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Le Nord du Pakistan : les vallées du Karakorum et de l'Hindu Kush
A l'occasion du Festival de printemps des Kalash
Du 3 au 18 mai 2019 avec Anne-Marie Wirja
PAK 33 - 16 jours - Voyageurs avertis
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Les points forts
  • La jonction de l’Himalaya, du Karakorum et de l’Hindu Kush
  • Les gorges profondes et les hauts-plateaux de la vallée de l’Indus
  • La vallée de Shimshal, le village le plus isolé du Pakistan
  • Les peuples du Nord-Pakistan : Hunzakut, Pachtoun et Kalash
  • L’éblouissant Festival de Printemps des Kalash
  • Taxila, l’ancienne capitale du Gandhara gréco-bouddhique
Les grandioses paysages de montagnes et de glaciers du Nord-Pakistan sont sans doute les plus beaux du monde himalayen. Pourtant, rares sont les voyageurs ayant eu l'occasion de les admirer. Pour les découvrir, nous vous proposons ce voyage exceptionnel qui emprunte la célèbre Karakorum Highway dont le tracé suit la longue route des marchands qui autrefois reliait le Cathay à l'Occident. Des forêts d'allure vosgienne aux cols désolés, nous longerons des grottes encaissées au cœur d'étendues désertiques dévoilant des envolées de cimes qui soulignent l'horizon de leurs masses enneigées. Aux opulentes oasis et à leurs torrents bondissants, répondent les eaux cristallines des lacs reflétant les sommets du toit du monde. Dans ces paysages démesurés, des ethnies vivent dans d'étonnants villages, accrochés à flanc de paroi ou plaisamment disséminés dans les vallées. Nous rencontrerons des Hunzakut chiites, des Pachtoun sunnites et des Kalash demeurés partiellement animistes. Les Kalash sont les plus célèbres de ces habitants, ultimes témoins de cette route des caravanes. Nous assisterons à leur Festival de printemps, le Joshi, célébration du renouveau de la nature, des semailles et des premières transhumances.

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Anne-Marie Wirja
Diplômée de l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO)




 
J 1 - Vendredi 3 mai 2019 Paris - Islamabad
Vol de nuit pour Islamabad
 
 
J 2 - Samedi 4 mai 2019 Islamabad
Arrivée à Islamabad, accueil et transfert à l'hôtel pour un court repos.
Islamabad, la capitale fédérale du Pakistan, est sortie de terre il y a une cinquantaine d’années, en remplacement de Karachi qui demeure la mégapole économique. Elle donne une impression de modernité et jouit de nombreux espaces verts. Centre politique, Islamabad est la ville des ambassades tout comme des institutions nationales et internationales. Et l’on ne saurait manquer celle qui fait la fierté du pays, la très moderne Mosquée Faisal, financée par L’Arabie saoudite et la quatrième au monde en dimension.
Nous terminerons cette promenade par le Raja Bazaar de Rawalpindi, cité jumelle d’Islamabad, aux petites boutiques traditionnelles.

Dîner et nuit à Islamabad.

 
 
J 3 - Dimanche 5 mai 2019 Islamabad - Besham (270 km)
Nous emprunterons la mythique Karakorum Highway reliant la Chine au Pakistan, la KKH pour les intimes, achevée en 1978 après 20 ans d’efforts conjugués entre les armées des deux pays.
Les paysages dévoilent d’abord leurs paisibles forêts de pins, cultures céréalières et vergers avant que la route ne se fasse plus intrépide, plongeant vers l’Indus pour mieux le franchir au village de Thakot et s’accrocher de nouveau, souveraine, à son nid d’aigle. Le Grand Fleuve est sauvage, à l’image de son décor minéral.

Nuit à Besham.
 
 
J 4 - Lundi 6 mai 2019 Besham - Chilas (200km)
Direction Chilas par cette KKH devenue nôtre, le long de l’Indus. Des siècles durant, ce couloir était un incontournable de la Route de la Soie, emprunté par les commerçants bouddhistes.
Suivant d’abord les gorges de l’Indus, encaissées et dominées par des sommets de 5 000m, nous poursuivrons ensuite le long de son lit apaisé et élargi, où de nombreuses oasis des Hauts Plateaux désertiques colorent les paysages en autant de points d’un vert intense. Un grand nombre de sites rupestres demeure, vibrants témoignages qui attestent aussi, par la variété de leurs thèmes, d’un peuplement plus ancien. Nous les découvrirons à Shatial et Chilas.

