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Circuit archéologique au Soudan
Kerma, Napata, Méroé, Soleb et Khartoum  |  SO 31
Du 5 au 15 février 2022    Départ assuré

Contrairement aux idées reçues, la haute vallée du Nil, où le fleuve sinue à travers un immense désert, n'est pas une simple annexe de la civilisation pharaonique. Elle en constitue un indispensable complément mais possède une indéniable originalité, grâce aux dynasties locales qui eurent leurs cultures artistiques et architecturales propres qu'elles surent adapter au fil des millénaires aux canons de la civilisation des pharaons. Ce pays où le Nil Blanc rejoint le Nil Bleu e ... lire plus
Pourquoi visiter le Soudan avec Clio ?
Votre conférencière
avec Delphine Hassan
Agrégée de lettres classiques. Diplômée d'histoire et d'histoire de l'art.
  11 jours
  Voyageurs avertis
  Voyageurs avertis
Vous avez la passion du voyage et vous savez que parfois "la culture se mérite". Aussi, pour découvrir des choses extraordinaires, vous acceptez allègrement l'inconfort de transports aléatoires, les sites difficilement accessibles, l'absence d'infrastructure touristique standard sur certaines étapes ou les hébergements spartiates...
  15 voyageurs max.
Les points forts
  • Les pyramides de Méroé
  • La troisième cataracte du Nil
  • Le temple de Soleb, joyau archéologique de la Haute-Nubie
  • Le Djebel Barkal
  • La traversée du désert de Bayuda
  • Le musée de Khartoum et les fresques de Faras
  • Le Chronoguide Egypte et Soudan
Votre itinéraire
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    J 1 - Samedi 5 février 2022 Paris – Khartoum
Vol pour Khartoum avec escale.

Nuit à Khartoum.
 
 
    J 2 - Dimanche 6 février 2022 Omdourman – Khartoum
Capitale du Soudan indépendant depuis 1956, Khartoum est une ville récente, fondée au début du XIXe siècle par le vice-roi d'Egypte Méhémet Ali. La ville fut assiégée lors de la révolte du Mahdi en 1885, mais reprise par les Britanniques sous les ordres de Kitchener qui reconstruisit la cité selon un urbanisme moderne. Si Khartoum peut apparaître comme une ville (presque) sans histoire, elle n’en séduit pas moins par ses larges avenues aérées, plantées de ficus et d’acacias, la végétation luxuriante des bords du Nil et la nonchalance tranquille de ses habitants.

Dans un premier temps, nous nous concentrerons sur la vieille cité d'Omdurman, baignée par le cours du Nil Blanc. On y voit les vestiges des fortifications élevées par les combattants mahdistes, mais aussi le cuirassé avec lequel Kitchener put se rendre maître de la ville en 1898. Cette bataille eut pour observateur – il en écrivit un livre – un jeune officier des lanciers promis au plus bel avenir : Winston Churchill.
Plus loin, nous découvrirons le tombeau du Mahdi, charismatique vainqueur des Turcs et des Anglais. Sa coupole argentée domine les maisons basses alentours.

Nous nous promènerons ensuite sur le marché d’Omdurman. Comme tout souk qui se respecte, il est divisé en quartiers dévolus aux différentes activités commerciales : orfèvres, fabricants de selles en peau, vendeurs de tissus, étals d’épices et de viande se côtoient dans un tintamarre joyeux et coloré.

L’après-midi, nous irons visiter le musée archéologique de Khartoum (sous réserve d’ouverture après travaux). Ses collections nous permettront de brosser un panorama de la civilisation du Soudan et de ses principales étapes, de la Préhistoire au royaume chrétien de Makurie. Le jardin a accueilli des temples et d'autres vestiges de Nubie sauvés des eaux du lac Nasser. Ils sont alignés le long d’un vaste bassin symbolisant la Nil. Le temple de Bouhen est le plus vaste des monuments ramenés de Nubie. C’est Hatshepsout qui le consacra à Horus. D’autres temples proviennent de Semna et sont aussi datés du Nouvel Empire, période faste de la civilisation pharaonique. A l’intérieur du musée, on est accueilli par une colossale statue en granit de Taharqa, grande figure de la dynastie éthiopienne (VIIe siècle avant notre ère), celle des « Pharaons Noirs ». Nous nous attarderons aussi devant les célèbres fresques de la cathédrale de Faras, aujourd'hui sous les eaux, qui fut le siège d'un évêché à partir du VIIe siècle. Elle fut ornée de décors peints entre le VIIIe et le XVe siècle. 

