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Le trésor de Toutankhamon
Le trésor de Toutankhamon
Zahi Hawass
Imprimerie Nationale
Paris
2009
La découverte, en novembre 1922 dans la vallée des Rois, de la tombe de Toutankhamon demeure sans nul doute l'un des moments majeurs de l'Histoire très riche de l'égyptologie. Howard Carter ajoutait ainsi son nom à ceux de Belzoni, Champollion ou Mariette, et le masque d'or qui semble fixer pour l'éternité les générations de visiteurs venus l'admirer au Musée égyptien ancien du Caire demeure sans doute l'une des images les plus fortes que nous a léguées l'antique civilisation pharaonique.
Le succès extraordinaire de l'exposition organisée en France, au Petit Palais en 1967 (1 240 000 visiteurs), l'écho rencontré par les travaux de Christiane Desroches-Noblecourt et les foules qui se sont pressées ces dernières années pour admirer, en Europe et en Amérique, l'exposition itinérante présentant une partie du trésor, confirment la fascination qu'exercent toujours sur le public les admirables vestiges retrouvés dans une tombe miraculeusement épargnée par les pillards.
On pouvait penser que tout avait été dit sur cette prodigieuse découverte et sur le contenu du tombeau, mais c'est aujourd'hui Zahi Hawass en personne le secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes - à qui l'on doit une étude complète réalisée en 2007 de la momie de Toutankhamon - qui nous entraîne dans une découverte renouvelée et éclairée par son expertise érudite et par ses talents de conteur. L'Imprimerie Nationale nous propose en effet un somptueux album illustré des photographies réalisées par Sandro Vannini qui nous permet d'admirer les deux cents plus beaux objets récupérés dans la tombe (sur les cinq mille quatre cents qui y ont été recensés). L'interprétation symbolique du moindre détail, la traduction des textes hiéroglyphiques et la description des scènes représentées font l'objet de commentaires savoureux d'un égyptologue qui n'a jamais cessé de s'émerveiller devant les magnifiques témoignages que nous a laissés la civilisation pharaonique. On reproche souvent à Zahi Hawass son « nationalisme » et ses relations difficiles avec les archéologues étrangers. Certains regrettent également son trop grand souci de notoriété médiatique et sa tendance à s'attribuer toutes les découvertes effectuées en Egypte. Sa volonté affirmée de récupérer certaines œuvres majeures conservées par les musées occidentaux, de la tête de Nefertiti de Berlin au Zodiaque de Dendérah du Louvre et à la pierre de Rosette du British Museum, agace parfois, mais il faut néanmoins rendre hommage à l'activité frénétique que l'intéressé déploie au service de l'archéologie égyptienne et les réserves qu'il suscite chez certains seront largement balayées par les lecteurs qui découvriront l'admirable ouvrage qu'il vient de consacrer au tombeau de Toutankhamon et à ses trésors.
 
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