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Bogota
La cité où l'or est roi
Quel site ! Le funiculaire vient à peine de quitter la station et, déjà, se dévoile l’ampleur majestueuse de la cordillère andine. Quelques minutes plus tard, la cabine s’arrête au sommet du Cerro de Monserrate, au pied du grand sanctuaire blanc qui, perché à 3 152 mètres d’altitude, semble un grand oiseau prêt à plonger vers la ville, 500 mètres en contrebas. Le temps de reprendre son souffle et d’ouvrir les yeux en grand : Bogota déploie ses innombrables quartiers dans les moindres vallées, découpant ses immeubles élancés ou ses maisons ocre sur le vert omniprésent des montagnes qui la protègent d’un manteau végétal. De là haut, le premier regard posé sur la capitale colombienne est bien le regard du condor, l’oiseau mythique des Andes.

Une histoire agitée et passionnante

Ce site exceptionnel, les hommes en ont vu les avantages de très bonne heure. Dès le VIIe siècle avant notre ère, les Muiscas, qui vivent d'agriculture, y organisent leurs villages. Ils sont aussi passés maîtres dans l’art de travailler l’or, et c’est cette réputation – méritée – qui leur vaudra les convoitises des conquistadors européens qui poursuivent patiemment l’exploration et la conquête de la cordillère. En 1538, Gonzalo Jimenez de Quesada fonde Santa Fe de Bogota. Très vite, l’urbanisation s’organise : la future place Bolivar est tracée dès 1553. Bogota prend de l’ampleur quand elle est désignée comme capitale de la vice-royauté de la Nouvelle-Grenade, premier nom du pays, alors toujours sous la domination de la couronne d’Espagne. A l’orée du XIXe siècle, l’histoire s’emballe. Simon Bolivar, libérateur du Nord de l’Amérique du Sud, entre dans la ville et scelle définitivement l’indépendance en remportant la bataille de Boyaca (1819). En 1861, la ville devient la capitale de la Colombie. Bogota connaît alors un extraordinaire développement : on construit partout d’imposants édifices en style composite, la vie culturelle et intellectuelle y est si intense qu’elle est bientôt nommée « l’Athènes de l’Amérique du Sud ». Après un XXe siècle passablement secoué, deux maires dynamiques se sont récemment attaqué avec succès aux problèmes de circulation et de pollution, criants dans cette ville de 8 millions d’habitants. Citée aujourd’hui comme un exemple de « ville durable », Bogota offre à ses visiteurs le plaisir de découvrir à pied son ancien cœur colonial.

La plaza de Bolivar

Blottie au pied des montagnes, la plaza de Bolivar est le lieu où chaque habitant rend un hommage quotidien au grand libérateur. Vaste quadrilatère dédié aux piétons, elle est le lieu vivant de la Candelaria, l’ancien quartier colonial. Les édifices qui la bordent définissent les différentes fonctions de la ville : religieuse, politique, culturelle. La catedral primada est la plus ancienne fondation religieuse de la ville, mais elle a surtout été reconstruite au début du XIXe siècle dans un style néoclassique sobre et élégant, dont témoigne son imposante façade surplombant la place. Tout à côté, le Sagrario, qui remonte au XVIIe siècle, est un immeuble typique des villes « espagnoles » d’Amérique, destiné à abriter le Saint Sacrement. Ici, comme à Lima ou à Mexico, il a pris la forme d’un ravissant édifice où l’on pénètre par un portail baroque finement ouvragé. L’intérieur reste relativement sobre, faisant mieux ressortir les autels de bronze et d’or, bien dans la tradition hispanique. L’alcalde mayor (mairie) et le palais de Narino, où travaille le président de la République colombienne, affirment le pouvoir politique par leurs imposantes façades, que rythment colonnes et frontons. Néoclassique lui aussi, mais d’une élégance bien plus mesurée, le teatro Colon est le théâtre national de Colombie. Les colonnes d’ordre toscan qui ornent sa façade sont une invitation à découvrir le somptueux intérieur à l’italienne, tout rempli de velours rouges et d’ors passés.

De l’or à Botero

La Colombie rêvée par les conquistadores s’appelait l’Eldorado, pays de cocagne où les rivières charriaient les précieuses pépites, où l’on se baissait pauvre et se relevait richissime ! Ce mythe, on serait bien enclin à y croire en pénétrant dans les salles du musée de l’Or. D’une prodigieuse richesse, le musée possède quelque 34 000 pièces d’or correspondant aux différentes cultures indigènes de Colombie. Autant d'objets rares qui constituent un précieux témoignage des talents en orfèvrerie des civilisations préhispaniques. Platine travaillé, argent ciselé, cuivre métamorphosé, filigrane, technique de la cire perdue, soudure par granulation révèlent à quel point les peuples indigènes avaient une maîtrise exceptionnelle de la métallurgie, 1 500 ans avant l’arrivée des conquistadors. Les vitrines exposent des bijoux (colliers, boucles d’oreilles, bracelets, narigueras – ornements de nez –, broches...), des outils du quotidien (hameçons, aiguilles, peignes…) et même du textile (les Indiens quimbayas utilisaient aussi l’or pour se vêtir). Et l’on comprend combien l’or, lié au soleil (pour les peuples indigènes, l’or est la « sueur du soleil »), occupe une place particulière dans les civilisations précolombiennes : les hommes voyaient en cette matière le moyen d’expression idéal de leurs préoccupations philosophiques et religieuses. Cette excellence culturelle est toujours vivante, comme en témoignent les formes rondes des femmes que peint Fernando Botero, légende vivante en son pays, ou ses sculptures qui, admirablement polies, incarnent dans le bronze la sensualité colombienne...
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Etendue au pied de l'isthme de Panama sur les rives du Pacifique et de la mer des Caraïbes, striée de trois cordillères andines, la Colombie s'étend vers l'est en d'immenses plaines qui se perdent dans ... Découvrir ce voyage
 

 
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