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Candy
haut lieu du bouddhisme
Le royaume de Candy
En 250 av. J.-C., l'envoi dans l'île de Ceylan de Thera Mahinda, fils de l'empereur Ashoka, apparaît comme un événement majeur de la longue histoire cinghalaise. Il s'agissait en effet de faire connaître à Devānampiyatissa, le roi d'Anuradhapura, les écrits bouddhiques fondateurs. La conversion de ce souverain allait dès lors marquer toute l'histoire de l'île, qui devint et demeure l'un des bastions du bouddhisme. Malgré l'arrivée de populations tamoules au IIIe siècle et malgré d'innombrables querelles de succession, le royaume d'Anuradhapura se maintint jusqu'au Xe siècle, époque où la cité tomba, en 993, sous les coups de la dynastie indienne des Cholas qui installèrent leur capitale à Polonnaruwa. Après que les Cinghalais eurent reconquis leur indépendance, Polonnaruwa brilla de tous ses feux durant un siècle, à l’issue duquel Ceylan fut partagé entre plusieurs petits royaumes sous la prééminence toute théorique du royaume de Kotte. Ce fut à cette époque, au milieu du XIVe siècle, que fut fondée la ville de Candy, capitale d'un petit royaume semi-indépendant au centre montagneux de l'île. En 1505, le navigateur portugais Lourenço de Almeida aborda à Ceylan à la recherche d'épices. Profitant des dissensions qui opposaient les royaumes cinghalais, les Portugais s'emparèrent des régions côtières et érigèrent un fort à Colombo dès 1517. Menacés par ces envahisseurs, les Cinghalais refluèrent à l'intérieur des terres et, en 1592, ils firent de Candy leur capitale. Les Portugais avaient converti au catholicisme une partie de la population de Ceylan – une reine de Candy, Kusumasana Devi, est connue sous le nom de Dona Catherina – ce qui fut mal accepté par la majorité bouddhiste. Lorsqu'en 1602 le capitaine hollandais Joris van Spilbergen aborda sur la côte orientale, le roi de Candy sollicita l'alliance des Hollandais contre les Portugais : ce qui consista à remplacer une domination par une autre. Enfin, après que les Britanniques eurent à leur tour évincé les Hollandais et fait de Ceylan, en 1796, une colonie de la couronne, le royaume de Candy se réduisit comme une peau de chagrin et disparut en 1815.

La Grande Ville
Au cœur d'une région fertile de hautes collines, dans le creux d'un vallon verdoyant, Candy est un séjour particulièrement agréable, du fait d'un climat tropical modéré par l'altitude (500 m). La cité était tout simplement appelée Maha Nuwara (la Grande Ville), mais souvent surnommée Kanda Uda Pas Rata (« le palais sur cinq collines ») dont les Portugais firent Candy. Enserrée dans une boucle de la rivière Mahaweli, la vieille ville se love autour du charmant lac artificiel couleur d'émeraude réalisé en 1807 par le dernier roi de Candy, Sri Wickrama Rāajasinha. Cité pleine de charme où flottent les odeurs de thé, de jasmin et d'épices, Candy, qui ne compte qu'une centaine de milliers d'habitants, échappe à la frénésie des grandes villes du monde indien, mais elle s'anime d'une ferveur extraordinaire lors de la grande fête bouddhique qu'est l'esala perahera, la « fête de la Dent ».

Le temple de la Dent
La légende veut que l'une des dents du Bouddha, pieusement recueillie dans les cendres de son bûcher funéraire, fût apportée en l'an 312 au roi de Ceylan, dissimulée dans sa coiffe par la princesse Hemamâlâ, après avoir été conservée pendant huit siècles en Inde, à Dentapura. Cette relique, la plus sacrée de toutes, fut placée sur un trône dans le palais royal et devint le symbole du pouvoir monarchique. Au XVIIe siècle, le souverain décida que la dent devait pouvoir être aussi vénérée par le peuple et les pèlerins. Le premier temple de la Dent, Dalada Maligawa, fut ainsi édifié à côté du palais royal qui abrite aujourd'hui le Musée national. Détruit par un incendie, il fut reconstruit en 1677. Ce monument, édifié dans le style d'Anaradhapura, repose sur une plateforme de granit, utilise toutes les ressources décoratives des matériaux disponibles à Ceylan – pierre calcaire, marbre, terre cuite, bronze, argent et bois sculptés – et conserve un décor de fresques figurant les épisodes de la légende du Bouddha ou des moments de la vie quotidienne mettant en scène des pèlerins, des danseurs, des acrobates ou des animaux. Chaque année, dix soirs durant, à la lueur des torches, de grandes processions convergent vers le temple de la Dent. Les divinités hindouistes sont alors transportées par des éléphants magnifiquement caparaçonnés de velours brodé rehaussé de soieries et de pierres précieuses. Jongleurs, danseurs, acrobates, cracheurs de feu, joueurs de tambour et dignitaires en costumes d'apparat chamarrés ajoutent couleur et animation à la théorie de bonzes en robe safran précédant l'éléphant Maligawa qui, porteur d'un simulacre de la relique offerte ainsi à la vénération des fidèles, avance sur de grands voiles de lin étendus sur le sol.
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