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Les Ghâts occidentaux
Du thé, des épices et des éléphants
Un peu de géologie
Il y a 250 millions d'années, l'unique continent de la terre, la Pangée, se fractura en plusieurs plaques tectoniques qui entamèrent alors leur dérive. La chaîne himalayenne naquit de la collision entre le plateau tibétain et l'immense triangle qui forme aujourd'hui la péninsule indienne. Celui-ci bascula et sa bordure occidentale fut puissamment soulevée, tandis que les volcans nés sur les lignes de fracture vomissaient des torrents de lave basaltique, les « trapps du Deccan ». Les Ghâts occidentaux ne sont donc pas une chaîne de montagnes à proprement parler, mais le rebord abrupt du subcontinent, gigantesque marche dominant la mer d'Arabie. Les Indiens ne s'y sont d'ailleurs pas trompés, puisque le mot ghât signifie « escalier descendant vers l'eau ».

Un peu de géographie
Bordant la frange ouest du sous-continent sur plus de 1 600 kilomètres du nord du Maharashtra (au nord-est de Bombay), jusqu'au cap Comorin, à la pointe sud de la péninsule, culminant à 2 687 mètres au sud dans les monts Nilgiri, les Ghâts occidentaux forment une ligne presque continue de hautes collines, profondément entaillées par l'érosion des torrents qui se précipitent vers la mer. La seule interruption consiste en la trouée de Palghat qui, entre les monts Nilgiri et les monts des Cardamomes, sépare Ghâts du Sud et Ghâts du Nord. Cette ligne de hauteurs reçoit de plein fouet chaque année, vers le mois de mai, les flux de mousson arrivant de l'océan Indien par le sud-ouest. Les précipitations y sont alors d'une extrême abondance, dépassant, sur la façade occidentale, 6 000 millimètres annuels. C'est là que trois des fleuves majeurs de l'Inde du Sud – Godāvari, Krishna et Kāverī – prennent leur source. En revanche, sur les pentes plus douces descendant vers l'est, les précipitations diminuent progressivement des hautes terres du Malnad aux plateaux semi-arides du Maidan.

Une richesse écologique exceptionnelle
La variété et la richesse des sols issus de la décomposition du basalte, le gradient bioclimatique et la latitude tropicale font de la région des Ghâts occidentaux une zone d'une richesse biologique si remarquable que c'est à ce titre que l'UNESCO en a décidé le classement au patrimoine naturel de l'humanité en 2012. Les forêts sempervirentes qui en couvrent une large partie abritent un nombre exceptionnel d'espèces endémiques aussi bien pour la flore, avec 63 % d'espèces endémiques, que pour la faune, contribuant à elles seules à plus de 5 % de la biodiversité mondiale. Cependant, les études effectuées par le département d'écologie de l'Institut français de Pondichéry montrent que cette richesse est aujourd'hui menacée par l'accroissement de la pression humaine.

Epices, thé et éléphants
Pour les Romains antiques, le lointain royaume des Indes était synonyme de ces épices dont ils étaient si friands. Transitant par Alexandrie, poivre, cardamome, cannelle, clous de girofle, muscade, safran et cumin étaient achetés à prix d'or. Aujourd'hui encore, les Ghâts occidentaux produisent près de 45 % des épices mondiales, auxquelles il faut maintenant ajouter le gingembre, les noix de cajou, le santal, le quinquina et le café. Au cœur de la réserve naturelle de Periyar, où sont préservés tigres et éléphants sauvages, le village de Kumily est, depuis des siècles l'un des grands centres du commerce des épices. Mais la présence britannique au XIXe siècle a naturellement conduit à la production massive de thé. Idéalement situées entre 1 200 et 2 000 mètres d'altitude, plus de trente mille petites exploitations produisent dans les régions méridionales des Ghâts – dans les monts Nilgiri en particulier – près d'un tiers du thé indien. Malheureusement, l'attrait de profits rapides a conduit aujourd'hui à la prolifération de plantations d'eucalyptus qui acidifient et détruisent les sols, menaçant ainsi de mettre en péril les ressources forestières traditionnelles, bambou, teck, acajou et bois de rose.

Pour fuir la chaleur de l'été
A l'époque du Raj britannique, les résidents européens cherchaient à fuir les chaleurs de l'été et la touffeur de la mousson. Les Ghâts offraient un refuge idéal, malgré les averses estivales. C'est ainsi que, à plus de mille mètres d'altitude, Mahabaleshwar fut élu comme capitale d'été de la province de Bombay, que Lonaval fut la résidence prisée de lord Elphinstone, que Munnar, au cœur des plantations de thé du Kerala permettait aux Anglais de se livrer aux joies de la chasse. Toutes ces hill resorts sont restées des stations climatiques enchanteresses, appréciées autant des touristes que des citadins indiens.
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