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Le Taj Mahal
Le tombeau de l'élue du Palais
Les Grands Moghol
Si le terme de moghols veut se référer au grand conquérant Gengis khan, les moghols étaient, en fait, apparentés à Tamerlan, lui-même d'origine turque. Le 21 avril 1526, sa victoire contre le sultan de Delhi, Ibrahim Lodi, ouvrit les portes de l'Inde à Babur, petit-fils de Tamerlan, qui avait été chassé de son fief du Ferghana et s'était installé à Kaboul. Si son fils et successeur Humayun, qui avait fait d'Agra sa capitale, dut faire face à d'incessantes révoltes, le fils d'Humayun, Akbar le Grand, qui régna de 1556 à 1605, établit fermement le pouvoir de la dynastie sur un grand empire couvrant une large partie de l'Inde du Nord. Premier des quatre grands Moghols, énergique et impitoyable, mais intelligent, cultivé et d'une grande ouverture d'esprit, il initia cette politique de tolérance éclairée entre musulmans et hindous qui fut caractéristique de la dynastie, suivie sans faille par son fils, Jehangir, puis son petit-fils Shah Jahan, avant d'être mise à mal par le dernier des Grands Moghols, Aurangzeb, qui, musulman fanatique, entama une politique de persécution des hindous, Rajput et Marathes et des sikhs.

Shah Jahan et Mumtaz

Troisième fils de Jehangir et d'une princesse rajput, le prince Khurram épousa, en 1612, une nièce de Nur Jahan, la femme de son père. Après diverses phases de révoltes et d'intrigues, ce fut grâce à l'appui de Nur Jahan qu'il parvint, à la mort de Jehangir, en 1627, à accéder au trône impérial, sous le nom de Shan Jahan. Durant trente années, Shah Jahan rencontra succès, en conquérant Golconde et Bijapur, mais aussi revers en perdant Qandahar et Balkh peu après les avoir conquises. Mais, en 1657, Shah Jahan, malade, fut renversé par son fils sans scrupules, Aurangzeb, et confiné dans le fort Rouge d'Agra jusqu'à sa mort en 1666. Mais la vie de cet homme d'Etat, excellent administrateur, fut surtout marquée par deux passions. Celle qu'il éprouva pour sa troisième épouse, la belle Arjumand Bânu Begam, plus connue sous le nom de Mumtaz Mahal qui signifie « l'élue du palais ». Sa seconde passion était pour l'architecture. A Agra, comme plus tard à Delhi lorsqu'il y transféra sa capitale en 1648, Shah Jahan fit édifier de somptueuses mosquées, des palais, des forts – les deux célèbres forts rouges d'Agra et de Delhi – qui marquent dans leur harmonieuse fusion de l'art musulman et perse avec les différentes écoles stylistiques hindoues, l'apogée de l'art moghol. Quand, en 1631, Mumtaz mourut en donnant le jour à son quatorzième enfant, Shah Jahan, inconsolable, décida de lui élever le plus beau mausolée que le monde ait jamais porté et... il y réussit sans conteste, en édifiant à la mémoire de sa belle, le Taj Mahal.

Un chef-d'œuvre absolu

Vingt-deux années, plus de mille éléphants, vingt mille ouvriers venus d'Inde, de Perse, de l'Empire ottoman et même d'Italie, furent nécessaires pour mener à bien ce projet qui coûta cinq millions de roupies, mettant l'empire au bord de la faillite. On ne peut que saluer les architectes qui réussirent l'exploit de réaliser un édifice aussi imposant, avec ses 73 mètres de haut et son monumental podium, qui ait gardé des lignes d'une suprême élégance. S'il faut en créditer l'architecte d'origine persane Usad Ahmad de Lahore, il ne faudrait pas oublier le rôle capital, en particulier pour l'élaboration du dôme central contrebuté par quatre petits dômes, de plusieurs architectes ottomans héritiers de l'art de Sinan. Vingt-deux années durant lesquelles les matériaux les plus nobles furent apportés de tous les confins de l'empire – marbre blanc du Makran, jaspe du Penjab, malachite du Tibet, pierres précieuses de Ceylan, agate du Yemen... Le raffinement du Taj Mahal ne se confine pas à la pureté des lignes, la décoration également, bien que somptueuse, manifeste toujours une retenue qui lui donne tout son prix. Les inscriptions coufiques de vers du Coran, dues à Amanat de Chiraz, les incrustations de pierre noire dans le marbre blanc, les claustras de pierre dure qui font jouer une douce lumière sur les cénotaphes, les chattris de pierre précieuse, sont autant de chefs-d'œuvre. Image ordonnée d'un paradis rêvé, les jardins qui sont l'écrin du Taj Mahal, et leur miroir d'eau ne font que magnifier la beauté de l'ensemble.
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