Logo Clio
Service voyages
Service voyages
De la soie, de la broderie...
La légende fait fonder la cité de Suzhou – « Sou-Tchéou » dans la transcription française – en 514 avant notre ère par le prince de Wu. Sous le règne du premier empereur Ts'in, elle devint la capitale d'un comté, mais ce fut surtout sous la dynastie de Sui, lorsque fut creusé – ou approfondi ? – en 607, la portion du grand canal reliant le Yangtse à Hangzhou, que la ville prit son essor grâce à l'exportation, vers d'autres parties de la Chine, des excédents de riz produits par la région. Prospérité qui ne fut pas démentie sous les Song et les Yuan. Quand Marco Polo visita, en 1276, la « ville des brumes d'or », il s'extasia sur sa richesse, la splendeur de ses édifices et, en exagérant quelque peu, ses six mille ponts. La cité continua à croître et embellir jusqu'au début du XVIIe siècle, au début de la dynastie Ming. Outre le commerce du riz, Suzhou était alors réputée pour la qualité et l'abondance de sa production de soieries de luxe qui en faisait un puissant centre manufacturier. Cette production était si importante pour l'économie chinoise que, dès le XIVe siècle, l'Etat interdisait à ses ouvriers de faire grève ! Mais Suzhou doit aussi sa réputation à l'exceptionnel raffinement de ses broderies. Longue tradition s'il en est, puisque les archéologues ont retrouvé de fines broderies de soie figurant avec réalisme fleurs, poissons rouges, chats et dragons.

... de riches commerçants...
Toutes ces activités eurent pour conséquence la naissance d'opulentes familles d'entrepreneurs et de commerçants qui s'enrichirent encore par la suite en pratiquant les activités bancaires et permirent à la ville de garder sa richesse même lorsque s'envasa le chenal qui la reliait à la mer. Comme art rime parfois avec argent, Suzhou vit alors éclore une riche vie intellectuelle, fut le siège d'une école littéraire et de nombreux ateliers de peinture et fut le lieu de naissance, au XIVe siècle du kunqu, ancêtre et prototype de l'opéra de Pékin.

... des mandarins...
A l'époque Ming, le mandarinat était l'institution majeure du pouvoir dans les diverses parts de l'empire. D'origine aristocratique ou simples paysans remarqués pour leur intelligence, les jeunes gens préparaient, dans la plus pure tradition confucéenne, l'exigeant concours impérial qui allait leur ouvrir une prestigieuse carrière. Après avoir rendu de bons et loyaux services à l'administration impériale, les plus talentueux d'entre eux pouvaient parfois solliciter l'affectation en un lieu de leur choix ; Suzhou avait souvent leur faveur. Après une vie consacrée à la gestion du monde, ils aspiraient à la paix de l'âme. Cultivant les vertus confucéennes, mais aussi attirés par la spiritualité taoïste, ils cherchaient à renouer avec la contemplation de la nature, mais celle d'une nature policée, transcendée par le regard de l'artiste, du poète.

... et des jardins
Ils traduisirent cette recherche de la sérénité, en faisant aménager leurs demeures sous forme de pavillons simples et élégants au cœur d'un jardin où chaque élément – arbres, bosquets, massifs floraux, douces éminences et âpres rochers, étangs, ruisseau, pont –, chaque perspective est le résultat d'une profonde réflexion. Ces paysages nés de la main de l'homme sont chargés d'un symbolisme qu’il nous est aujourd'hui parfois difficile de décrypter, mais qui continue à parler avec force à notre sensibilité. Par humilité, Song Zongyuan, qui fit réaliser, en 1170, le plus beau de ces jardins mandarinaux, montrait qu'il ne valait pas mieux qu'un simple pêcheur et l'appela « Jardin du maître des filets ». Pavillon de thé, salle « d'étude des cinq cimes », pavillon « d'où l'on contemple les pins et admire les peintures », kiosque « de brise et de Lune », s'intègrent dans un microcosme où, sur un demi-hectare, chaque détail a son importance. Dix fois plus grand, le jardin de la Politique des simples ne le cède en rien au précédent. Wen Zhegming, le grand peintre du XVIe siècle, participa à sa conception, s'attachant à « faire naître le plein du vide », c'est-à-dire en s'affranchissant de tout élément superflu pour retrouver l'essence même du paysage rêvé. Mais Suzhou recèle encore d'autres trésors : le jardin du Pavillon des vagues, le jardin de la Forêt du lion, le jardin Liu, mais aussi un beau temple de Confucius, le pont de la Ceinture précieuse qui franchit de ses 53 arches, les eaux du grand canal...
Pour visiter Suzhou avec Clio
CH 31 - 18 jours

Notre circuit classique pour découvrir l'une des plus grandes et des plus anciennes civilisations du monde. A la visite des deux des plus grandes cités de Chine, Pékin et Shanghai, emblèmes futuristes ... Découvrir ce voyage
CH 51 - 13 jours

Malgré l’immense barrage édifié sur son cours, le Yang Tsé Kiang se fraye toujours un spectaculaire passage à travers les monts avant de déboucher sur la vaste plaine qu’il fertilise de ses limons : il ... Découvrir ce voyage
Nos chronologies
La Chine
Des origines au réveil de l'Empire du Milieu

Au moment où elle s’impose comme la deuxième puissance économique du monde, au bout de trente ans d’une mutation impressionnante dont l’accomplissement ...
 

 
Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter