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L'Andalousie, le rêve perdu
Didier Trock
Agrégé de géographie

Quand, en 711, le général Tarik ibn Ziyad franchit le détroit qui porte aujourd'hui le nom du rocher qui surplombe celui-ci – Gibraltar, le djebel Al-Tarik –, il prenait possession d'une terre qui, pour les Arabes, allait bientôt être considérée comme un reflet du paradis terrestre. Négligeant les Wisigoths qu'il venait de vaincre, il lui donna le nom de leurs prédécesseurs : Al-Andalus, la terre des Vandales. Mais l'Andalousie était déjà à cette époque l'héritière d'une longue histoire...



Ibères et Phéniciens


Dès le Néolithique, l'Andalousie semble avoir été un foyer de civilisation particulièrement actif. Vers 6 000 avant J.-C., l'Andalousie fut la première région d'Espagne à voir apparaître la poterie, concomitamment avec l'agriculture. Ce fut également dans le sud de l'Espagne qu'apparurent les premiers foyers de diffusion du cuivre. C'est à cette époque, vers 3200 avant J.-C., qu'apparaissent les premiers établissements sédentaires importants, comme celui de Los Millarès, près d'Alméria, véritable cité fortifiée, protégée par un triple rempart de pierre agrémenté de tours de défense et d'une puissante porte fortifiée. Cette cité est l'une des plus anciennes que nous ayons découvertes qui se soit livrée essentiellement à la production métallurgique. Les sépultures qui y ont été fouillées attestent, par la diversité de leur mobilier, une stratification sociale marquée. C'est après une série d'épisodes violents qui se traduisirent par l'abandon de la majorité des villages que l'Andalousie entra dans l'âge du bronze. Durant tout le IIe millénaire avant notre ère, la région était occupée par une constellation de petits villages fortifiés, parfois fédérés sous l'autorité d'une puissante structure tribale, qui formaient une société assez prospère. Mais laissons là les déductions des archéologues pour entrer dans le domaine de l'histoire. Les récits antiques, plus ou moins entachés de légende, racontent les voyages aventureux des navigateurs phéniciens qui, quittant la cité de Tyr, allèrent fonder vers 1100 avant J.-C. un comptoir dans la région de Cadix. Même si l'on n'a pas encore retrouvé avec certitude les traces d'établissements phéniciens antérieurs au VIIIe siècle, les fouilles ont confirmé leur présence en Andalousie. Ils étaient attirés par l'argent et le cuivre du Rio Tinto et l'étain, importé des îles Britanniques. Le mystérieux emporium de Tartessos, décrit par Hérodote, semble avoir effectivement fourni aux Phéniciens l'argent nécessaire pour verser le tribut toujours plus lourd exigé par les Assyriens qui les asservissaient. L'afflux d'argent fut même tel que la valeur du lingot assyrien se dépréciait d'année en année... Les comptoirs de Malaca (Malaga), Sexi (Almunecar) puis la première colonie grecque de Mainaké, fondée en 636, étaient en étroite relation avec les habitants de l'arrière pays, les Ibères, certainement descendants des populations de l'âge du bronze. Ils échappèrent à l'invasion des Celtes qui modifiait profondément le paysage ethnique du nord et du centre de l'Espagne. Les Bastetani, la plus importante de ces tribus, occupaient la région d'Alméria et le bassin de Grenade. L'influence orientale sur ce peuple à la culture raffinée qui transcrivait sa langue dans une écriture originale marquée de quelques emprunts à l'alphabet phénicien, permit le développement d'un art original, l'art ibérique. De nombreux ateliers de poterie exportaient leurs produits vers le sud de la France, la Sicile, l'Afrique du Nord et la Grèce, tandis que de remarquables bijoux en or et argent, ou des ivoires finement sculptés, garnissaient la sépulture des puissants. Le déclin de la Phénicie soumise à Babylone à partir de 573 entraîna une baisse du commerce et les comptoirs furent dominés par Carthage, alors au faîte de sa puissance.


De Carthage à Rome


Au IIIe siècle, les ambitions grandissantes de Rome inquiètent Carthage et l'inévitable conflit, la première guerre punique, éclate en Sicile. En 237, l'ambitieux Amilcar Barca, contrecarré dans ses projets politiques par une virulente opposition interne, décide de se tourner vers les richesses de l'Espagne. En 235, après avoir conquis toute la côte sud-est de l'Espagne, il s'installe à Cadix, contrôlant les richesses minières qu'il divise en trois parts égales revenant respectivement à Carthage, à la ville et à... lui-même ! Après quelques années, il érigera ce territoire en principauté autonome, autour de sa nouvelle capitale Cartago Nova (Carthagène), fondant ainsi l'État barcide qui reviendra après sa mort à son gendre Hasdrubal, puis, en 221, à son fils Hannibal. Sous l'impulsion de ce dernier la lutte contre les Romains reprit avec virulence mais l'échec de son audacieuse campagne en Italie permit à Scipion l'Africain de s'emparer de l'Andalousie en 206, qui devint alors le noyau permanent de la présence romaine, quels que fussent les aléas des guerres contre les Celtibères dans le reste de l'Espagne. Enjeu de combats acharnés lors des guerres civiles qui opposèrent Marius et Sylla puis César et Pompée, la région devint finalement sous l'Empire la prospère province de Bétique romaine dont la capitale fut fixée à Corduba (Cordoue). La romanisation de l'Andalousie se fit progressivement. Après sa victoire, Scipion laissa ses vétérans blessés près de Séville, à Italica, qui devint ensuite l'une des plus prestigieuses villes romaines d'Espagne et vit naître Trajan et Hadrien. Carteia, près d'Algésiras, fut l'une des premières colonies fondées par le sénat, où s'installèrent près de quatre mille vétérans qui épousèrent des femmes indigènes. Valence et Cordoue se développèrent un peu plus tard et au Ier siècle de notre ère, neuf colonies prospéraient en Bétique qui reçurent le droit de cité romain. L'Andalousie devint alors une prospère province où l'urbanisme ne le cédait en rien à celui de la métropole, ses villes s'agrémentaient de thermes et d'immenses théâtres et brillaient par leur vie intellectuelle illustrée en particulier par Lucain et Sénèque, originaires de Cordoue. Mais si, au Bas-Empire, l'Andalousie continuait à vivre dans une relative prospérité, les troubles nés de l'affrontement entre Honorius et Constantin III obligèrent ce dernier à rappeler une grande partie des légions qui y étaient stationnées, laissant ainsi le champ libre aux envahisseurs barbares qui se pressaient aux frontières de la Gaule : en 406 Vandales, Suèves et autres Alamans déferlaient à travers la péninsule Ibérique.


Vandales et Wisigoths


Après avoir ravagé l'Espagne durant deux années, cette première vague d'envahisseurs fut à son tour repoussée par les puissantes forces des Wisigoths. Les Vandales Silings se réfugièrent alors en Bétique où ils établirent un éphémère royaume d'où ils menaient des opérations de piraterie en Méditerranée occidentale. Mais dès 429, attirés par la richesse de l'Afrique, leur roi Genséric les entraînait à la conquête des régions qui deviendraient plus tard l'Algérie et de la Tunisie. Ils laissaient la place libre aux Wisigoths qui, déjà convertis au christianisme mais adeptes de l'hérésie arienne, se heurtèrent aux populations romano-bétiques qui restaient fidèles au catholicisme romain. Au VIe siècle, la révolte des Andalous sous la conduite d'Hermenegild, fils rebelle du roi Léogivild, aboutit à l'adoption officielle du catholicisme et à l'abandon des relations avec le monde byzantin. Fidèle a sa tradition de pays de haute culture, l'Andalousie cultivait l'héritage romain et chrétien. Les monastères se multiplièrent et des auteurs comme saint Isidore de Séville, auteur des Étymologies, faisaient autorité dans ce monde du haut Moyen-Âge. Mais les querelles de succession qui agitaient ce royaume où la féodalité était fort turbulente, causèrent sa perte. Devant la révolte de Rodéric, duc de Bétique, la famille du roi Witiza, semble avoir fait appel à l'aide de Tariq ibn Ziyad, le gouverneur musulman de Tanger...