Nuit à Khartoum.
 
 
    J 3 - Lundi 7 février 2022 Khartoum – Old Dongola – Karima
La nuit tombe vite et tôt au Soudan qui, rappelons-le, n’a pas de décalage horaire avec la France. Aussi, aujourd’hui comme presque tous les jours, prendrons-nous la route de bonne heure pour profiter de la lumière et arriverons assez tôt à nos lieux d’hébergement.

Le matin, nous quitterons la capitale pour nous enfoncer en direction du nord-ouest, à travers le désert Libyque. Cette ligne droite nous permettra de retrouver le Nil à la mi-journée, sans avoir dû suivre la large boucle empruntée par le fleuve au nord de Khartoum.

Après une traversée tranquille sur un pont, nous atteindrons Old Dongola, belle visite de cette journée.
Après la disparition des royaumes méroïtiques, le Soudan fut essentiellement aux mains de la tribu nomade nubienne des Blemmyes. Ces derniers furent progressivement christianisés au milieu du VIe siècle et c'est ainsi qu'apparurent les trois royaumes chrétiens de Makurie, Nobatie et Dongola, qui dominèrent la région durant des siècles jusqu’à la période de domination musulmane au XIVe siècle.
Des influences égyptiennes, syriennes et palestiniennes se remarquent dans les vestiges d’églises des XIe et XIIe siècles. Le monastère est un puissant édifice cubique installé sur une colline de la ville. Lui répond un palais fortifié remarquablement conservé, peut-être une ancienne salle du trône, qui fut transformé en mosquée après la conquête islamique.

En fin de journée, une route nous mènera jusqu'à la boucle du Nil où se niche Karima. Cet itinéraire sera notre premier contact avec le désert de l’est, différent de celui parcouru le matin, avec ses sables jaunes accumulés contre des rocs, où ils forment de petites dunes, et ses palmeraies entourant de nombreux villages.

Nuit à Karima.

 
 
    J 4 - Mardi 8 février 2022 Sedeinga – Soleb – Tombos
En deux heures de route, nous atteindrons le Nil et le traverserons à Dongola pour poursuivre notre trajet vers le nord en longeant le fleuve sur sa rive occidentale.

Le reste de la matinée sera consacré au site de Sedeinga, situé entre la deuxième et la troisième cataracte et occupé dès l'époque koushite. Il fut choisi par Aménophis III pour construire un temple dédié à la gloire de son épouse, la reine Tiyi. Celui-ci est le premier exemple de temple bipartite masculin-féminin, un siècle avant celui d’Abou Simbel.
Une nécropole impressionnante abrite des tombes d’époques variées, dont certaines de structure pyramidale.
Les vestiges d’une église et de divers bâtiments témoignent d’une occupation du site jusqu’aux époques médiévales.

A quelques kilomètres au sud, le temple de Soleb dresse encore vers le ciel quelques colonnes fasciculées. Construit par Aménophis III et dédié à Amon, il est contemporain de celui de Louxor dont il reprend la structure très classique. Édifié à la gloire du pharaon, il présente, au revers de son deuxième pylône, de remarquables bas-reliefs figurant le déroulement de la cérémonie du jubilé royal du Heb Sed. Les colonnes de la salle hypostyle montrent des théories de prisonniers étrangers aux mains liées. Des inscriptions identifient parmi eux des Asiatiques et des Africains. Ailleurs, certains détails suggèrent la naissance d’une théologie solaire qui triompha sous le règne suivant d’Aménophis IV / Akhenaton.

Nous franchirons plus tard le Nil sur un ferry et, une fois sur la rive orientale, nous arriverons à notre bivouac près de Tombos. Le campement est installé dans un paysage magnifique : une arène granitique d’une belle couleur gris clair sur fond de dunes qui prend des teintes étonnantes au soleil couchant.

Nuit dans la région de Tombos.
 
 
    J 5 - Mercredi 9 février 2022 Sebou – 3ème cataracte – Île de Saï – Tombos
Notre première étape sera pour les reliefs rupestres de Sebou. Certains remontent aux temps préhistoriques, d’autres à la civilisation pharaonique. La faune africaine y est illustrée par des éléphants ou des girafes. Mais le plus surprenant restent les magnifiques représentations de navires égyptiens, précieux éclairage sur la manière dont s’effectuait le commerce au temps des pharaons.

Reprenant la route vers le nord, nous ferons arrêt à la troisième cataracte. La première se trouve à Assouan et la deuxième a été engloutie par les eaux du lac Nasser. Mais les quatre autres sont toujours bien visibles dans la partie soudanaise du Nil. Inutile de rêver aux chutes du Niagara ou du Zambèze : ce ne sont que des « rapides », où le fleuve se fraie simplement un chemin entre des éboulis et de minuscules îlots de sable, dans un paysage reposant.

Poussant encore un peu en direction de l’Egypte, nous atteindrons l’île de Saï, que nous explorerons longuement. Depuis des millénaires, Saï trône sur le Nil Moyen, entre une Nubie de pierre à l’est et les barkhanes du Sahara venant lécher les eaux du fleuve à l’ouest. Elle est, à elle seule, un abrégé de l’histoire du Soudan depuis le Néolithique jusqu'à l'ère chrétienne. Nous prendrons le temps de découvrir différents sites.
Une impressionnante nécropole de l’époque Kerma, avec ses centaines de tumuli, atteste que l’île fut un centre très important de la région du nord. Puis nous gagnerons la partie septentrionale de l’île pour y admirer les ruines d’un petit temple construit sous Thoutmosis III.
Les ottomans édifièrent sur l’antique cité égyptienne une forteresse qui domine encore les alentours. Les ruines d’une église attestent enfin de la présence d’une communauté chrétienne.
Nous regagnerons alors notre campement.

Nuit dans la région de Tombos.
 
 
    J 6 - Jeudi 10 février 2022 Tombos – Kerma – Karima
Aux temps pharaoniques, Tombos connut une intense activité. Des carriers utilisèrent le granit affleurant pour tailler de nombreuses statues. L’une d’elles, colossale, représentant sans doute un des pharaons noirs, gît à terre depuis plus de 2500 ans. Des reliefs gravés sur les parois rocheuses reproduisent l’image de pharaon ou des dieux. Sur l’un d’eux, le pharaon fait inscrire une liste des peuples qu’il a soumis dans la région. Nous sommes ici au début de la troisième cataracte, qui marqua longtemps la limite méridionale des ambitions territoriales de l’Egypte.

Situé à un emplacement stratégique juste en amont de la troisième cataracte, Kerma fut le centre de la grande civilisation de Koush et le berceau d’une culture originale en marge du monde égyptien. Ce royaume, le premier authentiquement africain à être unifié, sut résister durant près d’un millénaire, de 2300 à 1500 av. J.-C., à la pression exercée par les Égyptiens avant de leur être soumis par les grands pharaons du Nouvel Empire.

Le musée de Kerma illustre l’importance du site, dont une intéressante maquette permet de visualiser l’étendue et la richesse. Les collections sont dominées par sept statues des pharaons noirs de la XXVe dynastie (775-653 avant J.-C.) – la plus spectaculaire est celle de Taharqa, haute de 2,70 mètres. Elles furent exhumées en 2003 d’une cachette fouillée par l’archéologue suisse Charles Bonnet à Doukki Gel, zone périphérique de Kerma où nous nous rendrons pour mieux visualiser cette aventure archéologique majeure.

La civilisation de Kerma est caractérisée aussi par le quartier appelé « Deffufa », palais royal de briques crues encore haut de 20 mètres. Ce massif central est entouré des ruines de la salle d’audience, de chambres, l’ensemble attestant d’un degré d’urbanisation élaboré.
Plus à l’est du site, une construction similaire mais plus petite marque l’endroit de la nécropole de Kerma. Dans les tombes royales ou princières ont été découverts des centaines de squelettes appartenant à des serviteurs, probablement esclaves, sacrifiés lors des funérailles de leur maître.

