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Le Nord du Pakistan : les vallées de l'Himalaya, du Karakorum et de l'Hindu Kush
Rencontres avec les Wakhi et les Kalash - Le « triangle gandharien » : Taxila, Peshawar, le Swat
Du 7 au 23 juillet 2021 avec Anne-Marie Wirja
PAK 33 - 17 jours - Voyageurs avertisVous avez la passion du voyage et vous savez que parfois "la culture se mérite". Aussi, pour découvrir des choses extraordinaires, vous acceptez allègrement l'inconfort de transports aléatoires, les sites difficilement accessibles, l'absence d'infrastructure touristique standard sur certaines étapes ou les hébergements spartiates...
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Les points forts
  • La jonction de l’Himalaya, du Karakorum et de l’Hindu Kush
  • Les gorges profondes et hauts-plateaux de la vallée de l’Indus
  • La vallée de Shimshal, le village le plus isolé du Pakistan
  • Rencontres avec les Wakhi et les Kalash: représentations culturelles privatisées pour notre groupe
  • Découverte détaillée de la civilisation du Gandhara : Taxila , Peshawar, le Swat
  • Le Chronoguide Pakistan
Les grandioses paysages de montagnes et de glaciers du Nord-Pakistan sont parmi les plus beaux du monde himalayen. Pourtant, rares sont les voyageurs ayant eu l'occasion de les admirer. Pour les découvrir, nous vous proposons ce voyage exceptionnel qui emprunte la célèbre Karakorum Highway dont le tracé suit la route des marchands qui autrefois reliait le Cathay à l'Occident. Des forêts d'allure vosgienne aux cols désolés, nous longerons des gorges encaissées au cœur d'étendues désertiques dévoilant des envolées de cimes qui soulignent l'horizon de leurs masses enneigées. Aux opulentes oasis et à leurs torrents bondissants, répondent les eaux cristallines des lacs reflétant les sommets du toit du monde. Dans ces paysages démesurés, des ethnies vivent dans d'étonnants villages, accrochés à flanc de paroi ou disséminés dans les vallées. Le signe distinctif de ce voyage sera d'aller à la rencontre des Wakhi et des Kalash lors de moments privilégiés consacrés à la danse et aux traditions musicales. Cette approche requiert l’intimité et seul notre groupe aura le privilège d’en bénéficier. Si le Nord du pays se distingue par ses cimes vertigineuses,en son Sud la nature se fait plus douce ; c’est là que s’épanouit une grande civilisation, celle de l’art gréco-bouddhique du Gandhara. Nous en verrons bien des aspects de Taxila à Peshawar, sans oublier la Vallée du Swat. Si ces régions furent longtemps en proie aux troubles politiques et religieux, elles sont aujourd’hui pacifiées.

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J 1 - Mercredi 7 juillet 2021 Paris – Islamabad
Vol pour Islamabad.
Nuit en vol.
 
 
J 2 - Jeudi 8 juillet 2021 Islamabad
Arrivée à Islamabad et court repos à l'hôtel.

Islamabad, la capitale fédérale du Pakistan, est sortie de terre il y a une cinquantaine d’années, en remplacement de Karachi qui demeure la mégapole économique. Elle donne une impression de modernité et jouit de nombreux espaces verts. Centre politique, Islamabad est la ville des ambassades tout comme des institutions nationales et internationales. L’on ne saurait manquer celle qui fait la fierté du pays, la très moderne Mosquée Faisal, financée par l’Arabie saoudite et la quatrième au monde en dimension. Nous poursuivrons cette première promenade par le Raja Bazar de Rawalpindi, cité jumelle d’Islamabad, aux petites boutiques traditionnelles.

Nuit à Islamabad.
 
 
J 3 - Vendredi 9 juillet 2021 Islamabad – Taxila – Besham (270 km)
Avant de prendre la direction du Nord, un arrêt s'impose à Taxila , celle qui fut la capitale de la civilisation gréco-bouddhique du Gandhara. Nous débuterons la visite du site ce jour et la terminerons à notre retour, pour une meilleure approche. Trois cités successives y furent bâties, Bir-Mound, Sirkap et Sirsukh, témoignant de la position-clé acquise par Taxila de la période achéménide à celle des grands Kushans. Nous visiterons le Dharmarajika, qui fait partie des huit sanctuaires bâtis au IIIe siècle avant notre ère par l'empereur Maurya Ashoka. Nous poursuivrons notre découverte par la visite de la cité grecque de Sirkap, fondée au milieu du IIe siècle avant notre ère où maisons privées, stupas et temples sont disposés selon un plan quadrillé hellénique caractéristique.

Nous emprunterons ensuite la mythique Karakorum Highway reliant la Chine au Pakistan, la KKH pour les intimes, achevée en 1978 après 20 ans d’efforts conjugués entre les armées des deux pays. Les paysages dévoilent d’abord leurs paisibles forêts de pins, cultures céréalières et vergers avant que la route ne se fasse plus intrépide, plongeant vers l’Indus pour mieux le franchir au village de Thakot et s’accrocher de nouveau, souveraine, à son nid d’aigle. Le Grand Fleuve est sauvage, à l’image de son décor minéral.

Nuit à Besham.
 
 
J 4 - Samedi 10 juillet 2021 Besham – Chilas (200 km)
Direction Chilas par cette KKH devenue nôtre, le long de l’Indus. Des siècles durant, ce couloir était un incontournable de la Route de la Soie, emprunté par les commerçants bouddhistes.
Suivant d’abord les gorges de l’Indus, encaissées et dominées par des sommets de 5 000 m, nous poursuivrons ensuite le long de son lit apaisé et élargi, où de nombreuses oasis des Hauts Plateaux désertiques colorent les paysages en autant de points d’un vert intense.

Un grand nombre de sites rupestres demeure, vibrants témoignages qui attestent aussi, par la variété de leurs thèmes, d’un peuplement plus ancien. Nous les découvrirons à Shatial et Chilas.

Nuit à Chilas.
 
 
J 5 - Dimanche 11 juillet 2021 Chilas – Karimabad (230 km)
Au-delà de Chilas, les paysages sont à couper le souffle et Thalichi offre un point de vue extraordinaire sur le Nanga Parbat (8 125 m), le deuxième sommet du Pakistan après le K2, connu sous le nom de la "montagne tueuse". Plus loin se profile le Rakaposhi (7 788 m) et le pic Haramosh (7 397 m). En continuant vers le nord, nous longerons la rivière Gilgit vers laquelle convergent les trois plus hautes chaînes du monde que sont le Karakorum, l'Himalaya et l'Hindu Kush.

Viendra le temps pour une promenade au bazar de Gilgit, une ville en plein essor, désordonnée et bruyante, carrefour stratégique vers la Chine, lieu de rassemblement des marchands, trekkeurs et voyageurs.

La station suivante sera marquée par notre entrée dans l’originale vallée de Hunza que le Rakaposhi domine de sa magnificence. John H. Tobe nous le présente ainsi : « se détachant sur un fond de ciel bleu, elle semblait un bijou précieux dans un écrin magnifique. J’ai alors compris pourquoi les humains qui ont eu le privilège de la voir la considèrent comme la plus belle des montagnes du monde, la plus majestueuse, la plus éblouissante dans sa blancheur éclatante : je ne connais aucune autre montagne qui puisse rivaliser avec elle ».

Karimabad, charmante petite bourgade de Hunza, que l’on nommait Baltit lorsqu’elle était capitale du royaume, offre une vue magnifique sur les pics et sur la vallée, royaume des arbres fruitiers et fleurs sauvages.

Nuit à Karimabad.
 
 
J 6 - Lundi 12 juillet 2021 Karimabad - Duiker – Karimabad
Nous voici au cœur du pays Hunza. L’éclat de ses paysages est source d’émerveillement, tout comme ses habitants : grands et beaux, les Hunzakut ont la peau claire et descendraient de trois soldats d’Alexandre le Grand et de femmes perses. Musulmans de la secte d’Ismaël, ils observent un islam qui leur vaut bien des persécutions de la majorité sunnite. Ils sont menuisiers, forgerons, cordonniers ou timides éleveurs, mais surtout cultivateurs ou plutôt jardiniers experts. L’abricot, véritable base alimentaire, symbolise ces terres que les premiers explorateurs identifièrent à un Shangri-La, authentique paradis où tout un peuple incarne le rapport idéal de l’être humain avec la nature. En outre les Hunzakut jouissent d’une grande longévité que la science ne sait expliquer : eau des glaciers ? Alimentation frugale ? Labeur quotidien soigneusement rythmé ? Les hypothèses sont nombreuses pour s’étonner des aptitudes de cette population attachante que l’Agha Khan a dotée d’un système scolaire efficace.

