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Verazzano et Hudson
Giovanni da Verrazzano, qui était au service de François Ier et commandait la caraque La Dauphine, fut le premier à aborder, le 17 avril 1524, une baie profonde qu'il nomma la Nouvelle-Angoulême avant de poursuivre son exploration vers Terre-Neuve, mais son nom désigne aujourd'hui le grand pont suspendu qui relie les quartiers de Brooklyn et de Staten Island. Ce ne fut cependant qu'en 1609 que Henry Hudson, Britannique au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, se rendit compte de l'intérêt de l'île nommée « Mana-hatta » par les Indiens Algonquins, bordée par deux rivières dont la plus importante, à l'ouest, porte aujourd'hui le nom d'Hudson...

La Nouvelle-Amsterdam : une ville pour 24 dollars !
En 1626, les Hollandais y établirent un comptoir, la Nouvelle-Amsterdam, dont le premier gouverneur, Peter Minuit, décida, dans un souci de légitimité, « d'acheter » Manhattan au groupe d'Indiens qui y résidaient contre 60 florins de verroterie. Les écoliers américains d'aujourd'hui savent donc tous que New York ne vaut que 24 dollars ! Aux premiers temps de la colonie, celle-ci ne comportait guère que quelques entrepôts et des tavernes – les grog shops – pour marins. En 1647, le nouveau gouverneur, Pieter Stuyvesant qui tenta de « moraliser » le comportement de ses administrés en imposant l'adhésion à l'Eglise réformée, s'attira l'hostilité des colons juifs, catholiques et quakers qui refusèrent de le soutenir lorsque Jacques, duc d'York et futur Jacques II, vint, en 1664, revendiquer la cité. Il put ainsi s'en emparer sans coup férir et la renommer Nouvelle-York... Les négociants anglais qui affluèrent alors travaillèrent en bonne entente avec les résidents hollandais. Stuyvesant acheva ses jours dans sa ferme, bouwerij en néerlandais, qui a donné son nom au quartier de Boweri.

Première capitale des Etats-Unis
La construction du Great Dock sur l'East River en 1676 fit de New York le port majeur d'exportation de la farine de blé et des fourrures de castor qui figurent encore sur les armoiries de la ville. Au début du XVIIIe siècle, déjà premier port américain, New York comptait plus de 5 000 habitants et débordait au-delà de Manhattan, relié par le Kings Bridge au nouveau quartier du Bronx. L'axe principal de la ville suivait toujours le tracé du sentier suivi par les Indiens, mais devint la « voie large » : Broadway. Les activités se diversifièrent. Le commerce entraîna le développement des banques suivi par la création d'un Stock Exchange, à l'emplacement de l'ancien mur de bois et de terre construit par les Néerlandais : Wall Street. A la construction navale vinrent ensuite s'ajouter le travail du textile, la charpenterie, le traitement du tabac. Pionnière de la liberté d'expression lorsque fut acquitté le journaliste John Peter Zenger qui avait dénoncé la corruption du gouverneur, New York fut aussi à la pointe des revendications d'indépendance ; l'affrontement entre les soldats britanniques et les Fils de la Liberté sur Golden Hill en 1774, fut la première action qui allait mener à l'indépendance en 1783. New York devint alors la première capitale de la confédération américaine.

La Grosse Pomme
L'avènement de la navigation à vapeur, le percement du canal de l'Erié et le dynamisme des armateurs firent de New York le plus grand port du monde jusqu'en 1950. La population crût en flèche et la ville absorba les cités voisines de Brooklyn, de Queens, du Bronx et de Staten Island. Melting pot ethnique, foyer culturel majeur des Etats-Unis, centre de la finance mondiale, New York devenait trop exiguë et s'élança vers le ciel. En 1902, le Fuller Building – le Flatiron – fut le premier des gratte-ciel qui modelèrent l'image de New York : le Woolworth Building, le Chrysler Building, l'Empire State Building et jusqu'aux Twin Towers tragiquement disparues en 2001. Si, dans les années soixante-dix, la ville montrait le paradoxe d'être à la pointe des mouvements intellectuels et artistiques du monde et, au même moment, de partir à la dérive à cause des tensions ethniques et de l'insécurité croissante, New York – la Grosse Pomme comme l'appellent affectueusement ses habitants – est aujourd'hui redevenue un kaléidoscope de quartiers à forte personnalité. D'un Harlem embourgeoisé à China Town, des lumières de Broadway aux golden boys de Wall Street, du siège des Nations unies aux riches lofts de South Sea Port, des richesses du Metropilolitan Museum au MoMa, aux Cloisters ou au Guggenheim, New York n'est plus une ville, mais un monde à elle seule.
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