Après le déjeuner, nous emprunterons la route qui, à travers le désert, nous ramènera à Karima, où nous avons passé la troisième nuit de notre voyage.

La petite ville est dominée par le spectaculaire surplomb du Djebel Barkal (Unesco), la « montagne pure », image sacrée emblématique du Soudan. Ceux qui le veulent – ou qui le peuvent ! – pourront en effectuer l’ascension (100 m de hauteur en 15 minutes de marche avec une descente plus aisée dans une dune) pour découvrir d’en-haut le temple d’Amon et surtout le paysage désertique duquel il surgit, magnifié par le soleil couchant.
Nous sommes ici à Napata, la capitale du royaume de Kouch du IXe au IIIe siècle avant notre ère. De cet endroit, la dynastie éthiopienne des pharaons noirs établit sa puissance jusqu’à Thèbes. L’intérêt historique est donc essentiel et la situation dans un paysage grandiose ajoute encore au plaisir de la visite.

Nuit à Karima.
 
 
    J 7 - Vendredi 11 février 2022 Nuri – Djebel Barkal – El-Kourrou – Karima
La journée sera entièrement consacrée à la découverte des sites proches de Karima.

Nous commencerons par la nécropole royale de Nuri (Unesco) et ses pyramides, alignées sur des dunes de sable doré. Pas moins de 19 rois et 53 reines y reposent de leur dernier sommeil. C’est la nécropole la plus importante de Napata. Elle prit de l’ampleur quand Taharqa décida de rompre la tradition qui voulait que les pharaons soient inhumés à El-Kourrou. Sa pyramide, la plus grande de toutes, adopte un plan classique : une longue descenderie inclinée mène à trois chambres successives, dont seule la troisième se trouve sous le massif extérieur.

Nous retrouverons alors le Djebel Barkal(Unesco) pour visiter, au pied de la montagne sacrée, le temple dédié à Amon. Il fut fondé bien avant la période napatéenne, au Nouvel Empire, mais c’est Taharqa, infatigable bâtisseur, qui le reconstruisit. Annoncé par un dromos flanqué de béliers, le temple adopte un plan classique : un pylône donne accès à une vaste cour à péristyle, puis une salle hypostyle mène au saint des saints, dans l’ombre de la montagne.
Un petit musée accueille les vestiges des sites alentours, dont des éléments venus du monastère de Ghazali.

L’après-midi, un autre site, lui aussi très important, nous attend. Comme nous l’avons déjà laissé entendre, la nécropole royale d’El-Kourrou (Unesco) est la plus ancienne de Napata. Nous pouvons suivre l’évolution architecturale des tombeaux, depuis la simple colline élevée sur la tombe que l’on atteint en passant sous un portail de pierre jusqu’au sépulcre pyramidal typique de la période koushite. Nous pourrons descendre dans deux tombes royales. Le tumulus du pharaon Tanouétamani se compose d’une chambre aux murs couverts de hiéroglyphes et de scènes peintes d’une belle fraîcheur. La chambre funéraire de sa mère, la reine Qalhata, contient une scène très rarement représentée : on y voit la reine allongée en position penché sur son lit funéraire.
Puis nous découvrirons un étrange temple, exhumé récemment, qui était peut-être un sanctuaire d’embaumement.
Quatre rangées de tombes ont aussi été découvertes, qui contenaient des sépultures de chevaux. Ceux-ci ont tous été enterrés en position verticale, avec tous leurs harnachements.

Il restera enfin à effectuer une insolite promenade au milieu des énormes troncs couchés de la forêt pétrifiée. Une partie des fibres végétales a été remplacée avec le temps par différents minéraux, ce qui a préservé la forme initiale des arbres.

Nuit  à Karima.

 
 
    J 8 - Samedi 12 février 2022 Ghazali – Le désert de Bayuda – Méroé
Après avoir joué quelque temps les sédentaires, nous reprendrons la route pour une journée qui apportera son lot de puissantes émotions esthétiques et humaines.