Nuit à Chilas.
 
 
J 5 - Mardi 7 mai 2019 Chilas – Karimabad (230 km)
Au-delà de Chilas, les paysages sont à couper le souffle et Thalichi offre un point de vue extraordinaire sur le Nanga Parbat (8 125 m), le deuxième sommet du Pakistan après le K2, connu sous le nom de la "montagne tueuse". Plus loin se profile le Rakaposhi (7 788 m) et le pic Haramosh (7 397m). En continuant vers le nord, nous longerons la rivière Gilgit vers laquelle convergent les trois plus hautes chaînes du monde que sont le Karakorum, l'Himalaya et l'Hindu Kush.
Viendra le temps pour une promenade au bazar de Gilgit, une ville en plein essor, désordonnée et bruyante, carrefour stratégique vers la Chine, lieu de rassemblement des marchands, trekkeurs et voyageurs.

La station suivante sera marquée par notre entrée dans l’originale vallée de Hunza que le Rakaposhi domine de sa magnificence. John H. Tobe nous le présente ainsi : « se détachant sur un fond de ciel bleu, elle semblait un bijou précieux dans un écrin magnifique. J’ai alors compris pourquoi les humains qui ont eu le privilège de la voir la considèrent comme la plus belle des montagnes du monde, la plus majestueuse, la plus éblouissante dans sa blancheur éclatante : je ne connais aucune autre montagne qui puisse rivaliser avec elle ».
Karimabad, charmante petite bourgade de Hunza, que l’on nommait Baltit lorsqu’elle était capitale du royaume, offre une vue magnifique sur les pics et sur la vallée, royaume des arbres fruitiers et fleurs sauvages.

Nuit à Karimabad.
 
 
J 6 - Mercredi 8 mai 2019 : Karimabad – Duiker – Karimabad (50km)
Nous voici au cœur du pays Hunza. L’éclat de ses paysages est source d’émerveillement, tout comme ses habitants : grands et beaux, les Hunzakut ont la peau claire et descendraient de trois soldats d’Alexandre le Grand et de femmes perses. Musulmans de la secte d’Ismaël, ils observent un islam qui leur vaut bien des persécutions de la majorité sunnite. Ils sont menuisiers, forgerons, cordonniers ou timides éleveurs, mais surtout cultivateurs ou plutôt jardiniers experts, et c’est l’abricot, véritable base alimentaire, qui symbolise ces terres que les premiers explorateurs identifièrent à un Shangri-La, authentique paradis où tout un peuple incarne le rapport idéal de l’être humain avec la nature. En outre les Hunzakut jouissent d’une grande longévité que la science ne sait expliquer : eau des glaciers ? Alimentation frugale ? Labeur quotidien soigneusement rythmé ? Les hypothèses sont nombreuses pour s’étonner des aptitudes de cette population attachante que l’Agha Khan a dotée d’un système scolaire efficace.

Comme bien d’autres régions, la vallée de Hunza eut ses heures royales, jusqu’à ce que tous les souverains soient déposés par le Pakistan indépendant. De ces temps anciens demeurent plusieurs forts. Nous visiterons le fort de Baltit, restauré par la Fondation Agha Khan. Datant principalement du 18e siècle, cette forteresse commande la Vallée de Hunza, du haut de ses 2 800m, en un bel appareillage militaire. L’intérieur offre le charme d’une demeure princière de montagne : charpentes majestueuses et murs de terre séchée, pour mieux résister aux tremblements de terre.

Nous poursuivrons par le bazar de Karimabad où se marchandent les célèbres broderies de la Vallée et bien d’autres artisanats.
A Duiker (Nid d’aigle), un village d'été s’est perché au-dessus d'Altit, habité seulement d'avril à octobre. Du sommet de la colline, la vue est toujours aussi impressionnante, s’étirant de la basse Vallée de Hunza, vers la vallée de Nagar, le Rakaposhi, le Glacier Hoper, Ultar II et Bubliting.