Comme bien d’autres régions, la vallée de Hunza eut ses heures royales, jusqu’à ce que tous les souverains soient déposés par le Pakistan indépendant. De ces temps anciens demeurent plusieurs forts. Nous visiterons le fort de Baltit, restauré par la Fondation Agha Khan. Datant principalement du XVIIIe siècle, cette forteresse commande la Vallée de Hunza du haut de ses 2 800 m, en un bel appareillage militaire. L’intérieur offre le charme d’une demeure princière de montagne : charpentes majestueuses et murs de terre séchée, pour mieux résister aux tremblements de terre.

Nous poursuivrons par le bazar de Karimabad où se marchandent les célèbres broderies de la Vallée et bien d’autres artisanats.

A Duiker (Nid d’aigle), un village d'été s’est perché, habité seulement d'avril à octobre. Du sommet, la vue est toujours aussi impressionnante, s’étirant de la basse Vallée de Hunza, vers la vallée de Nagar, le Rakaposhi, le Glacier Hoper, Ultar II et Bubliting.

Retour en direction de Karimabad et, chemin faisant, arrêt au Fort Altit, antérieur à son confrère Baltit. Il renferme un dédale de pièces réparties sur trois niveaux, allant des cellules et cachots aux appartements royaux dont les poutres sont décorées de symboles porte-bonheur.

Nuit à Karimabad.
 
 
J 7 - Mardi 13 juillet 2021 Karimabad – Attabad – Gulmit – Pasu – Shimshal - Soirée avec les Wakhi (120 km)
Sur la route de Gulmit, la nature a prouvé qu’elle est indomptable. Le 4 janvier 2010, un pan entier de la montagne s’est écroulé, barrant accidentellement la rivière Hunza. Le lac d’Attabad vit le jour, long aujourd’hui de 18 km et pouvant atteindre 100 m de profondeur ! Des villages entiers ont été noyés ainsi que le tronçon voisin de la Karakorum Highway. Pendant 5 ans, des bateaux de fortune permirent de rejoindre Gulmit, sur l’autre berge, dans un environnement lunaire, alors que les eaux bleues du lac laissaient deviner la vie engloutie. Les Chinois ont fini de percer la montagne en 2015 pour rétablir la route et le commerce entre les deux pays.

Gulmit est la capitale du Gojal ou Haute Hunza. Les gens d'ici, réputés pour leur hospitalité, parlent le persan wakhi, sont ismaéliens comme leurs voisins de la Basse Hunza et se réclament descendants des nomades tadjiks d'Afghanistan. La ville s’articule autour de son terrain de polo et ses vieilles maisons. La plus célèbre est la “Old Hunza House", ancienne résidence d'été des Mirs, transformée en lieu de formation au tissage de tapis.
Sur les hauteurs de la bourgade, le Fort Andra défendait la vallée dans les temps anciens ; aujourd’hui on y admire avant tout les vues sur la vallée et les hauteurs environnantes.

Au Nord-est de Pasu, en parallèle à la frontière chinoise, un torrent a percé son chemin vers un bout du monde, la Vallée de Shimshal. Le monarque de Hunza y bannissait ses sujets déloyaux, tant il était certain qu’ils ne pourraient s’en échapper. En septembre 2003, les villageois ont inauguré leur piste et quelque 4h de cheminement vertigineux suffisent dorénavant à s'affranchir de la gorge minérale et à découvrir, installée sur un replat miraculeux, la longue cuvette alluvionnaire de Shimshal, entièrement cultivée et d’une beauté indicible.

Les habitants de Shimshal sont des Wakhi originaires du couloir de Wakhan. Ils sont locuteurs de la langue éponyme, forme originelle du vieux perse. Adeptes ici de l’Aga Khan, ils migrèrent pour échapper aux persécutions et une de leurs terres d’accueil fut cette vallée.

Du fait de l’isolement et de l’altitude, la vie est rude. Seuls les festivals agraires émaillent le quotidien : la floraison printanière suivie des semailles et moissons, le rituel de purification des rivières, la fête des yaks puis reviendra l’hiver, plus calme, où on marie les jeunes ... Assister à toutes ces manifestations cycliques est impossible aussi avons-nous demandé à la communauté de nous présenter quelques-unes de ses traditions. Un moyen aussi de les aider à maintenir leur culture.

