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Velasquez
le « peintre des peintres » selon Edouard Manet...
Demeurée longtemps méconnue, l'œuvre de Velasquez suscite l'enthousiasme des romantiques avant que Manet ne voit en lui un génial précurseur. Le XXe siècle n'est pas en reste, quand Picasso s'inspire des Ménines et Bacon du portrait du pape Innocent X. La reconnaissance vient également du grand public, qui a fait du portraitiste de la cour de Philippe IV le peintre le plus admiré du Siècle d'or.

De l'atelier sévillan à la cour de Madrid

Né à Séville en 1599, le petit Diego manifeste rapidement des dons pour le dessin et rejoint, à 11 ans, l'atelier de Francisco Pacheco. Reconnu peintre en 1617, il épouse la fille de son maître l'année suivante. Peintre de bodegón – des scènes de la vie quotidienne parfois travesties en épisodes tirés de l'Ecriture –, le jeune Velasquez paraît alors voué à une carrière toute provinciale, mais le sort en décide autrement avec la mort, survenue en 1621, du roi Philippe III. Son successeur, Philippe IV, est un jeune homme de 16 ans qui confie la direction des affaires de l'Etat à Gaspar de Guzman, comte d'Olivares et duc de San Lucar, issu d'une illustre famille andalouse. Soucieux de s'assurer une vaste clientèle, le ministre favorise ses compatriotes et, en 1622, Pacheco fait partir son gendre pour Madrid. Il y découvre les chefs-d'œuvre italiens et flamands réunis dans les collections royales et réalise un portrait remarqué du poète Luis de Gongora. Lors d'un second voyage effectué l'année suivante, la réputation acquise par le jeune homme lui vaut de se voir confier la réalisation d'un portrait du roi. Immédiatement séduit, Philippe IV le nomme en octobre 1623 peintre de la Chambre. C'est le point de départ d'un cursus honorum qui le verra devenir ultérieurement grand maréchal du palais en 1652, puis chevalier de l'ordre de Santiago six ans plus tard.

Le portraitiste du souverain et de sa famille

La faveur royale lui vaut de multiples jalousies. La rumeur veut qu'il ne sache peindre que des portraits, mais il remporte haut la main le concours ouvert pour la représentation de L'Expulsion des Morisques par Philippe III. Attaché à la cour, il multiplie les portraits des souverains, des infants et d'Olivares, mais aussi des bouffons nombreux dans le palais. Sa gloire semble assurée, mais la venue à Madrid de Rubens donne une nouvelle impulsion à sa carrière. Il se lie d'amitié avec le maître anversois qui lui prodigue ses conseils et l'encourage à visiter l'Italie. On distingue l'influence du Flamand dans Les Buveurs du Prado, mais il obtient surtout de Philippe IV qu'il autorise son peintre à gagner l'Italie où il va séjourner plus d'un an en visitant Gênes, Milan, Venise, Bologne, Rome et Naples. Il y découvre Titien, Tintoret et Véronèse et acquiert une maîtrise de la lumière que révèle La Forge de Vulcain où se mêlent le mythe et la représentation réaliste d'une scène familière. Rentré à Madrid, il y peint La Reddition de Bréda (Les Lances), inspirée par le marquis de Spinola, rencontré sur le bateau les conduisant tous deux de Barcelone à Gênes en 1629.

Le second voyage italien et les derniers chefs-d’œuvre

La mort en 1644 de la reine Elizabeth, puis celle, deux ans plus tard, de l'infant Baltazar Carlos, ouvrent une période nouvelle. Le roi se remarie avec Marie-Anne d'Autriche et c'est l'occasion d'un nouveau séjour en Italie, le peintre accompagnant la délégation chargée d'escorter la future reine. C'est à Rome qu'il peint son admirable portrait d'Innocent X et les deux petites études du parc de la villa Médicis. C'est également de ce séjour que date la Vénus au miroir conservée aujourd'hui à Londres. Rentré en Espagne après deux ans et demi d'absence, il y peint la nouvelle reine, l’infante Marguerite, et l’infante Marie-Thérèse, future épouse de Louis XIV. Parmi les productions les plus originales de ses dernières années, il faut mettre à part Les Fileuses et, surtout, Les Ménines où le peintre s'est figuré en train d'exécuter le portrait des souverains. En 1660, il doit préparer, en tant que maréchal du Palais, les logements du roi et de la cour à Fontarabie en vue de la signature de la paix des Pyrénées et édifier dans l'île des Faisans, sur la Bidassoa, le pavillon où doit se dérouler la cérémonie. Le travail est épuisant. Rentré à Madrid à la fin du mois de juin, Velasquez doit s'aliter et meurt d'un malaise cardiaque le 6 août 1660.
Pour découvrir l'œuvre de Velasquez avec Clio
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