La conquête de l'Andalousie par les Arabes


Moins d'un siècle s'était écoulé depuis que la révélation du prophète Mahomet avait uni les populations arabes derrière la bannière d'une nouvelle religion. En quelques décennies, les premiers successeurs du prophète avaient étendu leurs conquêtes en Orient jusqu'aux confins de l'Iran. Sur la côte africaine, après avoir vaincu la longue résistance des Berbères, ils dominaient tous les pays du Maghreb, jusqu'au Maroc et lorsqu'en 711 Tarik franchit le détroit qui portera désormais son nom car celui-ci sera donné à la montagne qui le surplombe – le djebel Al-Tarik, c'est-à-dire Gibraltar – l'Andalousie ne fut que la première des conquêtes qui conduiront les musulmans jusqu'à Poitiers ! Fors l'opposition désespérée de Rodéric, les musulmans n'eurent guère de difficulté pour faire accepter leur domination aux Andalous, en particulier auprès des paysans asservis qui, sous réserve de conversion, pouvaient accéder au statut d'hommes libres et auprès des juifs brimés dans leurs droits par les ordonnances de Tolède, aussi bien que les artisans écrasés d'impôts. Le nouvel émirat, dépendant de Damas, se trouva indépendant en 756, lorsque les Abbassides renversèrent le califat damascène : tous les Omeyyades de Damas furent massacrés, à l'exception d'un seul, le jeune prince Abd er-Rahman qui réussit à s'enfuir et à gagner l'Andalousie. Installé à Cordoue le nouveau pouvoir s'attacha d'abord à étendre son contrôle sur une grande partie de l'Espagne mais, dès le règne d'Abd er-Rahman II (822-852), l'Andalousie, grâce à une énergique réorganisation administrative, renoua avec sa tradition de prospérité et de rayonnement culturel. Mais il fallut attendre le Xe siècle, lorsqu'Abd er-Rahman III (912-961) se proclama calife, suivant en cela l'exemple des Fatimides qui venaient de s'affranchir de la prééminence du califat de Bagdad.


L'Andalousie, acmé du monde musulman


L'Andalousie était alors considérée comme l'un des plus puissants États d'Europe et le calife traitait d'égal à égal avec Otton 1er, le pape et le basileus. Abd er-Rahman III entretenait une cour brillante dans sa nouvelle résidence de Medina-az-Zahara. Ensemble de pavillons distribués autour de cours intérieures, qui deviendront l'exemple type du patio andalou, la résidence califale était abondamment décorée de sculptures de pierre, de mosaïques de marbre et de stucs ouvragés ; elle représente le premier achèvement de ce qui deviendra l'art hispano-mauresque. Paradoxalement, le califat de Cordoue connut son apogée quand le pouvoir califal s'amenuisait et que les rênes du pays étaient tenues par le tout-puissant vizir Al-Mansour (976-1002). C'est ce dernier qui acheva de faire de la grande mosquée de Cordoue l'un des plus remarquables monuments du monde musulman. Les campagnes, bénéficiant de l'apport de nouvelles techniques d'irrigation apportées par les Berbères, étaient prospères, tandis que se multipliaient les nouvelles cultures, riz, canne à sucre, oranges, amandes, abricots et coton. Cordoue, la ville la plus peuplée de tout l'Occident à cette époque, regorgeait de richesses grâce à son artisanat, cuir naturellement, mais aussi brocard de soie et bijouterie raffinée. Les califes aimaient aussi s'entourer d'érudits qui se consacraient non seulement à la production d'œuvres théologiques et à la copie d'ouvrages antiques, mais développaient aussi leurs propres recherches dans une perspective parfois étonnamment moderne. Pour ne citer que les plus grands : Abu al-Qasim, dont l'encyclopédie médicale fera autorité durant des siècles et, un peu plus tard, le grand Ibn Rushd – Averroès – médecin, astronome, juriste et surtout grand commentateur des écrits et de la pensée d'Aristote ou encore le grand penseur juif Maïmonide. Cordoue fait alors figure de capitale intellectuelle de l'Europe, centre d'une culture brillante, tolérante et ouverte sur tous les apports extérieurs où chrétiens – les mozarabes –, juifs, Arabes et Berbères échangent idées et concepts, dans un foisonnement intellectuel d'une rare fécondité.


