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Le parc de Torres del Paine
Une nature en majesté
Entre la cordillère des Andes et la steppe de Patagonie, le Parc national Torres del Paine est le plus connu et sans doute le plus spectaculaire du Chili. Il tient son nom des formations granitiques emblématiques, les Tours (Torres) de Paine, formidables parois acérées dominant un paysage entremêlé de montagnes, de glaciers et de lacs, de rivières et de cascades. Ce décor, comme émergé d'une terre à peine formée et encore vierge de toute présence humaine, constitue un perpétuel enchantement.

Les roches ont une histoire...

L'une des caractéristiques des sommets du massif del Paine est leur différence de couleur : claire au centre, foncée à la base et au sommet sur lequel s'accrochent fréquemment les taches immaculées de la glace. Cette variation s'explique par la géomorphologie du Paine : au Miocène, il y a douze millions d'années, une couche de magma granitique s'est formée au cœur de couches sédimentaires. Lorsque le magma s'est refroidi, le granit est remonté à la surface sous l'effet des mouvements tectoniques qui ont élevé le massif. Les couches sédimentaires supérieures ont presque toutes disparu, sauf au sommet de quelques formations, expliquant le camaïeu de teintes qui prennent, à l'aube ou au coucher du soleil, des reflets incroyables. C'est au pied de ces pics qui culminent à plus de 3 000 mètres que les glaciers ont creusé de nombreuses vallées, témoins de leur passage.

Les hommes aussi

Selon les historiens, les premiers habitants seraient arrivés dans le Sud de la Patagonie il y plus de 12 000 ans. Le premier peuple qui a pu être identifié est celui des Aonikenks ou Tehuelches, ce qui signifie « gens du Sud » en langue mapuche. On ne sait pas grand chose de sa disparition, hormis quelques documents recueillis par le père Alberto de Agostini, arrivé au Chili en 1909. Il consacra une bonne partie de sa vie à parcourir la Patagonie et à étudier ses habitants. Il avait été précédé de peu par le premier explorateur à avoir foulé le sol de Torres del Paine, Santiago Zamora (1870-1890).

En ces temps héroïques, lady Florence Dixie monta sa propre expédition avec quelques amis aristocrates : ils furent parmi les premiers Européens à explorer les montagnes de Paine, inaugurant le voyage à caractère touristique tel que l'on peut entendre ce terme aujourd'hui. Au tournant du siècle dernier, les expéditions se firent plus scientifiques, l'intérêt allant grandissant pour une région regorgeant, outre d'un intérêt géologique si particulier, d'espèces animales et végétales jusque-là inconnues. Ainsi, le géologue suédois Otto Nordenskjöld, déjà explorateur des pôles, y effectua-t-il de fréquents séjours.

Après le temps des pionniers, vint celui du peuplement permanent, entre 1910 et 1960. De nombreuses exploitations agricoles s'implantèrent, les fermiers tentant d'acclimater ovins et bovins dans un milieu peu favorable. Les conséquences, notamment consécutives aux incendies déclenchés pour nettoyer la zone pour le bétail, furent catastrophiques pour l'écosystème du Paine. Face à ces dégâts, un processus de conservation fut mis en place, aboutissant en 1959 à la création du parc national, d'une superficie aujourd'hui de 200 000 hectares, et déclaré réserve de la biosphère en 1978 par l'UNESCO.

Pics, lacs et glaciers

Les autorités chiliennes ont déployé de gros efforts d'aménagement afin d'offrir aux visiteurs toute la rude beauté naturelle de ces espaces sauvages, sans nuire à l'environnement ou à la tranquillité des cinq cents espèces animales qui peuplent le parc. On peut ainsi profiter de ce somptueux paysage sans craindre de déranger les condors, les flamants roses et les ibis, les cygnes et les aigles. Parfois, la chance sourit au visiteur : on aperçoit de près un troupeau de guanacos ou un huemul, le cerf du Sud andin, symbole de la région, ou encore, de plus loin de préférence, le fameux puma, roi des carnivores andins. Depuis Puerto Natales, le parc est facilement accessible en véhicule et est doté de pistes et de sentiers qui permettent un accès aisé au cœur de ses paysages les plus spectaculaires. Les nombreux lacs sont reliés entre eux par la rivière Paine. Les pistes passent de lac en lac et de lagune en lagune, chacun ayant sa propre couleur qui change selon l'ensoleillement. Le lac Nordenskjöld mire dans ses eaux turquoise les pics acérés des Cuernos del Paine, trois hauts sommets couverts de neige. Dans la laguna Amarga se reflètent les montagnes emblématiques des Torres del Paine. Leurs parois verticales, qui ont défié longtemps les alpinistes les plus chevronnés, semblent tirer leurs calottes glacées vers un ciel souvent changeant. Pour autant que cela soit possible, le spectacle est encore plus grandiose quand on aborde le lac Grey. Depuis le mirador qui surplombe ses eaux grises ou bleues selon le temps, se déploie un cadre montagneux de toute beauté.

Il ne faut surtout pas manquer l'excursion en catamaran. Au milieu de gros icebergs d'un bleu translucide, le bateau s'approche au plus près du glacier Grey. De la paroi de glace se détachent régulièrement de gros blocs irréguliers qui plongent dans les eaux profondes en une gerbe d'écume légère et un bruit de tonnerre assourdissant. Torres del Paine est bien un de ces lieux où souffle encore l'esprit des temps premiers de notre belle planète.
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