rêves flottants sont pleins de colibris »...
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