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L'Alhambra de Grenade
L'Andalousie, le paradis perdu des poètes arabes
Quand, repoussant les rois wisigoths, Tàriq ibn-Ziyàd franchit, en 711, le détroit qui allait désormais porter son nom – Gibraltar : Djebel al Tarik – il crut découvrir le paradis en des « oasis », plus grandes et plus luxuriantes qu'il n'aurait jamais osé l'imaginer. Unique rescapé du massacre des Omeyyades de Damas, Abd er-Rahman, en 756, fit de Cordoue la première capitale de l'Andalousie maure, dont le nom immortalisera le passé wisigothique, et vit fleurir des penseurs parmi les plus grands du Moyen Age, tels que le juif Maïmonide ou le Persan Averroès. Mais, au XIIIe siècle, les rois de Castille entreprirent la phase décisive de la Reconquista. Cordoue tomba en 1236, Séville en 1248. Cerné de toute part, le royaume de Grenade réussit cependant à se maintenir encore plus de deux siècles, jusqu'à la chute finale en 1492. La domination musulmane sur l'Espagne avait duré 781 ans.

Les derniers feux de l'Andalousie musulmane...

Le voyageur qui arrive à Grenade, ne peut que constater l'excellence du site. S'élevant au-dessus de la Vega, plaine fertile et verdoyante, trois collines forment le lieu de la vieille ville de Grenade. La colline de Sacromonte, où subsistent des habitations troglodytiques qui furent longtemps occupées par les Tziganes, fait suite à l'Albaicin, aux étroites ruelles pavées bordées de cármenes, blanches, maisons à patio de style maure. Mais le regard est surtout attiré par la colline de l'Alhambra, dominée par la vieille forteresse de l'Alcazaba, édifiée au IXe siècle sur ce remarquable site défensif. Une voie pavée monte à l'assaut de la colline et conduit à la porte de la Justice. On pénètre alors au cœur d'un décor qui est certainement l'un des plus somptueux que l'art musulman ait jamais édifié et l'un des apogées de l'art décoratif. Chacun des émirs successifs de la dynastie des Nasrides fit édifier son palais, rasant parfois celui de son prédécesseur, mais si l'on peut y rechercher une subtile évolution stylistique, l'ensemble garde une unité exemplaire. Unité de conception d'abord, qui joue de l'alternance d'espaces clos avec des patios ombragés où la lumière joue sur l'eau murmurante des fontaines et des bassins qui apportaient une douce fraîcheur durant les étés torrides. Unité de décor, ensuite, avec ses éclatants pavements de marbre, ses arcades légèrement outrepassées, ses voûtes à stalactites, ses stucs finement sculptés, ses azulejos aux entrelacs géométriques ou ornés d'une élégante calligraphie cursive « andalouse ». Décor fabuleux que celui qui s'offre au visiteur qui pénètre dans la cour des Myrtes, la cour des Lions, la salle des Deux Sœurs, la salle des Rois aux alcôves peintes, les bains royaux à l'éclatant décor polychrome, et le salon des Ambassadeurs, chef-d’œuvre absolu, avec sa coupole en bois de cèdre... La somptuosité sans exubérance, à l'échelle humaine, qui se dégage de l'ensemble ne peut que nous faire rêver d'un art de vivre à l'exquis raffinement. Quel contraste avec la façade imposante et austère du palais que Charles Quint fit édifier au cœur de l'Alhambra ! Mais il ne faut pas se laisser rebuter par son aspect extérieur : sa vaste cour circulaire ceinturée de deux niveaux d'arcades superposés, est l'une des plus élégantes réalisations de la Renaissance en Espagne.

Nuits dans les jardins d'Espagne

Ce fut l'atmosphère des jardins du Generalife, dans la touffeur d'une nuit d'été, avec sa magie et sa sensualité, que Manuel de Falla s'attacha à évoquer dans sa fantaisie symphonique. Aujourd'hui encore, une promenade dans les jardins en terrasses, avec leur escalier des eaux, leurs allées de cyprès et bosquets de lauriers-roses, qui bordent le petit pavillon d'été des princes de Grenade, reste un souvenir inoubliable. Le Generalife – Jannat al-Arif ou jardin de l'architecte – est certainement ce qui se rapproche le plus, sur cette terre, du paradis tel que le concevaient, dans la pure tradition orientale, les compagnons du Prophète.
Après que le royaume de Grenade eut été conquis par les Rois Catholiques, Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, la cité de Grenade s'étendit dans la plaine et ce fut au tour de l'art chrétien de la peupler de chefs-d'œuvre, et l'on ne peut quitter Grenade sans en avoir visité la merveilleuse cathédrale gothique.
Et n'oublions pas le vieux proverbe espagnol : «  Qui n'a pas vu Grenade n'a rien vu. »
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