Retour en direction de Karimabad et, chemin faisant, arrêt au Fort Altit, qui serait antérieur d’un siècle à son confrère Baltit. Il renferme un dédale de pièces réparties sur trois niveaux, allant des cellules et cachots aux appartements royaux dont les poutres sont décorées de symboles porte-bonheur.

Nuit à Karimabad.
 
 
J 7 - Jeudi 9 mai 2019 Karimabad – Attabad - Gulmit (La Haute Vallée de Hunza) – Passu – Vallée de Shimshal (120km)
Sur la route de Gulmit, la nature a prouvé qu’elle est indomptable. Le 4 janvier 2010, un pan entier de la montagne s’est écroulé, barrant accidentellement la rivière Hunza. Le lac d’Attabad vit le jour, long aujourd’hui de 18 km et pouvant atteindre 100 m de profondeur ! Des villages entiers ont été noyés ainsi que le tronçon voisin de la Karakorum Highway. Pendant 5 ans, des bateaux de fortune permirent de rejoindre Gulmit, sur l’autre berge, dans un environnement lunaire, alors que les eaux bleues du lac laissaient deviner la vie engloutie. Les Chinois ont fini de percer la montagne en 2015 pour rétablir la route et le commerce entre les deux pays.
Gulmit est la capitale du Gojal ou Haute Hunza. Les gens d'ici, réputés pour leur hospitalité, parlent le persan wakhi, sont ismaéliens comme leurs voisins de la Basse Hunza et se réclament descendants des nomades tadjiks d'Afghanistan. La ville s’articule autour de son terrain de polo et ses vieilles maisons. La plus célèbre est la “old Hunza House", ancienne résidence d'été des Mirs, transformée en lieu de formation au tissage de tapis.
Sur les hauteurs de la bourgade, le Fort Andra défendait la vallée dans les temps anciens ; aujourd’hui on y admire avant tout les vues sur la vallée et les hauteurs environnantes.

Au Nord-est de Pasu, en parallèle à la frontière chinoise, un torrent a percé son chemin vers un bout du monde, la Vallée de Shimshal. Le monarque de Hunza y bannissait ses sujets déloyaux, tant il était certain qu’ils ne pourraient s’en échapper. En septembre 2003, les villageois ont inauguré leur piste et quelque 3h de cheminement vertigineux suffisent dorénavant à s'affranchir de la gorge minérale et à découvrir, installée sur un replat miraculeux, la longue cuvette alluvionnaire de Shimshal, entièrement cultivée et d’une beauté indicible.

Nuit à Shimsal.
 
 
J 8 - Vendredi 10 mai 2019 Shimshal - Pasu et environs - Karimabad ( 140km)
Retour tout aussi spectaculaire vers Pasu, vallée et havre de paix surplombés par de magnifiques montagnes ocre et marron s'élevant à la verticale. On les nomme les « Cônes de Pasu » ou encore les « Pics cathédrales » et plus joliment les « Montagnes regorgeant de soleil ».

Un incontournable est le Glacier de Pasu, aux séracs dressés comme une mer en furie pétrifiée, dominée par les pics vertigineux de Shispare (7 611 m) et Pasu (7 478 m). Tout près, le pont suspendu de Pasu, dodelinant sur ses 250 mètres de long et toujours utilisé par les populations locales.
Retour vers Karimabad, une occasion d’admirer de nouveau “d’en-haut” le Lac Attabad.

Nuit à Karimabad.
 
 
J 9 - Samedi 11 mai 2019 Karimabad – Gilgit - Kargah - Gupis (270 km)
Nous retournerons sur nos pas, momentanément sur la KKH, ancienne route de la Soie reliant aujourd’hui Islamabad à Kashgar. Elle nous dévoilera les plus beaux tableaux du Karakorum, hérissé de ses sommets dépassant 7. 000 m.
De villages en moraines, de lacs en torrents, nous arriverons à Gilgit et nous rendrons à Kargah, qui fut un lieu de halte privilégié des moines bouddhistes en route vers Taxila. Au 7e siècle de notre ère, ils gravèrent un immense Bouddha dans le flanc de la montagne : le Maître dans la roche.