Si une large part est laissée à l’improvisation, certains poètes ont composé des ballades vantant la beauté des Pamir, la bravoure du peuple mais aussi ses peines. Y répondront bientôt les danses rituelles ou encore les chants des bergers résonnant de pic en vallée lors de la transhumance. L’accompagnement musical comprend le luth, la flûte, le hautbois et le tambour daf.


Nuit à Shimshal.
 
 
J 8 - Mercredi 14 juillet 2021 Shimshal – Pasu et environs – Karimabad (140 km)
Retour tout aussi spectaculaire vers Pasu, vallée et havre de paix surplombés par de magnifiques montagnes ocre et marron s'élevant à la verticale. On les nomme les « Cônes de Pasu » ou encore les « Pics cathédrales » et plus joliment les « Montagnes regorgeant de soleil ».

Un incontournable est le Glacier de Pasu, aux séracs dressés comme une mer en furie pétrifiée, dominée par les pics vertigineux de Shispare (7 611 m) et Pasu (7 478 m). Tout près, le pont suspendu de Pasu, dodelinant sur ses 250 mètres de long et toujours utilisé par les populations locales.

Retour vers Karimabad, une occasion d’admirer de nouveau “d’en-haut” le Lac Attabad.

Nuit à Karimabad.
 
 
J 9 - Jeudi 15 juillet 2021 Karimabad – Gilgit – Kargah – Gupis (270 km)
Nous retournerons sur nos pas, momentanément sur la KKH, ancienne route de la Soie reliant aujourd’hui Islamabad à Kashgar. Elle nous dévoilera les plus beaux tableaux du Karakorum, hérissé de ses sommets dépassant 7 000 m.

De villages en moraines, de lacs en torrents, nous arriverons à Gilgit et nous rendrons à Kargah, qui fut un lieu de halte privilégié des moines bouddhistes en route vers Taxila. Au Ve siècle de notre ère, ils gravèrent un Bouddha dans le flanc de la montagne : le Maître dans la roche.

Nous prendrons ensuite la direction de Gupis. Les pics de l’Hindu Kush et de Chitral nous dominent avant que nous ne nous faufilions dans la vallée de Ghizer. Tous ces vals sont de larges cuvettes environnées de déserts d'altitude. L’eau issue de la fonte des neiges et amenée par des canaux d'irrigation transforme les flancs des montagnes en terres agricoles et en vergers. Ces oasis de verdure, cultivées en terrasses, contrastent ainsi avec les camaïeux gris et brun du vaste paysage alentour.

Nous passerons la nuit près du lac, étendue de jade tranquille, dont la sérénité et la beauté seront les bienvenues.

Nuit à Gupis.

 
 
J 10 - Vendredi 16 juillet 2021 Gupis – Shandur – Mastuj (210 km)
Vers Mastuj, sur cette route convulsée, le plus étonnant est de croiser les célèbres camions et bus pakistanais, toujours aussi bariolés et enjolivés, dont les chauffeurs possèdent la virtuosité de funambules pour évoluer à la verticale d’à-pics saisissants.

Il nous faudra franchir le col de Shandur (3 730 m) qui débouche sur un large plateau et un lac endormi. C'est là, sur les prairies d’altitude, que se déroulent en juillet les plus célèbres matchs de polo entre les équipes de Chitral et de Gilgit.

Nuit à Mastuj.
 
 
J 11 - Samedi 17 juillet 2021 Mastuj – Chitral – Pays Kalash (200 km)

Quittant le petit village de Mastuj, nous sillonnerons un paysage dégageant grandeur et sérénité : le Tirich Mir, le plus haut sommet de l’Hindu Kush, surveille les lieux de ses quelque 7 700 m, rivalisant avec le massif Buni Zom de la chaîne Hinduraj. Le fleuve Mastuj parcourt joyeusement son lit, arrosant des champs de blé ou de maïs bordés de vergers où s’épanouissent abricotiers et mûriers.

L’étape suivante sera Chitral, enchâssée entre deux hauts cols et souvent coupée du monde durant les mois d’hiver. Pourtant, pendant des siècles, cette route a été empruntée pour tous les échanges commerciaux entre Gilgit et Chitral. De ce fait, le principal marché du district se tient ici, et nous découvrirons son animation. Dans ce lieu de rencontre, des affaires plus ou moins légales se traitent, allant du commerce des pierres précieuses aux tapis afghans, en passant par le haschisch, les armes et le sel. Nous irons aussi admirer la Mosquée Shahi, alors que perce dans le lointain le Tirich Mir.

