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Le Yunnan
Le pays de l'éternel printemps
Montagnes et rizières
A la marge méridionale de la Chine, bordée par le Vietnam, le Laos, la Birmanie et le Tibet, la province du Yunnan offre une remarquable variété de paysages. Entièrement compris dans une région au climat tropical, mais tempéré par l'altitude, le Yunnan est souvent décrit comme le pays de l'éternel printemps. Le haut plateau de l'Ouest, prolongation du plateau tibétain, strié d'âpres chaînes de montagnes, descend progressivement de 5 500 à 1 800 mètres du nord au sud. Encaissés dans des vallées profondes de plus de deux mille mètres, la Salouen, le Mékong, le fleuve Rouge, le Yang Tsé se précipitent dans des flots furieux vers le golfe du Bengale, le golfe du Tonkin ou la mer de Chine. Non loin de Lijiang, vieille ville typique de la Chine du Sud dont le nom signifie « la pierre à encre », le Yang Tsé tranche en un spectaculaire canyon, la gorge du Saut du tigre. A l'est, les altitudes sont plus modérées et les montagnes prennent plutôt la forme de hautes collines. La douceur du climat qui permet une saison végétative de dix mois dans l'année en fait un des greniers à grain de la Chine. A côté du maïs, du coton et de la canne à sucre, le riz, qui tient naturellement la place prépondérante, a donné naissance aux paysages enchanteurs de la région de Yuanyang avec ses spectaculaires rizières étagées à flanc de montagne.

Terre des peuples
Les terres du Sud tropical de la Chine semblent avoir joué le rôle de réservoir de peuples – proto-Malais, Austonésiens, Môns-Khmers, Tibéto-Birmans, Viets – au cours des complexes migrations qui, dès le Néolithique, essaimèrent en vagues successives vers la péninsule indochinoise, la Birmanie, les Philippines, Bornéo et, enfin, l'Océanie. On peut encore, de nos jours, admirer les témoignages de ces époques reculées grâce aux peintures rupestres néolithiques de Huashan qui décorent les falaises de la Montagne fleurie représentant plus de mille personnages et animaux et qui remontent au premier millénaire avant notre ère.

Une histoire en marge de la Chine
Le milieu des montagnes tropicales était étranger à la civilisation traditionnelle chinoise et n'intéressait pas la Chine divisée en Etats rivaux de la période des Printemps et des Automnes (770 - 473 av. J.-C.) ni de la période des Royaumes combattants (403 - 221). Ce ne fut donc qu'au moment de la première unification, sous le règne du Premier Empereur Ts'in que l'Empire du Milieu établit une vague suzeraineté sur les seigneuries tribales du Yunnan. Sous la dynastie des Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.), en particulier sous le règne de l'empereur Wou, les principautés du Sud restèrent sous le contrôle des mandarins jusqu'à la chute de la dynastie. Cinq siècles plus tard, en 729, l'union de tribus Thaï luttant, sous la houlette du chef Piluoge, contre l'agression de Tibéto-Birmans, donna naissance au royaume de Nanzhao. Vite consolidé autour de sa capitale, près du lac Erhai, le royaume résista aux tentatives de prise de contrôle par la Chine, puis se lança dans la conquête de nouveaux territoires, devenant ainsi la puissance dominante de la région, soumettant une partie de la Birmanie et du Tonkin. Etat centralisé et à haut niveau d'organisation, le Nanzhao tirait ses richesses de l'exploitation de mines d'or et de sel et de ses tissages de soie de grande qualité. Lorsque la Chine reprit sa politique d'expansion, sous la dynastie Yuan, le Nanzhao ne put résister au déferlement des troupes mongoles de Kubilaï Khan en 1253. Le Yunnan fut dès lors administré à nouveau par des mandarins impériaux s'appuyant sur les potentats locaux, tandis que de nombreux Thaïs allaient descendre vers le Sud pour s'installer dans ce qui allait devenir la Thaïlande.

Une mosaïque ethnique
Même si, à partir du XVIIe siècle, on vit l'implantation de populations chinoises han, un tiers de la population du Yunnan appartient encore aujourd'hui aux quelque vingt « nationalités » reconnues par le gouvernement chinois et quantité d'autres petites minorités qui ont largement conservé leurs traditions et, malgré la modernisation qui a atteint les villes, leur mode de vie : Yi des hautes collines, Pai cultivateurs de riz, Hani, Lisu et Lahu de langue tibéto-birmane, Naxi du haut Yang Tsé qui conservent des traditions proches de celles des anciens Tibétains, Shan et Thaï, Wa et Miao, auxquels il faut adjoindre les Hui musulmans arrivés à partir du XIIIe siècle. Peu de régions au monde présentent une telle diversité ethnolinguistique. Brassage de cultures, originalité encore préservée malgré la commercialisation croissante des pratiques traditionnelles, paysages hors du commun, le Yunnan mérite largement le qualificatif d'une « autre Chine »...
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