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Le Cap
L’Afrique du sud mythique
Naissance d’une nation

La région du Cap a, depuis des temps très reculés, été fréquentée par des tribus aborigènes du groupe Khoisan ou Hottentots. Ce sont ces habitants que les premiers Européens vont rencontrer, à la fin du XVe siècle. Le Portugais Bartolomeu Dias est le premier à atteindre la pointe méridionale de l’Afrique, en 1488. Il en garde un si mauvais souvenir qu’il l’appelle « cap des Tempêtes ». Mais le roi du Portugal, trop heureux de l’exploit qui laisse augurer un voyage jusque dans l’Asie des épices, le rebaptise Cabo da Boa : cap de Bonne-Espérance. Un peu plus tard, en 1497, l’illustre Vasco de Gama réussit à doubler le cap et à faire voile vers les Indes.

C’est le début d’un fructueux commerce. Le voyage vers les Indes est long (six mois) et redoutable pour les marins qui manquent de produits frais. Justement, le cap de Bonne-Espérance est situé à mi-chemin de l’Europe et de l’Inde, et pourrait servir de base de ravitaillement. Cependant, des conflits avec les indigènes refroidissent les ardeurs portugaises. Ce sont finalement les Hollandais de la Compagnie des Indes qui prennent l’initiative de s’établir au Cap. Le 6 avril 1652, ils établissent une petite colonie permanente : c’est l’origine, bien modeste, de la ville du Cap. Sur une flottille de cinq navires, commandés par le capitaine Jan van Riebeek, ont pris place quatre-vingt-dix colons, dont seulement huit femmes. Beaucoup sont des calvinistes très pieux. Certains ont quitté les Flandres méridionales pour échapper à la tutelle espagnole.

Quelques années plus tard, ils sont rejoints par deux cents huguenots français fuyant la France après la révocation de l’édit de Nantes (1685). Les deux communautés se mélangent très vite et s’emploient à mettre en valeur cet endroit hospitalier, au climat méditerranéen et au sol fertile. Les colons donnent naissance à une langue originale, dérivée du hollandais, qui prend plus tard le nom d’afrikaans. Les Boers, paysans en afrikaans, doivent faire face aux revendications des Noirs bantous, puis, au XIXe siècle, aux ambitions des Britanniques qui annexent la province du Cap à la faveur des guerres napoléoniennes, et lorgnent vers les mines d’or du Transvaal.

La période pionnière de l’Afrique du Sud s’achève par un ultime conflit : la guerre des Boers, qui débouche sur l’indépendance de l’Union sud-africaine. On connaît l’établissement progressif des lois d’apartheid, abolies depuis 1991 sous l’impulsion de Nelson Mandela. Le Cap a suivi cette évolution rapide et compte aujourd’hui plus de deux millions d’habitants, très fiers de vivre dans la mère des villes sud-africaines.

La montagne de la Table

Le Cap s’étend dans un site naturel magnifique, au fond d’une baie, une des plus belles du monde selon l'amiral anglais Francis Drake, grand spécialiste en la matière. La ville est un mélange harmonieux de larges avenues aérées aux immeubles modernes, parsemées de parcs. Dans le noyau le plus ancien, subsistent encore de nombreuses demeures aux façades colorées et aux balcons ouvragés, qui maintiennent vivante l’histoire du Cap. C’est cette histoire que relate le Musée africain. Il possède de belles pièces pour découvrir les cultures aborigènes, mais aussi de magnifiques peintures rupestres et plusieurs têtes de Lydenburg, statuettes d'argile du VIe siècle.

La ville est surplombée par la montagne de la Table, colossale masse tabulaire de grès, visible de partout. Son nom provient de sa forme qui, de loin, semble aussi plate que le dessus d’une table. Lorsque les nuages s’y accrochent, on dit que la « nappe » (en anglais table cloth) est mise. C’est une des plus vieilles montagnes du monde, formée, selon les géologues, il y a 360 millions d’années. De son sommet, à plus de mille mètres d’altitude, mais que l’on atteint sans effort au moyen d’un téléphérique, la vue sur la ville et sa baie est tout simplement époustouflante. Il faut pourtant s’en détacher et redescendre pour, enfin, aller saluer le mythique cap de Bonne-Espérance.

Le cap de Bonne-Espérance

Depuis le point d’observation de Cape Point, on découvre à ses pieds les falaises déchiquetées et feuilletées, strates comme empilées par quelque géant facétieux. L’océan, liquide obstiné, vient et revient sans cesse battre de ses flots écumeux les masses de granit. Par gros temps, le spectacle devient sublime : les vagues meurent en de véritables geysers salés, avant de retomber dans un bruit de fin du monde. On en vient à rêver à l’audace et au courage qu’il fallut aux premiers navigateurs pour doubler le cap, puis aux milliers de navires gorgés d'épices des Indes qui l’affrontèrent, pour le plus grand profit des armateurs européens.

La viticulture en héritage

A quelques kilomètres de la ville du Cap, il ne faut pas manquer de rendre visite à deux petites cités délicieuses. Franschhoek, « le coin des Français », dont on devine le premier peuplement, et Stellenbosch, alanguie au milieu des vignes, qui font aujourd’hui la richesse de cette région et produisent un vin rouge capiteux. Une promenade dans leurs rues, bordées de maisons pimpantes, constitue une plongée en plein XVIIIe siècle colonial.
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