Continuation vers le pays Kalash, constitué par trois vallées, celles de Birir, Rumbur et Bamboret qui est la plus étendue.

Nuit en pays Kalash.
 
 
J 12 - Dimanche 18 juillet 2021 Le Pays Kalash
« Kafiristan », c’est ainsi que l’on désigne communément le territoire des Kalash. « Kafir » signifie en arabe « les mécréants », ceux qui refusent d’obéir aux préceptes de l’islam, tels les quelque 4 000 Kalash. Les Kafirs rouges, comme on les appelait à l’époque, furent convertis par les Afghans à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui subsistent les Kalash du Pakistan, les seuls à avoir gardé partiellement leur propre religion polythéiste, leurs coutumes, leurs fêtes et leurs sacrifices d'animaux.
De leur teint clair et prunelles souvent bleues, la légende raconte qu’ils seraient eux aussi descendants des troupes d’Alexandre Le Grand. Depuis longtemps, les chercheurs ont déterminé que les Kalash sont les enfants de la grande migration aryenne, au troisième millénaire av. J.-C., venue s'établir dans ce qui est à présent la région indo-pakistanaise. Ils sont les derniers témoins d’un ensemble socioculturel datant de l’époque védique et apparenté aux premières formes de l’hindouisme ancien.
La vie pour la vaste majorité des Kalash s’articule autour des activités traditionnelles : culture du blé et de légumes ainsi que pastoralisme d’été ; réclusion en hiver quand le niveau de neige atteint plus d’un mètre cinquante dans les vallées. Les maisons de pierres et bois se serrent les unes contre les autres, accrochées aux flancs des collines, comme pour mieux se préserver des agressions extérieures.
De-ci de-là, des tâches de couleurs, celles des femmes à la tenue traditionnelle : robe noire rehaussée de broderies éclatantes au col, aux manches, à la ceinture et en feston final. La coiffe, le shut shut, est entièrement composée de perles et de cauris. Nous ne manquerons pas de les rencontrer dans leurs splendides atours.
Animistes, les Kalash partagent leur territoire avec des fées ou des esprits malveillants, propriétaires capricieux des sources de la prospérité. Ils vénèrent aussi un panthéon de dieux pour lesquels ils dressaient des autels de pierres d'où émergeaient des têtes de chevaux en bois symbolisant les montures divines. Ils érigeaient pour leurs morts glorieux de grandes statues monoxyles, impressionnantes gardiennes des tombes sous le couvert de chêne-houx. Elles sont devenues très rares aujourd’hui, détruites par les iconoclastes ou simplement volées. L’acteur religieux primordial est le chamane qui, en transe, communique avec les forces occultes afin de répondre aux problèmes de la communauté. Ainsi était dictée la coutume, organisée la vision du monde, réparé le désordre collectif et individuel.

Voici des millénaires que les Kalash ont préservé une culture et une religion uniques, pourtant aujourd’hui menacées par le prosélytisme musulman tout comme par le désir « d’être moderne ». Même si la disparition de ces traditions semble inexorable, des individus luttent. Des associations sont nées, locales comme étrangères, pour la protection de l’environnement, la scolarisation, le maintien de la langue… L’une d’elles est le Kalash Dur qui soigne, éduque et qui a édifié un centre culturel où tous se regroupent. Un beau musée y est hébergé.

En début de matinée, nous nous dirigerons vers Krakal, hameau de la vallée de Bamburet, où nous aurons le privilège d’assister à des chants et danses qui sont le pivot de tous les rituels. Un moyen de communiquer aussi avec ce peuple si attachant.

Les anciens, regroupés sur la place du village, remémorent aux Kalash les légendes et histoires de la communauté dont la transmission est orale. Les femmes arborent leurs plus beaux atours alors que les hommes se reconnaissent à leur pakol (béret de l’Hindukush / Karakorum) rehaussé de plumes colorées.

Les cha, drajahilak et dushak sont les classiques de toute célébration, associant chants, danses et jeu de tambours. Quatre ou cinq sages du village forment un cercle et entonnent une mélodie improvisée autour d’un thème prédéfini, telle la beauté du printemps et de ses genévriers en fleurs ou encore les gambades de la chèvre dont le lait nourrit si bien pendant l’hiver!
Autour d’eux, en mélopées lancinantes, les femmes tournent, guidées par le rythme des tambours. Subitement, la cadence s’accélère accompagnée d’une explosion de joie qui parcourt l’assistance, tissant ainsi le lien social. Beau moment de partage pour nous aussi.