Avant de pénétrer dans le désert de Bayuda, nous ferons un arrêt au monastère de Ghazali, ensemble conventuel médiéval le mieux préservé du Soudan. Il se trouve sur l’ancienne route caravanière qui reliait Napata à Méroé dans l’Antiquité. Il a été abandonné au XIVe siècle mais est bien connu depuis qu’au XIXe siècle l’archéologue Richard Lepsius a envoyé des pierres tombales coptes et grecques au musée de Berlin.

Nous commencerons ensuite, d’ouest en est, la traversée du désert de Bayuda, qui s’étend dans une large boucle du Nil. Il alterne le basalte noir des formations volcaniques avec la couleur claire du quartz, qui lui a donné son nom (Bayuda signifie blanc). Il est parsemé de bosquets d’acacias et d’autres graminées qui constituent un met de choix pour les gazelles qui y gambadent en toute liberté. Il n’est pas rare d’y croiser des troupeaux de chèvres ou de dromadaires, gardés par de vieux bergers qui sont la mémoire de ces terres ingrates mais si belles. Nous suivrons le fond des oueds où nous rencontrerons, autour des puits, des habitats isolés ou bien des campements de semi-nomades Bisharin, le plus important groupe ethnique de ce territoire.

En fin d’après-midi, nous retrouverons le dieu-fleuve que nous traverserons sur un bac pour gagner Méroé, prestigieuse cité qui sera l’objet de toute notre attention après une bonne nuit réparatrice.

Nuit à Méroé.
 
 
    J 9 - Dimanche 13 février 2022 Méroé
Tout vient à point à qui sait attendre. Elle s’offre enfin à nous la mythique Méroé (Unesco), ses quarante pyramides, comme autant de collines pointues, surgissant d’une plaine désertique aux sables pastels. Elle va nous retenir jusqu’à ce que Rê disparaisse sous l’horizon...

Après la destruction de Napata par les troupes de Psammétique II, la capitale fut transférée plus au sud, près de la sixième cataracte. Méroé vit se développer une civilisation tout à fait originale. Dans une région moins désertique et propice à l’agriculture, au carrefour des pistes caravanières menant vers la mer Rouge et l’Afrique noire, proche d’importantes ressources en minerai de fer, Méroé devint une ville puissante. A l’époque où l’Egypte ptolémaïque se transformait profondément, les « pharaons noirs » conservèrent l’héritage de la tradition égyptienne, mais l’influence africaine devint de plus en plus forte. De la ville, construite en adobe et en bois de palmier, il ne reste que des traces patiemment explorées par les archéologues, mais les monuments funéraires et les palais, édifiés en pierre selon une tradition architecturale dérivée de celle de l’Egypte, nous sont parvenus remarquablement préservés.

C’est en voiture ou juchés sur un dromadaire (en option) que nous gagnerons la nécropole sud, la plus ancienne. Elle abrite les vassaux des souverains de Napata et les premiers rois de Méroé. Les autres rois et les princes héréditaires sont de l’autre côté du wadi Tarabil, au nord. Une autre zone, à l’ouest, a accueilli les personnages d’un rang inférieur.
Les pyramides ont toutes une maçonnerie de briques, cachée par un revêtement de grès. Seul le pylône qui ferme la pyramide est décoré. Presque toujours, on y voit le roi saisissant ses ennemis par les cheveux et les abattant. De façon très traditionnelle, on accède au caveau par un plan incliné qui mène à la chambre funéraire, exempte de tout décor.

Un temple du Soleil, mal préservé, mérite pourtant un court arrêt. C’est le plus ancien du site et Hérodote le mentionne dans son Enquête (Historia).

Plus évocatrice, la cité royale est soigneusement délimitée par un solide mur d’enceinte en briques cuites. A l’intérieur, des palais au plan complexe témoignent de la puissance de pharaon, de sa cour et de son administration. Méroé fut aussi un grand centre de production du fer. De petites collines sont en réalité composées de scories. A côté, des reconstitutions d’ateliers métallurgiques montrent que les artisans utilisaient une technologie déjà très avancée pour l’époque.

