Logo Clio
Service voyages
Service voyages
Page précédenteImprimer cet articleRecommander à un ami

La découverte de l'Italie antique du XVe au XIXe siècle
Roland Étienne
Professeur émérite à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne
Ancien directeur de l'École française d'Athènes

Capitale impériale, capitale de l'histoire, Rome a été jusqu'au XVIe siècle le centre privilégié des recherches antiquaires. Sa splendeur a longtemps dissimulé les civilisations qui l'entouraient. Ce n'est qu'aux siècles suivants que ces dernières furent explorées et leur succès – comme ce fut le cas à Herculanum et Pompéi – relégua parfois au second plan l'archéologie romaine.

Fureur de destruction, fureur de construction

À la différence d'autres cités disparues, Rome n'a jamais cessé d'exister et n'a jamais perdu la mémoire de son passé. Mais, dès l'Antiquité, des destructions massives et d'incessantes reconstructions, dans lesquelles on réutilise des matériaux appartenant à des édifices plus anciens, transforment la topographie urbaine, ensevelissant les monuments sous leurs propres ruines.

À partir du IVe siècle, avec la christianisation de l'Empire romain, la perte de son statut de capitale au profit de Constantinople, la fermeture des temples, – le Panthéon d'Hadrien est consacré à sainte Marie (609) –, et les invasions (le sac d'Alaric en 410), Rome s'enfonce dans le déclin. Ses monuments devenus obsolètes – la Curie devient Saint-Hadrien en 630 – tombent à l'abandon et sont pillés, au point qu'en 458 un des derniers empereurs d'Occident, Majorien, édicte une ordonnance interdisant les destructions.

La Rome médiévale est un mélange de ville et de campagne. En forte baisse, la population a abandonné les collines et s'est regroupée dans les quartiers bas. À l'intérieur des murailles, de grands espaces sont en friches. Des corporations ont récupéré certains ensembles monumentaux : les fabricants de chaux sont au cirque Flaminius. Les familles nobles, quant à elles, édifient leur forteresse sur des murs antiques, comme le font les Colonna sur le mausolée d'Auguste.

Et pourtant, malgré ces défigurations, à Rome, l'Antiquité reste une réalité concrète. Symboles de la pérennité de la ville, le Panthéon, le Colisée, la colonne Trajane, demeurés presque intacts, dominent le paysage urbain.

Au temps de la Renaissance carolingienne, l'attrait pour la culture classique se double d'un intérêt pour les monuments antiques. Rome, modèle politique et culturel – Charlemagne se pose en héritier de la grandeur romaine – voit son prestige grandir et attire les visiteurs. Un manuscrit, L'Itinéraire d'Einsiedeln, reflète l'état de la ville au IXe siècle ; à côté d'églises, il mentionne bon nombre d'édifices anciens correctement identifiés et décrits. Quatre siècles plus tard, les Mirabilia urbis Romae, ces guides à l'usage des pèlerins, traduisent une grande perte de connaissances : des monuments ont disparu, les identifications sont fantaisistes et les récits merveilleux se multiplient.

Les humanistes sauvent de l'oubli les monuments de Rome

C'est à la Renaissance que s'amorce le grand mouvement de retour à l'antique. Que ce mouvement soit parti d'Italie, dès le XIVe siècle, avant les autres pays européens, ne saurait étonner : les érudits italiens étaient les mieux placés pour étudier les manuscrits et les vestiges que l'Antiquité a laissés sur leur sol. Ce culte du passé n'est d'ailleurs pas seulement intellectuel, il marque aussi un grand réveil national. Quand Cola di Rienzo (1313-1354), le futur dictateur romain, rassemble le plus grand nombre d'inscriptions latines, c'est pour y trouver des preuves de la gloire romaine et de la supériorité des institutions politiques antiques, qu'il veut faire revivre. En Italie, l'histoire ancienne est aussi une histoire nationale.