Après le déjeuner, direction Gupis. Les pics de l’Hindu Kush et de Chitral nous dominent avant que nous ne nous faufilions dans la vallée de Ghizer. Tous ces vals sont de larges cuvettes environnées de déserts d'altitude. L’eau issue de la fonte des neiges et amenée par des canaux d'irrigation transforme les flancs des montagnes en terres agricoles et en vergers. Ces oasis de verdure, cultivées en terrasses, contrastent ainsi avec les camaïeux gris et brun du vaste paysage alentour.

Nous passerons la nuit près du lac, étendue de jade tranquille, dont la sérénité et la beauté seront les bienvenues.

Nuit à Gupis.

 
 
J 10 - Dimanche 12 mai 2019 Gupis - Phander – Shandur - Mastuj ( 210km)
Vers Mastuj, sur cette route convulsée, le plus étonnant est de croiser les célèbres camions et bus pakistanais, toujours aussi bariolés et enjolivés, dont les chauffeurs possèdent la virtuosité de funambules pour évoluer à la verticale d’à-pics saisissants. Il nous faudra franchir le col de Shandur (3 730m) qui débouche sur un large plateau et un lac endormi. C'est là, sur les prairies d’altitude, que se déroulent en juillet les plus célèbres matchs de polo entre les équipes de Chitral et de Gilgit.

Nuit à Mastuj.


 
 
J 11 - Lundi 13 mai 2019 Mastuj – Chitral – Ayun Fort (130km)

Quittant le petit village de Mastuj, nous sillonnerons un paysage dégageant grandeur et sérénité : le Tirich Mir, le plus haut sommet de l’Hindu Kush, surveille les lieux de ses quelque 7 700 m, rivalisant avec le massif Buni Zom de la chaîne Hinduraj. Le fleuve Mastuj parcourt joyeusement son lit, arrosant des champs de blé ou de maïs bordés de vergers où s’épanouissent abricots et mûriers.

L’étape suivante sera Chitral, enchâssée entre deux hauts cols et souvent coupée du monde durant les mois d’hiver. Pourtant, pendant des siècles cette route a été empruntée pour tous les échanges commerciaux entre Gilgit et Chitral. De ce fait, le principal marché du district se tient ici, et nous découvrirons son animation. Dans ce lieu de rencontre, des affaires plus ou moins légales se traitent, allant du commerce des pierres précieuses aux tapis afghans, en passant par le haschisch, les armes et le sel. Nous irons aussi admirer la Mosquée Shahi, alors que perce dans le lointain le Tirich Mir.

Continuation vers Ayun. Nuit à Ayun.
 
 
J 12 - Mardi 14 mai 2019 Ayun – Bamboret – Rambur : Chez les Kalash
Départ très matinal pour deux heures de piste difficile scellant notre entrée en pays Kalash, constitué par trois vallées, celles de Birir, Rumbur et Bamboret qui est la plus étendue.