Un lent déclin


Al-Mansour multiplia les opérations militaires contre les États chrétiens du nord de l'Espagne, remporta victoires sur victoires, s'empara de Barcelone, Léon et Compostelle, mais ces guerres épuisèrent le pays et l'afflux de mercenaires payés à prix d'or déstabilisa le califat. À la mort d'Al-Mansour, les querelles de succession achevèrent de ruiner le califat et l'Andalousie se vit divisée en une constellation de petites principautés indépendantes et souvent rivales, dirigées par des chefs de clans, les reyes de taifas. Grenade, Malaga et surtout Séville, sous la dynastie des Abbadides, perpétuaient cependant encore l'éclat de l'art andalou, symbolisé par la construction de la grande mosquée dont ne subsiste aujourd'hui que le minaret, la célèbre Giralda. Mais ces petits États se trouvèrent bien vite menacés par les premières entreprises de reconquête chrétienne aussi bien que par les ambitions des dynasties berbères du Maroc, alors à leur apogée. Les Almoravides, puis les Almohades rendirent une puissance éphémère à Séville et Cordoue qui jetèrent alors leurs derniers feux, mais, au XIIIe siècle, les États chrétiens, profitant des luttes entre les taifas et du mécontentement croissant d'une population écrasée d'impôts, se lancèrent dans la phase décisive de la reconquête.


La Reconquista


Depuis le règne de Ferdinand Ier, mort en 1065, la Nouvelle Castille avait étendu son emprise sur l'Aragon et le Léon. La prise de Tolède en 1085 avait marqué pour les musulmans la perte du contrôle du nord de l'Espagne. Après une difficile lutte contre les Almohades, marquée entre autres anecdotes par l'héroïque résistance de Don Rodrigue, le Cid, à Valence, le pas décisif fut franchi lorsque les forces chrétiennes remportèrent la victoire à la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212. Dès lors, l'effondrement était inévitable et Cordoue tomba aux mains de Ferdinand III en 1236, Séville en 1248. Les terres andalouses furent données à fief à une nouvelle noblesse d'arme, larges domaines qui jouissaient du privilège d'exemption d'impôts et furent exploités selon une structure latifundiaire qui, progressivement, asservit et pressura les paysans pauvres, les peones. Les musulmans qui choisirent de rester en Andalousie furent à ce moment bien tolérés, moyennant le paiement d'un impôt spécifique. Les mudéjars – littéralement « ceux qui sont autorisés à rester » disposaient de leurs propres quartiers au sein des villes et leur propre juridiction. Ils continuèrent à développer une architecture et un art décoratif qui devinrent caractéristiques de l'Andalousie avec ses arcs outrepassés, résurgence du vieillard wisigothique dont on trouve de nombreux exemples dans les églises d'Asturie antérieure à la conquête musulmane. À partir du XIIIe siècle, ils commencèrent à abandonner l'arabe pour parler l'espagnol, qu'ils transcrivaient cependant toujours dans leur propre alphabet, donnant naissance à une nouvelle forme littéraire, l'aljamiado.


Seul témoin de la présence musulmane, le royaume de Grenade subsista jusqu'au XVe siècle sous la férule éclairée de la dynastie des Nasrides. Deux siècles et demi de grandeur qui laissèrent à la postérité la cité royale de l'Alhambra, chef-d'œuvre de l'art hispano-mauresque et les jardins du Generalife, image du paradis tel que le concevaient les musulmans du XVe siècle. Vassal turbulent de la Castille des Rois Catholiques, le royaume de Grenade finit par succomber en 1492 et lorsqu'Alméria tomba à son tour en 1499, c'en fut fini d'une Espagne musulmane qui reste toujours dans l'esprit des poètes arabes l'image d'un paradis perdu. Mais si la ville se couvrit très vite d'églises et de couvents, Grenade resta le séjour privilégié des souverains lors de leurs passages en Andalousie. Charles Quint fit édifier dans l'Alhambra même un somptueux palais, œuvre de Pedro Machuca, qui représente, malgré sa massivité qui contraste avec la légèreté des pavillons nasrides, l'apogée de l'architecture Renaissance en Andalousie.