Dans l’après-midi, ce sont les carrières de pierre que nous visiterons, avant de revenir à la nécropole nord. Le spectacle de l’ensemble des pyramides de Méroé au coucher du soleil restera certainement un souvenir inoubliable.

Nuit à Méroé.
 
 
    J 10 - Lundi 14 février 2022 Méroé – Musawwarat – Naqa – Khartoum
Voici déjà le dernier jour en terre soudanaise. Il ne sera pas vide, bien au contraire : en route pour la capitale, il nous restera deux arrêts fort passionnants à effectuer. Il nous faudra pour cela quitter un moment la route goudronnée pour emprunter des pistes bien balisées.
 
Musawwarat (Unesco) a préservé au-delà des siècles de remarquables édifices. Le  temple d’Apédémak est dédié au dieu-lion et a été parfaitement restauré par une équipe du musée de Berlin. Daté de la fin du IIIe siècle av. J.-C., il est remarquables pour ses reliefs extérieurs et intérieurs, d’un parfait naturalisme. Voici Apédémak en personne, avec son arc et ses flèches, qui conduit un lion en laisse. Plus loin, le roi Arnekhamani salue le dieu, ailleurs encore des prisonniers, des éléphants, des gallinacées…
Un birqet, grand réservoir d’eau soigneusement appareillé, permettait de constituer les réserves d’eau indispensables à la vie.
Le temple de l’Eléphant est le plus vaste du Soudan. Son enceinte extérieure, de 600 mètres de circonférence, est très impressionnante. Elle protège un édifice largement arasé mais dont le plan complexe est encore lisible. Un pilier en forme d’éléphant a déclenché toute une série d’hypothèses parmi lesquelles la plus séduisante est qu’en ce lieu avait été installé un élevage de ces pachydermes.
Des explorateurs comme Linant de Bellefonds ou Frédéric Cailliaud ont laissé sur les pierres du temple un souvenir de leur passage sous forme de graffitis.

Une heure de piste nous conduira ensuite aux temples de Naqa (Unesco). Près d’un puits antique, nous découvrirons le temple d’Amon, avec ses trois pylônes successifs. Pour gagner le plus intéressant des temples de Naqa, nous passerons devant un élégant kiosque. Avec ses chapiteaux corinthiens, il n’est pas sans évoquer le fameux kiosque de Trajan sur l’île de Philae, près d’Assouan. Il témoigne du syncrétisme romano-égyptien jusque dans ces contrées très méridionales.
A côté, nous retrouverons le « dieu lion » Apédémak. Son temple, presque intact, s’orne de splendides bas-reliefs, les plus beaux de ce style tardif méroïtico-égyptien. On y voit le roi et la reine représentés d’une taille égale, chose impensable en Egypte. Lourdement chargés de leurs vêtements et ornements royaux, ils encadrent Apédémak, curieusement représenté avec trois têtes et quatre bras, comme une sorte de Shiva égaré dans les sables soudanais… On note aussi la surprenante présence d’un dieu barbu, sans doute Zeus ou Sérapis qui atteste de la pénétration culturelle méditerranéenne si loin en Afrique.

Après un ultime bout de piste, nous rejoindrons la nationale qui relie Khartoum à Port Soudan, ouverture du pays sur la mer Rouge.

Le dîner à Khartoum sera libre, pour que chacun puisse profiter de ce retour dans la capitale soudanaise.
Vous disposerez de chambres de courtoisie à l'hôtel avant le transfert à l'aéroport et le vol avec escale pour Paris.

Nuit en vol.
 
 
    J 11 - Mardi 15 février 2022 Khartoum – Paris
Arrivée à Paris le matin.