« Kafiristan », c’est ainsi que l’on désigne communément le territoire des Kalash. « Kafir » signifie en arabe « les mécréants », ceux qui refusent d’obéir aux préceptes de l’islam, tels les quelques 4 000 Kalash. Les Kafirs rouges, comme on les appelait à l’époque, furent convertis par les Afghans à la fin du 19e siècle. Aujourd'hui subsistent les Kalash du Pakistan, les seuls à avoir gardé partiellement leur propre religion polythéiste, leurs coutumes, leurs fêtes et leurs sacrifices d'animaux.
De leur teint clair et prunelles souvent bleues, la légende raconte qu’ils seraient eux aussi descendants des troupes d’Alexandre Le Grand. Depuis longtemps, les chercheurs ont déterminé que les Kalash sont les enfants de la grande migration aryenne, au troisième millénaire av. JC, venue s'établir dans ce qui est à présent la région indo-pakistanaise. Ils sont les derniers témoins d’un ensemble socioculturel datant de l’époque védique et apparenté aux premières formes de l’hindouisme ancien.
La vie pour la vaste majorité des Kalash s’articule autour des activités traditionnelles : culture du blé et de légumes ainsi que pastoralisme d’été ; réclusion en hiver quand le niveau de neige atteint plus d’un mètre cinquante dans les vallées. Les maisons de pierres et bois se serrent les unes contre les autres, accrochées aux flancs des collines, comme pour mieux se préserver des agressions extérieures.
De-ci de-là, des tâches de couleurs, celles des femmes à la tenue traditionnelle : robe noire rehaussée de broderies éclatantes au col, aux manches, à la ceinture et en feston final. La coiffe, le shut shut, est entièrement composée de perles et de cauris. Nous ne manquerons pas de les rencontrer dans leurs splendides atours.
Animistes, les Kalash partagent leur territoire avec des fées ou des esprits malveillants, propriétaires capricieux des sources de la prospérité. Ils vénèrent aussi un panthéon de dieux pour lesquels ils dressaient des autels de pierres d'où émergeaient des têtes de chevaux en bois symbolisant les montures divines. Ils érigeaient pour leurs morts glorieux de grandes statues monoxyles, impressionnantes gardiennes des tombes sous le couvert de chêne-houx. Elles sont devenues très rares aujourd’hui, détruites par les iconoclastes ou simplement volées. L’acteur religieux primordial est le chamane qui, en transe, communique avec les forces occultes afin de répondre aux problèmes de la communauté. Ainsi était dictée la coutume, organisée la vision du monde, réparé le désordre collectif et individuel.
Voici des millénaires que les Kalash ont préservé une culture et une religion uniques, pourtant aujourd’hui menacées par le prosélytisme musulman tout comme par le désir « d’être moderne ». Même si la disparition de ces traditions semble inexorable, des individus luttent. Des associations sont nées, locales comme étrangères, pour la protection de l’environnement, la scolarisation, le maintien de la langue… L’une d’elles est le Kalash Dur qui soigne, éduque et qui a édifié un centre culturel où tous se regroupent. Un beau musée y est hébergé.

Nuit à Rambur.
 
 
J 13 - Mercredi 15 mai 2019 Le festival de printemps des Kalash, le Joshi / Chilim jusht – Retour sur Ayun (40 km)
Les festivals sont les temps forts de la vie culturelle et religieuse Kalash, une occasion de resserrer les liens communautaires. Au nombre de quatre, ils correspondent chacun à un changement de saison et de cycle agraire. Le Joshi, festival de printemps, célèbre le renouveau de la nature, les semailles et les premières transhumances. Il permet de faire fructifier les récoltes pour l’année débutante et de ne pas manquer de lait de chèvre pour les mois à venir.
Le rituel dure 4 jours et le premier consiste en la distribution de fruits secs, là aussi afin d’encourager des moissons abondantes pour le reste de l’année. Des noix sont d’abord offertes aux dieux puis des raisins secs, abricots secs et mûres séchées sont distribués à tous, membres de la communauté comme étrangers. Les Kalash vont aussi sacrifier des animaux et boire du lait de brebis en abondance, danser, chanter en s’accompagnant des bruits sourds de tambours, jour et nuit. Les anciens vont conter les histoires des ancêtres, les histoires de leur culture qu’ils transmettent ainsi oralement depuis des siècles… alors que l’alcool de raisin coule à flot… et que les danses tantôt sensuelles, tantôt rythmées, sont l’occasion pour les garçons de courtiser les filles.

En fin de journée, retour à Ayun. Nuit à Ayun.
 
 
J 14 - Jeudi 16 mai 2019 Ayun – Malakand – Vallée de Swat (260 km)
De bon matin nous quitterons Ayun en direction du Swat, ces deux régions appartenant à la province du Khyber Pakhtunkhwa. Serpentant le long de la rivière de Chitral, la route est parsemée de forts, tantôt nichés au fond d’une vallée, tantôt perchés sur une paroi rocheuse. Ils assuraient la défense de ce lieu stratégique qui fut emprunté par les caravaniers persans tout comme Marco Polo.