Les humanistes se passionnent pour la recherche de manuscrits anciens : ainsi on redécouvre Ovide, Tite Live, Vitruve… Mais, si la littérature ancienne l'emporte sur les autres sources, de nouveaux domaines s'ouvrent à la curiosité des lettrés : épigraphie, numismatique, topographie. Avec fièvre, les antiquaires du XVe et du XVIe siècles arpentent Rome, copient des inscriptions, dessinent des édifices et lèvent des plans. Certains sont des précurseurs, comme Cyriaque d'Ancône (1391-1454), marchand et voyageur aventureux, autodidacte assoiffé de connaissances archéologiques qui eut l'ambition de rassembler tous les témoignages de l'Antiquité qu'il a rencontrés sur les sites archéologiques de Méditerranée. Le premier, il affirma que les vestiges matériels sont des témoins plus fidèles de l'Antiquité que les textes des anciens, une évidence qui ne s'imposera que beaucoup plus tard.

Contemporain de Cyriaque, l'historien Pogge Bracciolini rassemble les premiers recueils épigraphiques de l'époque moderne. Au milieu du XVIe siècle, Pirro Ligorio établit un plan archéologique de Rome (1553) qui fait date par la qualité de l'information et de l'exécution. L'acharnement avec lequel les antiquaires interrogent le sol, traduit la crainte de voir disparaître les restes de la cité antique, à un moment où l'on détruit beaucoup du fait de l'expansion urbaine et des constructions nouvelles. La basilique Saint-Pierre, à elle seule, provoque des démolitions irréparables, en particulier au Forum, dans le seul but de se procurer des pierres. Mais, paradoxalement, les papes cherchent aussi à protéger les antiquités et à en interdire l'exportation : à cet effet est créée la charge de commissaire aux antiquités qui exista jusqu'en 1870 et que Raphaël fut le premier à occuper.

Passion des collections et moisson de découvertes

La recherche d'antiquités n'est pas toujours une activité aussi désintéressée ; elle s'apparente le plus souvent à une entreprise commerciale lucrative : statues, monnaies, pierres gravées vont enrichir les cabinets d'antiques des princes et des prélats. La mode des collections se développa en Italie, avant de s'étendre à toute l'Europe : Rome comptait quatre-vingt-dix collections privées au XVIe siècle, mais Venise, où affluaient des œuvres d'art grec, n'était pas moins réputée.

Signe de goût, de richesse, de prestige social, la collection peut aussi servir des intérêts politiques comme ce fut le cas des Médicis à Florence ou de la papauté. Les pontifes, dans leur volonté de s'affirmer comme héritiers de l'Empire romain et de sa tradition face à l'empereur germanique, encouragèrent les fouilles et réunirent de somptueuses collections : Sixte IV fonde en 1471 dans le palais des Conservateurs, sur le Capitole, un musée où l'on pouvait admirer la statue équestre de Marc Aurèle, la Louve ou le Tireur d'épine. Parmi les grandes découvertes figurent la Maison d'or de Néron, la domus aurea, sur la colline Oppia, recouverte par les thermes de Trajan. Les salles devenues souterraines et que l'on prit pour des grottes, étaient décorées de délicates peintures auxquelles on donna le nom de « grotesques » du fait de leur origine ; elles influencèrent les artistes de la Renaissance qui utilisèrent leurs motifs dans la décoration des palais.

En 1506, sur l'Esquilin, fut exhumé le groupe statuaire du Laocoon, décrit par Pline comme le chef-d'œuvre des arts. Il fut acquis par Jules II et transporté au Belvédère. L'admiration qu'il suscita ne se démentit pas : il était encore une des grandes références de l'art antique au XIXe siècle. En 1797, il fit partie du butin de guerre réclamé par le Directoire, après les victoires de Bonaparte en Italie.

D'autres sculptures monumentales furent mises au jour dans les thermes de Caracalla : l'Hercule, le Taureau, Flora, possessions des Farnèse, et, aujourd'hui au musée de Naples. C'est une fouille fortuite qui révéla les Noces aldobrandines dans les ruines du jardin de Mécène, un des rares témoignages de la grande peinture antique.