Le reste de la journée sera consacré à la découverte des cimetières ancestraux, à des promenades dans divers villages pour admirer l’architecture typique, et à la visite du musée.

Nuit en pays Kalash.
 
 
J 13 - Lundi 19 juillet 2021 Pays Kalash – Chitral ou Ayun (170 km)
Au cours de cette matinée, nous découvrirons les gandao, statues de personnages importants déifiés, ou encore le bashali, maison où les femmes séjournent lorsqu’elles sont considérées comme "impures".

Réempruntant la piste difficile mais superbe de l'aller, nous quitterons progressivement le pays Kalash avant de retrouver les paysages toujours aussi spectaculaires qui mènent à Chitral.

Nuit à Chitral ou Ayun.
 
 
J 14 - Mardi 20 juillet 2021 Chitral ou Ayun – Malakand – Vallée de Swat (350 km)
De bon matin nous nous dirigerons vers le Swat, région appartenant à la province du Khyber Pakhtunkhwa. Serpentant le long de la rivière de Chitral, la route est parsemée de forts, tantôt nichés au fond d’une vallée, tantôt perchés sur une paroi rocheuse. Ils assuraient la défense de ce lieu stratégique qui fut emprunté par les caravaniers persans tout comme par Marco Polo.

Abandonnant les douces courbes du paysage, nous nous hisserons vers le col de Lowari (3 040 m) dont le tunnel récemment inauguré nous épargnera la piste dite « aux 40 épingles » … Y faire passer transports en commun et camions lourdement chargés est un défi de chaque jour, qu’il faut relever pour assurer l'approvisionnement des villages et maintenir le lien entre le Nord du pays et sa capitale.

Chemin faisant, nous passerons ensuite par le Fort de Malakand, le Churchill’s Picket, où résida en 1897 le jeune Winston, alors correspondant de guerre. Pour le Raj, 1 000 fantassins sikhs repoussèrent ici 10 000 Pathans, conduit par le « mollah fou de Malakand » qui leva les tribus contre la domination britannique.

Nuit à Saidu Sharif, dans la vallée de Swat.
 
 
J 15 - Mercredi 21 juillet 2021 Vallée de Swat – Peshawar (245 km)
Le Swat fut l’une des grandes terres du bouddhisme entre le IIIe siècle avant JC et le Ve de notre ère. Cette journée de progression vers le Sud nous permettra d’accéder à des sites majeurs du Gandhara et de sa tradition gréco-bouddhique.

Une première approche sera pour le musée de Saidu Sharif, capitale du Swat. La collection d’art du Gandhara y est des plus belles. Tout près se trouve le stupa de Butkara datant de l’époque d’Ashoka mais remodelé maintes fois. 215 petits stupas votifs l’entourent.

Le long de la grand-route, de part et d’autre de la rivière Swat, s’égrènent statues esseulées, stupas et monastères. Notre premier arrêt sera pour le Bouddha de Ghaligay, haut de 4m, l’une des nombreuses représentations gravées dans la roche de l'ancienne Udayana. Malheureusement il fut défiguré par les talibans. Les stupas de Shingardara et d’Amluk seront notre étape suivante. Ils furent probablement édifiés au IIe siècle après JC sous le règne de Kanishka et le second a accueilli des fidèles jusqu’au Xe siècle. Le majestueux stupa est considéré comme l’un des joyaux de la civilisation du Ghandara.

Notre dernière visite sera pour Balo Kaley Gumbat qui présente une terrasse où jadis se tenaient trois édifices. Demeure le central, un temple, qui surprend par sa toiture à double ressaut, seul exemple connu au Gandhara.

Continuation vers Peshawar, la capitale de la Province de Khyber- Pakhtunkhwa, la terre des Pachtounes. Arrivée tardive.

Nuit à Peshawar.

