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Au centre de l’île de Ceylan, les grottes de Dambulla rappellent l’importance que les religieux ont accordée aux endroits difficiles d’accès, propices à la méditation qui fut toujours l’un des piliers de leur religiosité.

Vingt-deux siècles d’histoire au Sri Lanka

Depuis sa création peu avant l’ère chrétienne, Dambulla n’a cessé de s’agrandir. En effet, le site ne fut pas abandonné au cours de ces vingt-deux siècles et des générations successives de pèlerins firent au mieux pour préserver l’existant, voire le restaurer et le développer. On a aujourd’hui retrouvé pas moins de quatre-vingts abris construits dans la roche, qui servaient aux fidèles séjournant plusieurs jours sur place. Lieu de pèlerinage dès sa fondation, ce fut entre le Ve et le XIIIe siècle que les modifications les plus importantes intervinrent : des temples furent dressés et des murs de brique construits pour soutenir la grotte. La phase de développement suivante débuta au XVIIIe siècle, quand la terrasse supérieure fut restaurée et remise à neuf. Ce fut également à ce moment que l’on entreprit de peindre les grottes de manière plus systématique. Ces peintures ont été réalisées dans un style caractéristique de l’école de Kandy. Les peintures réalisées postérieurement furent restaurées avec soin afin de conserver leur authenticité et leur style ancien. Ainsi, Dambulla est sans conteste le plus grand et le mieux conservé des temples-cavernes du Sri Lanka. Deux chiffres donnent à eux seuls le vertige. On y trouve aujourd’hui plus de 2 100 m² de peintures murales et cent cinquante-sept statues.

Une histoire de fidélité

Au premier siècle avant notre ère, le roi Valagam Bahu Ier, cinq mois à peine après être monté sur le trône d’Anuradhapura, est contraint de fuir sa capitale dans la précipitation, menacé par un roitelet soutenu par les envahisseurs tamouls. Vaincu par ces derniers, il trouve refuge dans des grottes dissimulées dans une épaisse forêt. Là, un moine du nom de Mahatissa, touché par la détresse du roi découronné, encourage le souverain déchu à mendier afin de se nourrir, lui et sa famille. Recouvrant son pouvoir après d’âpres luttes, Vagalam Bahu n’oublie pas celui qui lui a permis de passer ces moments difficiles. Il décide de transformer en temples rupestres bouddhiques les grottes salvatrices. De ce mélange de faits historiques et de légendes édifiantes sont nés plus de quatre-vingts grottes et, surtout, cinq sanctuaires peints et sculptés, parmi les plus intéressants du Sri Lanka.


Les sanctuaires

Avec Polonnaruwa et Sigiriya, Dambulla fait partie du triangle sacré des grands sites religieux de l’île, ce qui signale suffisamment l’importance qui est la sienne. Les grottes sont creusées dans un bloc de granit long de près d’un demi-kilomètre, en surplomb sur la plaine avoisinante de près de deux cents mètres. C’est assez dire si leur accès, il y a plus de deux millénaires, devait être particulièrement malaisé. Aujourd’hui, l’attrait culturel du site en a quelque peu adouci l’approche. A un sentier qui serpente entre des rochers aux formes variées succèdent, lorsque la pente s’accentue, des marches soigneusement taillées dans le granit dur. Au cours de la montée, de place en place, des mendiants sollicitent la compassion des visiteurs, rappelant à leur manière, un peu plus commerciale, l’origine de ce lieu sacré. Vous y serez certainement escortés par des macaques et leurs bébés, mendiants eux aussi à leur façon ! L’ensemble de Dambulla est formé de cinq grottes, que l’on pourrait plus précisément qualifier d’ensembles rupestres, en raison de leur taille et des ramifications qui caractérisent certaines d’entre elles. La première fut sans doute en son temps la plus resplendissante. Le roi Nissamka Mala exigea que les parois soient tout entières recouvertes d’or. Jusqu’à ce que cet effet surprenant s’estompe sous l’effet du temps, le lieu fut appelé par les pèlerins rangiri « le rocher doré ». Son centre est occupé par un stupa imposant, entouré par des statues de Bouddhas agenouillés en pleine méditation. La deuxième grotte est la plus spectaculaire. Vaste, elle ne mesure pas moins de cinquante mètres de long sur quinze de large. C’est en levant les yeux vers sa paroi sommitale que vient l’étonnement. Dans la douce lumière qui pénètre jusqu’au plafond, des dizaines de peintures de Bouddha semblent contempler les effigies assises du sage, soigneusement alignées le long des murs. Toutes sont là, surtout pour veiller sur le sommeil de la gigantesque statue de l’Eveillé, confortablement allongé dans l’attitude du Parinirvana, un épais coussin ouvragé soutenant sa tête. Le sourire à peine souligné qui illumine sa face dit assez la félicité atteinte par le prince Siddartha, enfin délivré de ses différentes réincarnations. Les trois dernières grottes reproduisent, avec un faste et une sûreté artistique à peine moindre, le schéma des deux premières. Leurs parois sont couvertes de fresques dont certaines sont toujours originales, réalisées entre les XIe et XVIe siècles. Elles illustrent traditionnellement maint épisode de la vie du Bouddha, de sa première vocation à abandonner le monde terrestre aux évolutions successives qui le conduisent jusqu’au nirvana. On remarque particulièrement celle où le prince est tenté, sans succès, bien sûr, par le démon Mara.
Depuis la terrasse principale des sanctuaires, le panorama sur la plaine en contrebas est spectaculaire, accentuant le contraste entre le monde des hommes attelés à leurs tâches quotidiennes et celui des bonzes et des moines occupés à leur préparer un au-delà empreint de sérénité.
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