Aux origines de Rome : la découverte des Étrusques

Le XVIe siècle fut particulièrement fécond en trouvailles, et pas seulement à Rome : c'est au même moment qu'eut lieu la révélation du monde étrusque tombé dans l'oubli depuis le Ier siècle de notre ère. La découverte de grandes statues de bronze, la Chimère d'Arezzo (1553), l'Arringatore ou « L'Orateur » (1556), retrouvé près de Pérouse, imposèrent l'idée d'une civilisation originale. Dès lors, les recherches se multiplièrent : les tombes de Vulci, de Volterra, de Tarquinia livrèrent des trésors qui allèrent grossir les collections des Médicis. Les grands ducs de Toscane, Laurent le magnifique et Côme Ier, comprirent tout le parti idéologique qu'ils pouvaient tirer en se présentant comme les descendants des rois étrusques. Au siècle suivant, c'est à l'initiative de Cosme II et pour rehausser le prestige de la dynastie alors déclinante que Thomas Dempster, professeur de droit à Pise, rédigea le De Etruria Regali, un ouvrage en sept volumes sur la civilisation des Étrusques (1616-1619). Le manuscrit, qui ne fut imprimé qu'un siècle plus tard, lança la mode de l'étruscomanie, qui est un des traits marquants de l'archéologie du XVIIIe siècle.

Siècle des Lumières et anticomanie

Le goût des antiquités ne se démentit pas au XVIIe siècle, mais il devint au XVIIIe siècle une des composantes essentielles de la culture occidentale. Pour les hommes des Lumières, la civilisation gréco-romaine est le modèle universel, tant moral qu'esthétique : « l'unique moyen de devenir grands, et si possible inimitables, c'est d'imiter les Anciens » écrit l'Allemand Winckelmann, fondateur de l'histoire de l'art.

L'intérêt pour l'Antiquité sort du cercle restreint des érudits et gagne d'autres milieux : artistes et élites cultivées complètent leur formation par un voyage en Italie et bientôt en Grèce, le « Grand Tour ». En 1735 est fondée à Londres la Société dei Dilettanti, société d'antiquaires qui finance des voyages d'exploration et des publications d'ouvrages archéologiques. Les artistes qui ont séjourné à Rome en rapportent des dessins où s'affirment l'intérêt pour l'archéologie et le goût des ruines : en témoignent les œuvres de Charles Louis Clérisseau ou d'Hubert Robert, tous deux pensionnaires de l'Académie de France à Rome, fortement influencés par Piranèse et qui, dans des compositions imaginaires, font figurer des monuments souvent représentés avec une grande exactitude archéologique.

Compte-rendus de découvertes, relations de voyages, œuvres artistiques, contribuent à diffuser dans la société européenne une anticomanie préromantique. Enfin c'est au XVIIIe siècle que l'archéologie italienne voit son champ s'élargir avec la résurrection des villes du Vésuve et l'ouverture des pays grecs d'Italie du Sud.

Rome, capitale de la république des Lettres

La curiosité suscitée par ces nouveaux horizons n'entame pourtant pas le prestige de Rome où, selon J. J. Winckelmann, « on découvre plus de monuments en un mois qu'en une année entière dans les différentes villes ensevelies du Vésuve ». Parallèlement, on assiste à une dispersion accélérée des trouvailles dans les grandes collections européennes. Pour sauvegarder ce patrimoine, le pape Clément XII fit l'acquisition de la prestigieuse collection du cardinal Albani, menacée de partir à l'étranger et créa, en 1733, le musée du Capitole, premier musée public avant le musée Pio Clementino (1771). C'est à ce moment que se produisit un véritable renouveau de la science antiquaire : autour des grandes fouilles, comme la villa d'Hadrien à Tivoli, le palais de Domitien sur le Palatin ou le Columbarium de la maisonnée de Livie, savants et architectes lancent une vaste entreprise d'enregistrement des monuments et des objets, de relevés et de mesures, d'analyse et de classement, tandis que des mécènes assurent les publications. À la fin du XVIIIe siècle, le goût pour l'antique s'est transformé en science des antiquités.