 
 
J 16 - Jeudi 22 juillet 2021 Peshawar – Taxila – Islamabad (200 km)
Son emplacement stratégique qui commande la Passe de Khyber - unissant l’Asie centrale à la Plaine indo-gangétique – explique l’histoire complexe de Peshawar. Un temps capitale du royaume du Gandhara, le bouddhisme y rayonna, notamment au IIe siècle de notre ère. Puis s’imposèrent sur son territoire les Huns blancs suivis des Hindous Shahis, avant l'arrivée des vagues successives d’envahisseurs musulmans, entre les Xe et XIVe siècles. La ville était un important centre commercial pendant l'ère moghole puis elle fut intégrée à l'empire afghan Durrani en 1747. Le royaume sikh de Ranjit Singh s’en est emparé en 1823, avant les Britanniques en 1846... Le Bala Hissar, est le fort qui traversa toutes ces périodes, chaque fois remodelé. Il domine la ville de son imposante silhouette mais il n’est pas ouvert à la visite, étant propriété de l’armée.

Au programme de nos découvertes : le pont Chuha Gujar, un bel exemple d’infrastructure moghole du XVIIe siècle, élégant et bien préservé le long de ses 100m ; le musée, riche et diversifié, la collection d’art du Gandhara la plus complète au monde ; l’indescriptible Kissa Khawani Bazaar où au temps jadis les ménestrels pachtouns accueillaient de leurs romances les caravanes d'Asie centrale ; la mosquée Mahabat Khan, de l’époque moghole ; le Sethi mohalla, autre quartier emblématique de Peshawar où les commerçants Sethi vivaient au XIXe siècle, étalant leur opulence en d’extraordinaires havelis de bois.

Sur notre chemin de retour vers la capitale, nous compléterons notre visite de Taxila commencée le 3e jour. Notre attention se portera plus particulièrement sur Jaulian, érigé du IIe au Ve siècle, abritant sur sa colline de nombreux stupas votifs et un monastère important, considéré comme l'une des plus vieilles "universités" au monde. Le musée sera notre dernier regard sur la statuaire gréco-bouddhique.

Continuation vers Islamabad.
Nuit à Islamabad.
 
 
J 17 - Vendredi 23 juillet 2021 Islamabad – Paris
Transfert vers l’aéroport pour le vol retour vers Paris.
 


Groupe de 10 à 12 voyageurs
Places disponibles
Forfait entre chambre double Prix prestissimo jusqu'au 7 février 2021 4 780 €
Prix presto jusqu'au 6 mai 2021 4 800 €
Prix à partir du 7 mai 2021 4 850 €
Remise supplémentaire de 3 % soit environ 143 € pour toute inscription avec transport international, entièrement soldée avant le 08/01/2021.
Supplément chambre individuelle Prix jusqu'au 28 mars 2021 775 €
Prix jusqu'au 8 mai 2021 800 €
Prix à partir du 9 mai 2021 825 €
Sans transport international Nous consulter
Visa 71 €


IslamabadHill View Hotel 3*

BeshamPtdc Motel 1*
Hôtel simple, mais le meilleur possible à cette étape

ChilasShangrila 2*
L'hôtel Shangrila est considéré par les voyageurs comme l'un des meilleurs de la ville.

KarimabadHunza Embassy Hotel 3*

ShimshalShimshal Tourist Lodge Tourist lodge
Hébergement simple, mais le meilleur que l'on puisse trouver pour cette étape.

GupisPTDC Motel 2*
Hôtel simple, mais le meilleur possible à cette étape.

MastujPTDC Mastuj 1*
Hôtel simple mais le meilleur possible à cette étape.

KalashKalash Faizi guest house Guest House

ChitralGahirat Castle 3*

SwatSwat Serena 3*

PeshawarPearl Continental 4*

DépartArrivée
Paris Roissy CDG
07/07/2021 - 08h50
Doha Hamad International
07/07/2021 - 16h20
Vol Qatar airways QR 042
Doha Hamad International
07/07/2021 - 20h10
Islamabad Benazir Bhutto
08/07/2021 - 01h45
Vol Qatar airways QR 632
Islamabad Benazir Bhutto
23/07/2021 - 09h15
Doha Hamad International
23/07/2021 - 11h20
Vol Qatar airways QR 615
Doha Hamad International
23/07/2021 - 15h20
Paris Roissy CDG
23/07/2021 - 21h15
Vol Qatar airways QR 037

