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Paro
Sous la bannière du dragon
Le Bhoutan
Tapi au cœur des massifs orientaux de l’Himalaya, au pied du Kangchenjunga, le royaume du Bhoutan est resté longtemps fermé aux influences occidentales et, aujourd'hui, n'ouvre encore ses portes qu'avec parcimonie. Royaume confié au XIXe siècle par les Britanniques à la dynastie des Wangchuck, le Bhoutan est, depuis 2008, une démocratie parlementaire. Pays d'une remarquable beauté, avec ses profondes vallées aux flancs verdoyants, parsemées de rhododendrons arborescents, qui se résolvent, en altitude, en somptueux paysages d’alpages, le Bhoutan reste essentiellement un pays rural et les villes gardent une taille humaine et échappent au modernisme qui uniformise trop notre planète. Si Thimphu, la capitale, atteint maintenant les 80 000 habitants, Paro n'en compte guère plus de 10 000.

Paro
Une vallée étroite, qui est cependant la plus large du Bhoutan et qui, à ce titre, fut élue pour recevoir le seul aéroport du pays, une seule rue principale, bordée de petites maisons et d’échoppes construites dans le style traditionnel bhoutanais, mêlant pierre et bois peint, des hommes et des femmes qui vaquent à leurs occupations, vêtus de la robe traditionnelle – le gho pour les hommes, le kira pour les femmes – , tel est l'étonnant spectacle hors du temps qui s'offre aux yeux des voyageurs. Paro, malgré sa modeste taille, est chef-lieu de district, le dzonkhag, et comporte donc un centre administratif. Or, au Bhoutan, administration et religion ont toujours été totalement intriquées et les centres administratifs ne sont autres que les monastères : les dzongs.

Le dzong de Paro
Fondé au XVe siècle et largement agrandi au XVIIe siècle, le Rinpung Dzong présente toutes les caractéristiques architecturales qui font des dzongs bhoutanais d'impressionnantes, mais élégantes forteresses. Sur une puissante fondation de pierre se dressent ses façades de terre séchée blanchies à la chaux, décorées d’un bandeau de couleur rouge qui court sous un double toit en bardeaux soutenu par des consoles et surmonté d’un lanternon ; il dégage une impression de puissance qui contraste avec le décor charmant de sa cour intérieure ceinte de galeries pourtournantes ornées de peintures murales qui évoquent les vies du Bouddha ou la gloire de Padmasambhava.

Padmasambhava et le festival de Paro
Grand maître du bouddhisme tantrique, né d’un lotus, il aurait confondu les prêtres Bon Pô dans un mémorable concours de magie au VIIe siècle et est devenu le maître à penser du bouddhisme bhoutanais. Chaque année, au mois d'avril, le festival – le Tshechu – de Paro commémore le séjour au Bhoutan de Padmasambhava, Guru Rimpoche. Tous les habitants de la vallée, revêtus de leurs plus beaux atours, se rendent au dzong de Paro afin de voir les moines qui, porteurs de masques de singes, d’oiseaux, de divinités grimaçantes, exécutent des danses qui sont aussi exorcismes, incantations et méditation, au son des tambours qui éloignent les démons… Le dernier jour de la fête, le plus solennel, on procède au déroulement du grand thangka, immense pièce brodée d'argent représentant Guru Rimpoche et ses huit incarnations, dont la seule vue doit autoriser l'accès au nirvana...

Temples et musée
La richesse de Paro réside aussi dans le musée national du Bhoutan, installé dans une ancienne tour de guet – le Ta Dzong – édifié en 1641, qui illustre remarquablement la longue histoire du Bhoutan. Le Kyichu Lhakhang, quant à lui, fut édifié sur un promontoire par le roi tibétain Songtsen Gampo au VIIe siècle, ce qui en fait le plus ancien du Bhoutan et, peut-être, du monde himalayen. Si l'on remonte la vallée du Paro, en direction des sommets himalayens, on trouve encore les ruines du Drukgyal Dzong, monastère-forteresse construit en 1649 par Tenzin Drukdra pour commémorer sa victoire sur les Tibétains, mais, malheureusement, détruit par un incendie en 1950.

Le nid de tigre
Quittant la vallée et montant à l'assaut des hauteurs, on atteint enfin le monastère de Taktsang. Incroyable vision que celle de ce monastère accroché, comme par miracle, à une falaise escarpée et l'on comprend pourquoi les Bhoutanais l'ont appelé le « nid de tigre ». Selon la légende, Padma Shambhava vint, porté par une tigresse, méditer durant trois mois dans une grotte ouverte sur la falaise, après en avoir chassé les démons qui l'habitaient. Ce fut en 1692 que le monastère fut construit, véritable exploit, autour de cette grotte. Le « nid de tigre » est aujourd'hui l'un des symboles du Bhoutan...
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Un article de la bibliothèque de Clio sur le Bhoutan et le Sikkim
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