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La Cité interdite
Le cœur de l'empire du Milieu
La capitale du Nord

La civilisation chinoise, qui compte parmi les plus anciennes du monde, est née et s'est épanouie dans les régions qui jouxtent le Yangtsé et dans les grandes plaines lœssiques du Nord, irriguées par le fleuve Jaune. La région de Pékin se situait alors à la limite entre le domaine des agriculteurs han et celui des populations – que les Chinois qualifiaient de barbares – qui nomadisaient dans les zones steppiques du Nord et de l'Ouest. La pression que ces peuples effectuaient sur l'empire était la principale préoccupation des Chinois dès la dynastie Zhou (1027-221 av. J.-C.) et ceux-ci installèrent déjà sur le site de Pékin, une première capitale administrative régionale. Le Premier Empereur, au IIIe siècle avant notre ère, fit édifier la Grande Muraille pour prévenir ces incursions. Mais, après la chute des Tang, les Song qui leur succédèrent ne purent empêcher les Tatars Khitan de s'emparer de la région et d'établir leur capitale à Pékin qui tomba ensuite aux mains des Jurchen, au milieu du XIIe siècle. Ces derniers agrandirent considérablement la ville, mais ce fut lorsque Kubilai Khan, le conquérant mongol, petit-fils de Gengis Khan, s'empara de la Chine et décida, en 1264, d'établir sa capitale à Pékin et d'en faire sa grande capitale – Da Du, que Marco Polo transcrivit sous le nom de Cambaluc – que la ville devint le siège du pouvoir impérial.

L'axe du monde

Bien que les Yuan fussent profondément sinisés, le palais impérial de Kubilai, dont il ne reste rien aujourd'hui, n'était pas totalement imprégné de l'esprit chinois. Un siècle plus tard, la dynastie des Ming installa sa capitale au sud, à Nankin et, par opposition, Pékin devint Bei Ping, la Paix du Nord. Mais, en 1406, le troisième empereur Ming, Yong Le, décida de s'y installer. En moins de quinze ans fut édifié le nouveau palais impérial. Plus qu'un palais, la Cité interdite est la traduction matérielle d'un ensemble complexe de symboles. L'empereur était, pour les Chinois, le fils du Ciel, le pivot du monde chargé de maintenir l'harmonie suprême entre le monde terrestre et le Ciel. Rien ne devait rompre cette harmonie, le palais se devait d'être le reflet des règles régissant le monde et la société.

La géomantique et le Tao

Sur 72 hectares, ce qui en fait, avec ses huit mille salles, le plus grand complexe palatial du monde, les pavillons s'organisent selon les règles strictes de la géomantique chinoise. Pour se protéger des mauvaises influences descendues du nord, fut édifiée l'impressionnante « colline de Charbon » de plus de cent mètres de haut. La cité s'ouvre au sud, direction du soleil, de la lumière, de la force et de la vie. Une fois franchie la « porte du Plein Midi », s'ouvre une majestueuse esplanade conduisant vers la « porte de l'Harmonie montrée ». Un canal, la « rivière des Eaux d'or » que franchissent cinq ponts de marbre blanc, coule du nord-ouest vers le sud-est, le sens de la purification. De part et d'autre des escaliers, des statues de lions de bronze, l'un tenant sous sa patte un lionceau, l'autre le globe solaire, symbolisent les deux principes Yin et Yang dont l'union forme le Tao. De la même manière, les pavillons qui se succèdent ensuite, s'opposent symétriquement avant de se fondre dans le pavillon où se trouvait le trône impérial, le pavillon de l'Harmonie suprême, dont l'empereur était seul garant, par sa capacité à unir les contraires. Au-delà, les « trois palais et six cours », de fait des dizaines de pavillons toujours parfaitement identifiés Yin ou Yang, abritaient les services administratifs, les appartements de l'empereur et les jardins où il pouvait de reposer, les pavillons de l'impératrice, de la mère de l'empereur et de ses concubines, les logements des servantes et des eunuques.

La cité pourpre interdite

Après que le dernier empereur, Pu Yi se fut enfui de la cité impériale, celle-ci fut ouverte au peuple pour la première fois depuis cinq siècles. En effet, jusqu'alors, seul l'empereur avait le droit de parcourir l'ensemble de la cité. La taille et la couleur des pavillons, la forme des tuiles faîtières, la disposition des escaliers, marquaient à quelles catégories de personnes l'accès était autorisé. Si la première esplanade accueillait parfois, pour les cérémonies rituelles annuelles, plusieurs dizaines de milliers de personnes, seuls les hauts dignitaires accédaient au trône impérial et seuls les ministres, généraux et conseillers pénétraient parfois dans le palais du Milieu juste, le palais de l'Harmonie préservée ou le temple du Ciel.
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