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Amarna
La capitale d'Akhenaton
La capitale du Disque solaire...
Le site de Tell el Amarna demeure sans aucun doute l'un des plus fascinants des hauts lieux de l'Egypte pharaonique. A 400 kilomètres au nord de Louxor, il correspond, sur la rive droite du Nil, à une vaste plaine dominée à l'est par les hauteurs de la chaîne arabique qui s'éloignent ici du fleuve pour former une vaste étendue où fut édifiée au XIVe siècle avant J.-C. une capitale royale éphémère, celle voulue par le pharaon Aménophis IV-Akhenaton pour honorer le Disque solaire dont il voulut imposer le culte exclusif. L'échec de cette réforme religieuse fit que la cité fut abandonnée. Progressivement démantelée, la ville, que son fondateur avait baptisée Akhetaton, « l'horizon d'Aton », fut recouverte par les sables et disparut, tout comme son fondateur, de la mémoire des hommes.

...retournée au désert
On a peine à imaginer, confronté à la vaste étendue désertique qui s'étend entre le mince espace verdoyant jouxtant le Nil et les hautes falaises se dressant à l'est, que s'est élevée là, il y a plus de trois mille ans, une ville dont la population, estimée à vingt mille habitants, comprenait dignitaires et fonctionnaires du souverain se mêlant à la foule des ouvriers et des artisans employés à son édification. Là se dressaient alors des temples, des centres administratifs ou des demeures aux façades blanches dont il ne reste aujourd'hui que les seules fondations. Le fondateur d'Akhetaton fut rayé des mémoires, ses effigies furent mutilées, ses noms martelés jusque sur les parois des tombes qu'il avait fait creuser...

La découverte
Membre de la mission scientifique de l'expédition d'Egypte, Edme Jomard rendit compte le premier de l'existence des ruines qu'il avait observées en ces lieux rendus au désert. Le Prussien Richard Lepsius fait étape sur le site en 1843, et vingt-et-une planches de ses Denkmäler aus Aegypten und Aethiopen, publiés de 1849 à 1859, révèlent au public européen le visage du roi maudit et ceux de sa famille. La découverte par une paysanne, en 1887, d'un lot de tablettes d'argile gravées en cunéiforme, connues sous le nom de « lettres d'Amarna » ouvre une ère nouvelle dans la notoriété du site où l'Anglais Flinders Petrie vient étudier le grand temple d'Aton et les palais royaux, avant que la mission allemande de Ludwig Borchardt vienne fouiller, de 1907 à 1914, les périphéries de la cité et y découvrir le fameux buste de Néfertiti.

Une ville éphémère
La ville s'étirait du nord au sud sur près de 9 kilomètres. Le palais situé le plus au nord, au plus près du fleuve, était une résidence royale fortifiée, isolée de la ville proprement dite. Plus au sud, un deuxième palais était celui de l'épouse royale ; le Grand Palais occupait le centre de la ville, avec ses bâtiments administratifs, ses cours cérémonielles et son pavillon royal, qui comprenait une salle d'audiences. L'accès nord de la ville donnait sur un vaste parvis précédant le grand temple d'Aton alors que l'accès ouest donnait sur le Nil où était aménagé un port royal. Ouverts à la lumière solaire, à la différence des temples égyptiens antérieurs où le cœur du sanctuaire était noyé dans l'ombre, ceux d'Amarna étaient le théâtre de cérémonies exclusivement dédiées à Aton, dont les rites étaient accomplis par le roi en personne, assimilé au Disque solaire. De nombreuses demeures correspondant à des statuts sociaux très divers étaient rassemblées autour des palais et des temples et nous renseignent sur ce qu'était cette société originale brutalement transférée de Thèbes en cette région, jusque-là désertique. L'hypogée royal et la nécropole des nobles aménagés à l'est et au sud, tout comme les restes du village d'artisans installé à proximité de la nécropole méridionale, nous fournissent également un précieux complément d'informations sur ce que fut cette étonnante cité, née de la volonté d'un souverain atypique, dont la disparition l'a plongée dans l'oubli le plus total.
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