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L'île de Pâques
Au-delà du mystère...
Mata Kite Rani
« Des yeux regardent les étoiles »… Tel est le nom que les Pascuans donnaient aux moaï, ces fascinantes statues hiératiques dressées le long de l’océan, taillées dans de gigantesques blocs de lave extraits du Rano Raraku. Depuis sa découverte tardive par les grands navigateurs occidentaux au XVIIIe siècle, ces gigantesques statues semblaient empreintes de mystère, d’autant plus que, pour les rares habitants de l’île, leur origine se perdait dans les brumes de la légende.

Une île perdue au cœur du Pacifique sud
Isolée dans les solitudes marines, à quelque 4 000 kilomètres de toute terre habitée, l’île de Pâques, fut découverte par l’amiral néerlandais Jacob Roggeveen qui n’y resta qu’une journée, le jour de Pâques 1722. Il décrivit une population nombreuse qui se prosternait devant d'immenses statues dressées non loin du rivage. Ce ne fut qu’en 1770 qu’elle fut « redécouverte » par des Espagnols venus, de la vice-royauté du Pérou, qui estimèrent sa population à 3 000 âmes. Quand James Cook y aborda à son tour en 1774, il ne dénombra plus que 600 hommes et 30 femmes et il constata que de nombreuses statues avaient été renversées tandis que La Pérouse, en 1786, parle de 2 000 habitants sur l'île ! Mais, quoi qu'il en soit, après les déportations effectuées par les Espagnols vers les mines d'argent du Potosi en 1862 et une épidémie de variole, les Pascuans n'étaient plus que 111 en 1877... Des colons tahitiens introduisirent alors sur l'île l'élevage du mouton qui acheva de modifier le paysage végétal de l'île. En effet, les travaux récents montrent que l'île de Pâques comportait autrefois, sinon des forêts, au moins de larges bosquets d'une variété de palmier géant, le paschallococos disperta. Fut-ce la surexploitation par les hommes ou une période de sécheresse prolongée qui les fit disparaître jusqu'au dernier ? La question reste ouverte aujourd'hui.

Les Pascuans
L’océan Pacifique couvre plus d’un tiers de la surface de notre planète. De distance en distance, des chapelets d’îles, Mélanésie, Polynésie, Micronésie parsèment les vastes espaces océaniques. Pointements volcaniques, atolls coralliens balayés par les alizés, ces minuscules havres terrestres dans le monde marin furent peuplés progressivement d’ouest en est par des populations de hardis navigateurs partant à l’aventure sur leurs pirogues, frêles, mais remarquablement adaptées à la navigation hauturière. Au cours de cette longue migration qui se poursuivit au moins durant deux millénaires, les populations se diversifièrent, les modes de vie prirent des couleurs différentes dans chaque archipel, mais tous ces peuples attestent leur commune origine par leurs langues qui appartiennent toutes au groupe austronésien. Au terme de leur conquête de l’espace Pacifique, les hommes rencontrèrent les îles Marquises et, enfin, isolée, perdue au bout de ce monde, l’île de Pâques, ou plutôt Rapa Nui – le grand Rapa – ou Te Pito te Henua – le nombril du monde – selon la dénomination que lui donnaient ses habitants.

Les moaï
Dès la découverte de l'île, les hypothèses les plus incongrues se multiplièrent à propos de ces fascinantes statues, mais il fallut attendre les travaux rigoureux d’Alfred Métraux, dans les années trente, pour faire revivre cette audacieuse civilisation qui sut, sur cette petite terre dénuée de ressources, ériger des monuments dignes d’un grand peuple. Aujourd'hui, on sait que les moaï incarnaient l’esprit tout puissant des ancêtres des différentes lignées rivales ; on connaît les légendes traditionnelles qui s’y attachent, et les chercheurs ont largement décrypté les implications sociales et symboliques du culte de l’homme-oiseau. Les principales interrogations qui subsistent concernent encore les conditions précises de la crise écologique qui entraîna entre le XVIe et le XVIIe siècle le déclin de cette civilisation originale et brillante. L’île offre une rare densité de vestiges archéologiques, des restes des maisons-bateaux dans lesquelles vivaient les Pascuans aux pétroglyphes sculptés sur des pierres plates à l’effigie du dieu Make-Make et à la grande carrière du Rano Raraku. Aujourd’hui, c’est la connaissance de l’histoire pascuane qui fascine, plus encore que ne le fit le mystère.
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