De la prospérité au déclin


La prospérité de l'Andalousie ne se démentit pas encore durant le XVIe siècle. Le port de Cadix fut la grande porte à travers laquelle affluaient les richesses du Nouveau Monde et Séville amorçait l'évolution qui allait en faire la grande métropole andalouse. Mais tout changea en 1609, lorsque les morisques, nouvelle appellation quelque peu péjorative pour désigner les mudéjars, furent sommés de choisir entre la conversion au christianisme ou l'exil. En 1614, le dernier des musulmans qui peuplaient l'Espagne avait été expulsé... Au même moment Cadix et Séville perdaient le monopole de fait qu'elles exerçaient jusqu'alors sur le commerce avec les Amériques. L'Espagne voyait son développement se concentrer plutôt sur la Castille et la Catalogne, l'Andalousie devenait une province périphérique, d'autant plus que les royaumes musulmans d'Afrique du Nord, affaiblis, ne représentaient plus guère de menace. La guerre de Succession d'Espagne qui accompagna l'accession des Bourbons au trône la priva également du rocher de Gibraltar pris par les Anglais qui le détiennent encore à ce jour. Mais si la fortune désertait l'Andalousie, elle n'en restait pas moins terre féconde de génies artistiques. La fin du XVIe siècle et le début du XVIIe marquent l'apothéose de l'école andalouse de peinture, illustrée par des génies tels que Francisco Herrera, Vélasquez, Zurbaran puis Murillo, dont les œuvres magnifient encore couvents et musées de Séville.


En 1833, l'Andalousie fut divisée en huit provinces. Aux mains de grands nobles plus soucieux de leurs prérogatives que d'une saine exploitation de leurs terres, la richesse agricole de l'Andalousie n'était plus qu'un souvenir. Malgré un potentiel agricole exceptionnel, la production destinée essentiellement à l'exportation stagna durant de longues années. Andalousie était devenue pratiquement synonyme de pauvreté et d'archaïsme. Bien sûr la persistance de traditions hautes en couleurs, les corridas de Ronda, les communautés de Tziganes et le flamenco, les maisons blanches avec leurs patios inondés de soleil, le voyage de Mérimée qui rapporta de Séville la légende de Carmen reprise ensuite par Bizet, firent de l'Andalousie une des premières destinations touristiques à se développer à la fin du XIXe siècle. Mais jusqu'à ces dernières décennies, l'Andalousie, en proie à un chômage endémique, continuait à être un important foyer d'émigration vers Madrid et la Catalogne, puis vers la France et l'Allemagne. Ce n'est qu'à partir de la fin des années 1970 que, participant à la modernisation et à l'expansion économique de l'Espagne, l'Andalousie, devenue province autonome en 1981, a retrouvé une prospérité certaine. Les grandes villes ont connu ces dernières années une grande expansion et la prédominance de Séville s'est affirmée, traduite en particulier par l'exposition universelle de 1992. Le développement de secteurs industriels de pointe et des activités de service ainsi que l'essor considérable du tourisme qui bénéficie d'un patrimoine d'une exceptionnelle richesse, ont permis maintenant à l'Andalousie, sinon de renouer avec sa grandeur passée, au moins de s'intégrer honorablement dans le concert européen.

Didier Trock
Mai 2009
 
Bibliographie
Histoire de l'Espagne musulmane, tome 1. La conquête de l'émirat hispano-umaiyade Histoire de l'Espagne musulmane, tome 1. La conquête de l'émirat hispano-umaiyade
Lévi-Provencal
Maisonneuve et Larose, Paris, 1999

Al Andalus, 711-1492 : Une histoire de l'Andalousie arabe Al Andalus, 711-1492 : Une histoire de l'Andalousie arabe
Pierre Guichard
Hachette, Paris, 2001

L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle L'art hispano-mauresque des origines au XIIIe siècle
Henri Terrasse
1958

Art et architecture : Andalousie Art et architecture : Andalousie
Brigitte Hintzen-Bohlen
Könemann, 2000

Les Soufis d'Andalousie (Rûh al-quds et ad-Durrat al-fâkhirah) Les Soufis d'Andalousie (Rûh al-quds et ad-Durrat al-fâkhirah)
Ibn Arabi
Sindbad, 1988

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