De l'étruscomanie à l'étruscologie

La même fièvre règne en Étrurie où l'on exploite systématiquement les nécropoles. Les tombeaux livrent des peintures, des bijoux et des vases. À Volterra apparaissent des centaines d'urnes funéraires, ornées de reliefs. L'étrangeté du monde étrusque, le mystère de ses origines et de sa langue entretiennent un véritable mythe. En 1726 fut fondée à Cortone l'Académie étrusque à laquelle adhérèrent les lettrés du temps : Winckelmann, mais aussi Montesquieu et Voltaire. L'Académie de Columbaria vit le jour à Florence en 1733 et rivalisa avec celle de Cortone. Ces sociétés savantes encouragent les études sérieuses, même si on y défend aussi les hypothèses les plus fantaisistes. Les antiquaires toscans dans leur patriotisme eurent tendance à attribuer aux Étrusques toutes les productions de l'art et de la science, ce qui était une façon de libérer la civilisation romaine de l'emprise des Grecs. Piranèse fut un des plus fervents partisans de cette thèse, face à ceux qui, comme Winckelmann, affirmaient la primauté absolue de l'art et de la civilisation helléniques.

Vers la fin du siècle, il revint à l'abbé Lanzi, un érudit florentin, de mettre fin à des théories erronées et de donner le premier essai sérieux sur la langue et sur la civilisation étrusques. Ses études permirent de s'affranchir d'idées fausses, comme la prétendue parenté de l'étrusque et de l'hébreu. Combattant les adeptes de l'étruscheria, il remettait à leur juste place les relations entre Grecs et Étrusques et démontrait que les vases peints trouvés à profusion dans les tombeaux n'étaient pas étrusques, mais grecs. L'étruscologie moderne était née.

Résurrection des villes de Campanie

Les fouilles d'Herculanum commencèrent en 1738, sur l'ordre de Charles III de Bourbon, à l'endroit qui se révéla ensuite être le théâtre. À Pompéi, les travaux ne débutèrent qu'en 1748, quand les résultats obtenus à Herculanum parurent décevants. La direction des chantiers avait été confiée à un ingénieur espagnol, Alcubierre, qui ignorait alors le nom de la ville qu'il commençait à dégager ; Pompéi ne retrouva son identité qu'en 1763, grâce à une inscription. Mais très vite la fouille fut délaissée et les efforts se reportèrent sur Herculanum où l'on venait de découvrir la Maison des Papyri, ses statues de bronze et sa bibliothèque riche de mille huit cents manuscrits. Quand les travaux reprirent à Pompéi, en 1765, on procéda à de grands déblaiements : l'Odéon, le temple d'Isis, la caserne des gladiateurs.

L'objectif avoué était, comme ailleurs, d'enrichir les collections royales. D'ailleurs, la cour de Naples se réservait l'exclusivité des trouvailles, interdisant la prise de notes et les dessins sur les chantiers. La fouille n'était qu'une gigantesque chasse au trésor où l'on employait des méthodes désastreuses – puits, galeries, brèches dans les murs couverts de peintures… – contre lesquelles s'élevèrent tous les antiquaires de l'époque : Winckelmann, le comte de Caylus, Scipione Maffei. Nonobstant cela, la curiosité et l'enthousiasme suscités par l'exhumation des villes campaniennes enflammaient l'Europe. Nul mieux que Goethe ne traduit l'impression que firent sur les esprits éclairés du temps ces découvertes. Pour la première fois, une cité romaine enfouie depuis près de dix-huit siècles sous les cendres du Vésuve était révélée dans son ensemble, sa vie quotidienne était ressuscitée.

C'était toute une reconstitution de l'Antiquité qui ouvrait la voie à de nouvelles formes d'expression artistique et en particulier aux arts décoratifs. Sir W. Hamilton, ambassadeur britannique à la cour de Naples en 1764, avait constitué une des plus importantes collections de vases grecs de son temps. Le succès de sa publication, par le chevalier d'Hancarville, incita le céramiste Wedgwood à fabriquer des vases à l'antique inspirés des planches de la collection Hamilton et qu'on appela « étrusques ». L'influence antique fut aussi très présente sur les productions des manufactures de Sèvres ou de Meissen.

