Même si les premiers philosophes s'étaient intéressés surtout au kosmos, comme l'être humain faisait partie de la "nature", ils essayèrent d'appliquer à l'être humain les mêmes principes qui organisaient le tout. Et chaque philosophe proposa sa propre solution.
- Les humains et les dieux chez Homère
lundi 14 mars 2011 à 15h00
Les dieux homériques sont immortels; en revanche, "tous les hommes sont mortels". C'est précisément la mort qui trace la limite entre les hommes et les dieux, et comme ce qui caractérise la mort est l'absence de respiration, celle-ci devient synonyme de vie, et occupe chez Homère la place de l'"âme". Le corps, en revanche, est compris comme un ensemble d'articulations qui permettent de bouger, el l'endroit privilégie est le genou.
- L'être humain chez les Présocratiques et chez Socrate
lundi 28 mars 2011 à 15h00
Deux conceptions de l'être humain se partagent les premiers pas de la philosophie: celle des Pythagoriciens et d'Empédocle, qui privilégient l'âme et une sorte de transmigration, et celle des Atomistes, qui affirment que même l'âme est composé d'atomes et, donc, décomposable. Socrate, en dehors de cette polémique, définit l'existence humaine -au moins selon le témoignage de Platon- comme la recherche des valeurs qui justifient l'humanité de l'homme.
- De l'individu au citoyen: Platon et Aristote
lundi 4 avril 2011 à 15h00
Le procès et la condamnation de Socrate ont été vécus par Platon comme une sorte d'injustice cosmique. L'être humain devient le centre de sa réflexion, et sa recherche dialectique des valeurs (qu'il appelle des "Formes" ou "Idées") démontre son intérêt pour trouver des modèles à suivre. D'où le rôle que le philosophe, le "connaisseur" des valeurs, devrait avoir dans une société meilleure. Aristote poursuit cette démarche: pour lui, l'être humain, "être vivant rationnel" (zoon logon ekhon), est
synonyme d'"être vivant qui habite dans une cité" (zoon politikon). Pour lui, l'éthique est inséparable de la vie dans la société (c'est à dire, en grec, de la "politique").
- Le "citoyen du monde" des Stoïciens et l'être humain face aux dieux et à la mort chez Épicure
vendredi 8 avril 2011 à 15h00
À l'époque hellénistique, une fois la polis remplacée par les empires (Philipe, Alexandre, les successeurs d'Alexandre, Rome), le polites (habitant de la cité, polis), devient kosmo-polites (habitant du kosmos). Les règles de vie changent et la recherche du bonheur individuel est plus importante que la recherche de la vérité. Épicure, de son côte, va appuyer le bonheur humain sur le plaisir et sur la, démystification des deux piliers du malheur: la crainte de la mort et du jugement des dieux.