 
  Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateaux, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 02/12/2021. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.
Prix et disponibilités

Voyage - 11 jours - 11 à 15 voyageurs

TarifsPrix (en euros)
Forfait en chambre double Prix Prestissimo jusqu'au 30 décembre 2021 4 515 €
Prix Presto jusqu'au 31 décembre 2021 4 545 €
Prix à partir du 1er janvier 2022 4 565 €
Supplément chambre individuelle Prix Presto jusqu'au 7 décembre 2021 870 €
Prix à partir du 8 décembre 2021 895€
Sans transport international Nous consulter
Visa  129 €
Hébergement

VilleHôtel
KhartoumGrand Holiday Villa 5*
Karima The Nubian Rest House Maison nubienneVoir la fiche
Ce charmant hôtel traditionnel dispose de climatisation et d'une salle de bain privée dans toutes ses chambres.
TombosBivouac CampementVoir la fiche
Méroé Meroe Safari Camp Camp permanentVoir la fiche
Campement de grandes tentes permanentes meublées de 2 lits et de 2 chaises. Chaque tente possède son propre espace de stockage et sa douche situés dans une cabane distincte à l’arrière.

Transports prévisionnels

 DépartArrivéeRéférence
AllerParis Roissy CDG
05/02/2022 - 11h05
Istanbul Istanbul international
05/02/2022 - 16h35
Vol Turkish Airlines TK 1822
 Istanbul Istanbul international
05/02/2022 - 20h45
Khartoum Khartoum international
06/02/2022 - 00h05
Vol Turkish Airlines TK 680
RetourKhartoum Khartoum international
15/02/2022 - 01h35
Istanbul Istanbul international
15/02/2022 - 06h50
Vol Turkish Airlines TK 681
 Istanbul Istanbul international
15/02/2022 - 08h00
Paris Roissy CDG
15/02/2022 - 09h40
Vol Turkish Airlines TK 1821
Prestations

  Nos prix comprennent
  • Les vols internationaux Paris/Khartoum et retour, avec escale sur lignes régulières
  • Les taxes aériennes
  • L’hébergement en chambre et en tente doubles
  • La pension complète du petit déjeuner du 2e jour au déjeuner du 10e jour (5 déjeuners seront pris sous forme de pique-nique)
  • Les déplacements en véhicules tout-terrain (4 voyageurs maximum par véhicule)
  • Les visites mentionnées au programme
  • L'accompagnement culturel par un conférencier Clio

  Nos prix ne comprennent pas
  • Les pourboires d'usage ( prévoir 8 € par jour et par participant )
  • L'assurance facultative Assistance-Rapatriement : 15 € par personne
  • L'assurance facultative multirisque Assistance-Rapatriement + Annulation-Dommage Bagages
  • Les boissons
  • Les frais de visa
Bon à savoir - Formalités

  • Bien que ce voyage se déroule dans de bonnes conditions, il s'adresse à des voyageurs en bonne santé n'ayant pas de difficulté à se déplacer dans des espaces sableux non aménagés.
  • Ce circuit s'effectue sur des routes le plus souvent en très bon état. L'utilisation des véhicules 4x4 n'est nécessaire que pour accéder aux sites et pour la traversée du désert de Bayuda qui ne pose pas de difficulté importante.
  • L'hébergement se fait partout dans de bonnes conditions.
  • Il est à noter que des réseaux téléphoniques sont accessibles durant la quasi totalité du voyage.
  Formalités

  • Passeport valable au moins 6 mois après la date du retour comprenant trois pages vierges (dont 2 pages face à  face) sans tampon ou visa d'israël.
  • Un visa pour le Soudan
Informations pratiques