Prestations incluses
  • Les vols internationaux Paris/Islamabad et retour, avec escale sur lignes régulières
  • Les taxes aériennes
  • L’hébergement en chambre double
  • La pension complète du petit déjeuner du 2e jour au petit déjeuner du 17e jour
  • Les déplacements en autocar ou en minibus selon les conditions du moment
  • Les déplacements en 4x4 pour les excursions dans la vallée du Shimshal, en pays Kalash et éventuellement pour la transversale Gilgit-Chitral, selon les conditions du moment
  • Les visites mentionnées au programme
  • L'accompagnement culturel par un conférencier Clio
Nos prix ne comprennent pas
  • Les pourboires d'usage ( prévoir 5 € par jour et par participant )
  • L'assurance facultative Assistance-Rapatriement : 12 € par personne
  • L'assurance facultative multirisque Assistance-Rapatriement + Annulation-Dommage Bagages
  • Les boissons
  • Les frais de visa
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateaux, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 19/10/2020. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.



  • Ce voyage hors des sentiers battus vous permettra d’aborder le pays dans toute sa richesse et sa diversité. En revanche, il requiert un goût pour « l’aventure » et un certain esprit d’adaptation à des conditions souvent simples, aussi bien pour le logement que les transports.
  • Au Pakistan, il est impératif de respecter les contraintes vestimentaires précisées ci-dessous. Tout manquement pourrait en effet perturber gravement le voyage pour l'ensemble des participants.
  • Les shorts, caleçons, bermudas, pantacourts (même pour les hommes), débardeurs, jupes et robes (même longues) sont à proscrire. Les bras et les jambes doivent être couverts pour les femmes comme pour les hommes. Ces recommandations s'appliquent tout particulièrement au Swat et à Peshawar.
  • Pour les femmes, la tenue idéale est l'ensemble punjabi constitué d’un pantalon ample, d’une tunique longue et floue arrivant aux genoux, associée à un châle ou un foulard. Il est indispensable de se les procurer avant le départ : vous trouverez ce genre de vêtements dans les quartiers indiens des grandes villes ou en achat en ligne sur Internet.
  • Vous devrez vous déchausser pour visiter certains monuments ou entrer dans les maisons. Les tongs ou sandales et éventuellement des chaussures dites « de pont » se révèlent être les plus pratiques. Pour les étapes de montagne, des chaussures de sport fermées sont les plus adaptées.
  • Le voyage se déroule à une altitude moyenne de 2000 mètres avec une nuit passée à 3200 mètres et un passage à 3700 mètres au col de Shandur. Il est donc indispensable d'être en bonne condition physique.
  • Le réseau routier est très irrégulier. Si les pistes sont mauvaises dans les vallées de Shimshal et des Kalash, la Karakorum Highway est par contre excellente dans son ensemble.
  • Les trajets sont effectués en autocar sauf dans la vallée de Shimshal, lors de la transversale Gilgit-Chitral et dans le Pays Kalash où ils seront faits en 4x4. Si toutefois les conditions de circulation et l'état des routes de montagne l'exigeaient, nous nous adapterions à ces nouvelles conditions pour la bonne réalisation du circuit.
  • Les étapes et les visites ont été choisies pour vous assurer un maximum de sécurité.
  • Les hôtels sont de bon confort à Islamabad, Karimabad, Ayun/Chitral, au Swat et à Peshawar sans être luxueux. Aux autres étapes les hôtels sont simples car ils sont les seuls disponibles. A Shimshal, Mastuj et Bamburet les chambres individuelles ne sont pas garanties et pourront être regroupées en chambres à partager (lits séparés).
  • L'accès à internet et à la wifi est aléatoire en dehors des grandes villes.
  • Pour la nuit passée à Shimshal et pour la nuit passée en pays Kalash, il faudra vous munir d'un bagage à main souple et sans roulettes pour transporter vos affaires de la journée et de la nuit.
  • Les dîners auront lieu à l'hôtel. Les déjeuners seront pris dans des restaurants locaux (les seuls disponibles aux étapes) différents des normes occidentales. La nourriture est bonne mais peu variée. A certaines étapes, les déjeuners pourront être pris sous forme de paniers-repas.
  • Les cartes bancaires ne sont pas toujours acceptées et il est préférable de ne pas retirer de l’argent aux distributeurs des grandes villes. Nous vous conseillons donc de vous munir d'argent liquide avant le départ.
 
  • Passeport valide encore au moins 6 mois après la date du retour de votre voyage comprenant encore au moins deux pages face à face vierges pour l' apposition du visa et à nous faire parvenir ou déposer au plus tard 40 jours avant le départ
  • Un visa pour le Pakistan


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