La Grèce commence à Paestum

Au milieu du XVIIIe siècle, Naples et les villes du Vésuve étaient devenues une étape obligée du voyage en Italie. Au delà, Grande Grèce et Sicile étaient encore des terres presque inconnues. Le retard avec lequel on les aborde n'est pas dû à l'ignorance – on connaît l'existence de colonies grecques le long de côtes –, pas davantage aux conditions difficiles du voyage qui ne sont qu'un prétexte, mais plutôt à un manque d'intérêt pour l'hellénisme italien de la part de générations formées à l'académisme romain. Pour tirer les provinces méridionales de l'oubli, il fallut le grand élan archéologique du milieu du siècle et le nouvel et puissant attrait exercé par la Grèce considérée comme la source des arts.

C'est à Paestum, l'antique Poseidonia, qu'on se trouva pour la première fois au contact de l'architecture grecque. En 1750, l'architecte Soufflot mesure et dessine les temples ; Winckelmann se rend sur les lieux, bientôt suivi par Goethe pour qui la vue de Paestum fut une révélation. Pourtant le dorique archaïque provoque de l'étonnement et, parfois, une certaine déception : les temples sont jugés dépourvus d'élégance, de proportions lourdes, les colonnes massives ; ils ne correspondent pas aux canons de Vitruve. Pourtant, très vite, s'imposent la majesté et la simplicité du style dorique qui connaît un véritable engouement à la fin du XVIIIe siècle.

C'est vers le même moment que débuta l'exploration archéologique de la Sicile, sous l'impulsion d'érudits locaux. Un peu plus tard, entre 1781 et 1786, paraissait le voyage pittoresque de l'abbé de Saint-Non, une des plus belles publications de l'époque, œuvre d'architectes et de peintres de l'Académie de France à Rome, conduite par Vivant Denon, le futur directeur du musée du Louvre. Cet ouvrage contribua pour beaucoup à la découverte de l'Italie du Sud. Mais il faudra attendre le premier quart du XIXe siècle pour que les recherches s'intensifient avec les relevés de Cockerell à Agrigente, les fouilles de S. Angell et W. Harris à Sélinonte et, surtout, les travaux de Hittorff sur l'architecture antique de la Sicile et la polychromie des monuments.

Le XIXe siècle voit l'avènement de l'archéologie scientifique ; l'aventure romantique s'achève. Les deux premières décennies du siècle marquent une transition sur la voie de la modernité. Elles correspondent à la période de l'occupation française qui, si elle souleva une hostilité générale en Italie, est marquée par une très grande activité archéologique et par l'adoption de méthodes modernes de travail.

À Rome, comme à Pompéi, on ouvre de grands chantiers qui emploient des équipes considérables d'ouvriers. La collaboration des architectes aux projets modifie la conception de la fouille où il ne s'agit plus d'exploiter un monument mais de dégager de grands ensembles architecturaux et de reconstituer la topographie d'un site. À Rome, l'archéologue Carlo Fea et l'architecte Valadier mirent sur pied un vaste programme de déblaiement, de fouilles et de restauration au Colisée, au forum de Trajan, au Panthéon et surtout au forum romain. À Pompéi, sous l'impulsion des souverains Joseph Bonaparte, puis Murat et la reine Caroline, on délimite la ville, le tracé des rues, on dégage la muraille, l'amphithéâtre et la basilique.

La voie est ouverte pour les grandes explorations scientifiques et pour les grands organismes de recherche, dont l'Institut de correspondance archéologique, fondé en 1829, est le symbole le plus éclatant.

Roland Étienne
Avril 2003
 
Bibliographie
À la recherche de l'Italie antique À la recherche de l'Italie antique
Pierre Grimal
Hachette, Paris, 1961

Pompéi, la cité ensevelie Pompéi, la cité ensevelie
Robert Étienne
Découvertes
Gallimard, Paris, 1987

À la recherche de la Rome antique À la recherche de la Rome antique
Claude Moatti
Découverte
Gallimard, Paris, 1989

Catalogue de l'exposition "La fascination de l'Antique, 1700-1770 : Rome découverte, Rome inventée" Catalogue de l'exposition "La fascination de l'Antique, 1700-1770 : Rome découverte, Rome inventée"

Lyon, 1998

Mentions légales Conditions Générales de vente Comment s'inscrire Hôtels à Paris Vos assurances Qui sommes-nous ? Clio recrute Nous contacter