Abandonnant les douces courbes du paysage, nous nous hisserons vers le col de Lowari (3 040m) dont le tunnel récemment inauguré nous épargnera la piste dite « aux 40 épingles » … Y faire passer transports en commun et camions lourdement chargés est un défi de chaque jour, qu’il faut relever pour assurer l'approvisionnement des villages et maintenir le lien entre le Nord du pays et sa capitale, tout simplement.

Chemin faisant, nous passerons ensuite par le Fort de Malakand, le Churchill’s Picket, où résida en 1897 le jeune Winston, alors correspondant de guerre. Pour le Raj, 1 000 fantassins sikhs repoussèrent ici 10 000 Pathans, conduit par le « mollah fou de Malakand » qui leva les tribus contre la domination britannique.

Nuit à Saidu Sharif, dans la vallée de Swat.
 
 
J 15 - Vendredi 17 mai 2019 Vallée de Swat – Taxila – Islamabad (245 km)
Sur notre chemin de retour vers la capitale, un arrêt s’impose à Taxila, celle qui fut la capitale de la civilisation gréco-bouddhique du Gandhara. Trois cités successives y furent bâties, Bir-Mound, Sirkap et Sirsukh, témoignant de la position-clé acquise par Taxila de la période achéménide à celle des grands Kushans. Nous visiterons le musée puis le site archéologique de Dharmarajika, qui fait partie des huit sanctuaires bâtis au IIIe siècle avant notre ère par l’empereur Maurya Ashoka. Nous poursuivrons notre découverte par la visite de la cité grecque de Sirkap, fondée au milieu du IIe siècle avant notre ère où maisons privées, stupas et temples sont disposés selon un plan quadrillé hellénique caractéristique. Un peu plus loin, Jaulian, érigé au IIe siècle de notre ère, abrite sur sa colline de nombreux stupas votifs et un monastère important, considéré comme l’une des plus vieilles « universités » du monde. 

Continuation vers Islamabad. Nuit à Islamabad.
 
 
J 16 - Samedi 18 mai 2019 Islamabad - Paris
Transfert vers l’aéroport pour le vol retour vers Paris.
 


Groupe de 10 à 12 voyageurs
Complet
Forfait en chambre double
Prix presto jusqu'au 28 février 2019
Prix à partir du 01/03/2019
4 870 €
4 895 €
Remise supplémentaire de 2 % soit environ 97 € pour toute inscription avec transport international, entièrement soldée avant le 03/01/2019.
Supplément chambre individuelle
Prix presto jusqu'au 28 février 2019
Prix à partir du 01/03/2019
790 €
825 €
Remise supplémentaire de 2 % soit environ 113 € pour toute inscription avec transport international, entièrement soldée avant le 03/01/2019.
Sans transport international
Prix presto jusqu'au 28 février 2019
Prix à partir du 01/03/2019
-590 €
-450 €
Visa   71 €


IslamabadHill View Hotel 3*

BeshamPtdc Motel 2*
Hôtel simple, mais le meilleur possible à cette étape

ChilasShangrila 1*
L'hôtel Shangrila est considéré par les voyageurs comme l'un des meilleurs de la ville.

HunzaSerena Hotel Hunza 3*

ShimshalShimshal Tourist Lodge Tourist lodge
Hébergement simple, mais le meilleur que l'on puisse trouver pour cette étape.

GupisPTDC Motel 2*
Hôtel simple, mais le meilleur possible à cette étape.

MastujPTDC Mastuj 2*
Hôtel simple mais le meilleur possible à cette étape.

AyunAyun Fort Inn 3*

KalashAlexander Post Hotel 1*
Hébergement simple mais le meilleur possible à cette étape.

SwatSwat Serena 3*

DépartArrivée
Paris Roissy CDG
03/05/2019 - 08h55
Doha Hamad International
03/05/2019 - 16h20
Vol Qatar airways QR 042
Doha Hamad International
03/05/2019 - 20h20
Islamabad Benazir Bhutto
04/05/2019 - 01h45
Vol Qatar airways QR 632
Islamabad Benazir Bhutto
18/05/2019 - 09h15
Doha Hamad International
18/05/2019 - 10h55
Vol Qatar airways QR 615
Doha Hamad International
18/05/2019 - 15h20
Paris Roissy CDG
18/05/2019 - 21h15
Vol Qatar airways QR 037