Décalage horaire
Il n'y a pas de décalage horaire entre la France et le Soudan lorsque la France est à l'heure d'été. Lorsque la France est à l'heure d'hiver, le décalage horaire est de +1h Rappel : en France l'heure d'été commence le dernier dimanche de mars et l'heure d'hiver commence le dernier dimanche d'octobre
Change
La monnaie officielle du Soudan est la Livre soudanaise (SDG). Pour connaître le taux de change actuel vous pouvez consulter le site www.xe.com/fr. Vous n'aurez guère l'occasion de changer votre argent au cours du voyage. Nous vous recommandons d'effectuer votre change (un maximum de 50 €) au bureau de change de l'aéroport en demandant de petites coupures (en avril 2021, 1 € équivaut à 500 livres soudanaises alors qu'un thé servi dans un marché côte 50 livres...).
Santé
Aucune vaccination n'est obligatoire pour se rendre au Soudan. La vaccination contre la fièvre jaune et un traitement antipaludéens sont recommandés. Consultez votre médecin. Pour connaître les conditions sanitaires et les précautions à prendre, vous pouvez consulter le site de l’Institut Pasteur de Lille www.pasteur-lille.fr/vaccinations-voyages/
Nos hôtels
A Khartoum, vous serez hébergés dans un hôtel 5 étoiles aux normes internationales.A Karima, vous serez hébergés dans un hôtel de charme avec tout le confort mais où il serait possible que vous soyez confrontés à des coupures de courant électrique.A Méroé vous serez hébergés dans un confort total au sein d'un campement permanent soit dans des lodges en dur soit dans de grandes tentes "coloniales" , en disposant, en dehors de celles-ci, d'une salle de bain privée avec toilettes. A Tombos, le campement est un peu plus rustique. Vous serez hébergés dans des tentes pour deux disposant de lits de camp et de literies. Les douches et les toilettes sont communes et situées un peu à l'extérieur du camp. Les repas, préparés par les cuisiniers, sont servis dans une "tente-restaurant".
Vos bagages
Il vous faut voyager avec un sac de voyage souple adapté aux déplacements en véhicule tout-terrain et aux campements.
Vos vêtements
De novembre à mars, les températures sont de l'ordre de 20°C à 30°C le jour, 4°C à 10°C la nuit. Un vent frais souffle souvent à la tombée de la nuit. Il faut donc prévoir des vêtements légers, solides et facilement lavables, en évitant toutefois shorts et bermudas, mais aussi des vêtements chauds, type "veste polaire" ou anorak ainsi qu'un bonnet pour vivre confortablement le bivouac de Tombos. Il est impérativement demandé aux dames d'éviter les tenues trop décolletées ou trop courtes mais de privilégier les pantalons et les vêtements amples.
Les repas
Où que vous soyez, vous pourrez prendre un petit déjeuner international : café ou thé, pain beurre et confiture, ainsi que des crudités et omelettes. Les déjeuners pourront être pris sous forme de pique nique très élaboré : crudités, viandes, riz ou pâtes et dessert. Tous les dîners frais et aux saveurs internationales seront pris dans les hôtels ou les campements.Rappelons qu'il n'est pas servi d'alcool au Soudan. Vous pourrez y boire de l'eau mais aussi des sodas et parfois y trouver de la bière sans alcool, mais aussi de délicieuses infusions froides de Carquaday ou de Baobab.
Vos dépenses
Il n'y a guère d'achats à effectuer au Soudan. Vos seules dépenses pourront être de minuscules gratifications.
Préparer votre voyage avec Clio

  À lire sur clio.fr

Didier Trock.
Soudan : un voyage au « pays de Koush »
Claude Rilly.
La civilisation de Méroé
Brigitte Gratien.
Les Égyptiens en Nubie
Christian Cannuyer.
Histoire de la Nubie chrétienne
Brigitte Gratien.
Aux frontières sud de l’Égypte, le royaume de Kerma
Christiane Desroches-Noblecourt.
Le sauvetage des temples de Nubie
Brigitte Gratien.
Le djebel Barkal et le temple à Amon
Brigitte Gratien.
Le royaume de Kouch

  Bibliographie

Jacques Reinold.
Archéologie au Soudan. Les civilisations de Nubie.. Errance, Paris, 2000.
Collectif .
Soudan : royaumes sur le Nil. Catalogue de l'exposition tenue à l'IMA en 1997. Flammarion, Paris, 1997.
Joseph Cuoq.
Islamisation de la Nubie chrétienne : VIIe-XVIe siècle. Geuthner, Paris, 2002.
Christian Cannuyer.
L’Égypte copte. Les Chrétiens du Nil. Gallimard, Paris, 2000. (Découvertes)
Joy Soulé-Nan.
La Nubie des pyramides. Editions du Rocher, Monaco, 2003.
Charles Bonnet et Dominique Valbelle.
Les pharaons venus d'Afrique. La cachette de Kerma. Citadelles & Mazenod, Paris, 2005.
Guides
Maurizio Levi.
Sudan. Polaris Guide, Florence, 2014.
Cartes
Carte ITM Soudan. 1/2 500 000. ITMB, Richmond, Canada, 2008.