Prestations incluses
  • Les vols internationaux Paris/Islamabad et Islamabad/Paris, avec ou sans escale sur lignes régulières
  • Les taxes aériennes
  • L’hébergement en chambre double
  • La pension complète du petit déjeuner du 2e jour au petit déjeuner du 16e jour
  • Les déplacements en autocar ou en minibus selon les conditions du moment
  • Les déplacements an 4x4 pour les excursions dans la vallée du Shimshal et en Pays Kalash
  • Les visites mentionnées au programme
  • L'accompagnement culturel par un conférencier Clio
Nos prix ne comprennent pas
  • Les pourboires d'usage (prévoir 5 € par jour et par participant)
  • L'assurance facultative Assistance-Rapatriement : 12 € par personne
  • L'assurance facultative multirisque Assistance-Rapatriement + Annulation-Dommage Bagages
  • Les boissons
  • Les frais de visa
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateaux, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 21/11/2018. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.



  • Au Pakistan, il est impératif de respecter les contraintes vestimentaires précisées ci-dessous. Tout manquement pourrait en effet perturber gravement le voyage pour l'ensemble des participants.
  • Les shorts, caleçons, bermudas, pantacourts (même pour les hommes), débardeurs, jupes et robes (même longues) sont à proscrire. Les bras et les jambes doivent être couverts pour les femmes comme pour les hommes.
  • Pour les femmes, la tenue idéale est l'ensemble punjabi constitué d’un pantalon ample, d’une tunique longue et floue arrivant aux genoux, associée à un châle ou un foulard. Il est indispensable de se les procurer avant le départ : vous trouverez ce genre de vêtements dans les quartiers indiens des grandes villes ou en achat en ligne sur Internet.
  • Vous devrez vous déchausser pour visiter certains monuments ou entrer dans les maisons. Les tongs ou sandales et éventuellement des chaussures dites « de pont » se révèlent être les plus pratiques. Pour les étapes de montagne, des chaussures de sport fermées sont indispensables.
  • Le voyage se déroule à une altitude moyenne de 2000 mètres avec un nuit passée à 3200 mètres et un passage à 3700 mètres au col de Shandur. Il est donc indispensable d'être en bonne condition physique. Le réseau routier est très irrégulier. Si les pistes sont mauvaises dans les vallées de Shimshal et de Kalash, la Karakorum Highway est par contre excellente dans son ensemble.
  • Les trajets sont effectués en autocar à l'exception des excursions dans la vallée du Shimshal et dans le Pays Kalash pour assister au festival qui seront faites en 4x4. Si toutefois les conditions de circulation et l'état des routes de montagne l'exigeaient, certains autres trajets pourraient être faits en 4x4 ou en minibus, en particulier entre Karimabad et Fort Ayun.
  • Les étapes et les visites ont été choisies pour vous assurer un maximum de sécurité.
  • Les hôtels sont de bon confort à Islamabad, Karimabad, Ayun et au Swat sans être luxueux. Aux autres étapes les hôtels sont simples car ils sont les seuls disponibles. L'accès à internet et à la wifi est aléatoire en dehors des grandes villes. Pour la nuit passée à Shimshal et pour la nuit passée en pays Kalash, il faudra vous munir d'une bagage à main souple et sans roulettes pour transporter vos affaires de la journée et de la nuit.
  • Les dîners auront lieu à l'hôtel. Les déjeuners seront pris dans des restaurants locaux (les seuls disponibles aux étapes) différents des normes occidentales. La nourriture est bonne mais peu variée. A certaines étapes, les déjeuners pourront être pris sous forme de paniers-repas.
  • L'usage des cartes de crédit est uniquement limité à certains hôtels et à certaines boutiques. Vous pourrez cependant retirer de l’argent aux distributeurs des grandes villes. Il est donc vivement conseillé d’avoir des liquidités avec soi.
 
  • Passeport valide encore au moins 6 mois après la date du retour de votre voyage comprenant encore au moins deux pages face à face vierges pour l' apposition du visa et à nous faire parvenir ou déposer au plus tard 40 jours avant le départ
  • Un visa pour le Pakistan


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